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Mercredi 27 mai 2009

J'ai supprimé la video sur Yeshoua car apparemment, il y avait un problème. Je vais essayer de trouver l'erreur. Là, je poste ma dernière video sur la nouvelle série Novus Ordo Seclorum. Pour ceux qui veulent voir la première partie sur You Tube, elle est ICI...  




Novus Ordo Seclorum 2

A qui profitent les BIENS COMMUNS DE L'HUMANITE ?




Grand Ecran sur You Tube

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

Par Adriana Evangelizt - Publié dans : Décryptage cosmogonique de l'Apocalypse
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Mercredi 27 mai 2009

Je poursuis donc dans cette video ce que j'ai commencé à expliquer dans celle-ci. Il s'agit bien de dissocier : écouter son Ego ou vivre par rapport à lui, en tuant la Voix de sa Conscience -donc le Divin qui est en nous- ou vivre par rapport à notre Conscience, notre Esprit, notre Intelligence et vivre en accord avec le Divin intérieur. Il faut choisir entre "Dieu" ou "Mamon". Entre son Âme et le Matériel. Et pour faire ce choix, il ne faut pas écouter les mauvais conseilleurs et instructeurs qui vont forcément à l'encontre de notre bien. Personne n'a à nous dicter notre conduite et encore moins à tuer la Voix de notre Conscience pour nous forcer à épouser leurs idées et leurs causes. L'individu qui n'est pas capable de cela se condamne à être exclu de la Nouvelle Humanité dans un monde futur. Il se condamne à la régression. Tous les prophètes, y compris Yeshoua en dernier, n'ont jamais prêché autre chose. Vivre conformément à la Loi Originelle avant qu'elle ne soit faussée par les mauvais pasteurs est la condition sine qua none pour faire parti des "Elus". Cela demande beaucoup de courage, ici et maintenant, quitte à nous fâcher avec notre famille, notre entourage. La Voie de la Vérité est une Voie sans concession. De l'élévation de notre Conscience dépendra notre sort demain. C'est-à-dire dans le monde futur qui se construira dans des milliers d'années. Car il faut bien savoir qu'après le Grand Cataclysme, notre Terre aura besoin de se purifier. Ne serait-ce que du nucléaire. Il y a fort à parier que les survivants seront contaminés et que leurs progénitures risquent fort ressembler à des monstres. Personne ne pense à cela. "Vous serez jugés à vos oeuvres". Quelles sont les oeuvres de ceux qui dirigent notre monde ? Sarkozy, l'inconscient, s'est fait le parangon du nucléaire ! Rien qu'en France, 58 réacteurs nucléaires pour 19 centrales. Voir la carte des centrales ICI. On a vu que lors des derniers séismes, il y a eu des "fuites" dans certaines centrales. Y compris en Belgique et en Chine. Et que dire des incidents nucléaires partout dans le monde ? Rien qu'en France, 900 incidents. Autre question, après la Catastrophe,que vont devenir nos déchets nucléaires enfouis ? Et surtout qui s'en souviendra dans la nouvelle configuration terrestre ? Personne. Je ne parle pas du nucléaire dans cette video, j'en parle dans d'autres. Mais il est nécessaire d'aborder cette question puisque nous nous "régénérons" comme tout se régénère sur terre. Et là qui va se régénérer dans ces monstres, si ce n'est ceux qui sont voués à s'éteindre. Rien n'est laissé au hasard.




Video : Yeshoua, le Libérateur 6

L'Eveilleur de Conscience 2



Grand Ecran

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana Evangelizt - Publié dans : Décryptage cosmogonique de l'Apocalypse
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Mercredi 27 mai 2009


Attention, je vais vous entraîner très très loin... Que celui qui a des oreilles entende !

Il est question ici de la CONSCIENCE que Yeshoua nomme LE FILS DE L'HOMME. Je sais, ceci va faire beaucoup de peine à tous les croyants qui imaginaient quelque chose de plus merveilleux. ou de plus miraculeux. Mais le miracle existe. On peut même dire que c'est UN GRAND MIRACLE pour celui qui a compris comment NOUS FONCTIONNONS. La Mission de Yeshoua était donc d'ELEVER LA CONSCIENCE, de donner la clef pour en ouvrir la porte. Il parlait pour cela avec les mots de son époque comme l'avaient fait d'autres avant lui. Et comment appeler quelque chose dont on vient de découvrir l'étrange présence. Abraham et Moïse, si l'on suit la Tradition, lui ont donné le nom de DIEU. Les scribes religieux et leurs Maîtres à penser non moins religieux en ont fait ensuite ce qu'ils en ont voulu. Noyant la réalité au milieu de symboles et de mythes pour maintenir les "croyants" dans un aveuglement complet. Yeshoua avait bien compris que quelque chose était faussé et que LA VRAIE LOI, la LOI ORIGINELLE avait été kidnappée. C'est une des raisons pour laquelle l'élite sacerdotale en place tenait tellement à le faire taire. Car il est bien évident que si vous découvrez que DIEU EST EN VOUS ou la CONSCIENCE, vous n'avez plus besoin ni de prêtres, ni de temple puisque votre corps est le TEMPLE de la DIVINITE QUI VIT EN VOUS.


 

Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu,
et que l'
esprit de Dieu habite en vous?


1Corinthiens 3:16



Et quel meilleur guide que CELUI qui est en vous et vous connaît mieux que personne. Mais encore faut-il LE trouver. Yeshoua nous invitait donc à cette RECHERCHE et Il savait qu'il ne serait compris que des générations futures. Lorsque vous lisez attentivement , ou entre les lignes, l'Ancien et le Nouveau Testament, vous voyez que ceux qui se conduisent mal ou qui ont une conduite indigne sont voués à être punis dans un temps futur voire à disparaître. Ces êtres-là sont nommés les fils de l'iniquité, de la perdition ou de la rébellion.


On ne tirera de toi ni pierres angulaires, ni pierres pour fondements;

Car tu seras à jamais une ruine, dit l'Eternel...

Jérémie 51:26

 


Il y a mille exemples de ce type dans ce que sont censés dire Moïse, les Prophètes, les Psaumes, Proverbes, l'Ecclésiaste, le Livre de la Sagesse, Yeshoua aussi. Il ne faut pas croire que ce sont des mots prononcés à la légère.


Et leur amour, et leur haine, et leur envie, ont déjà péri;

et ils n'auront plus jamais aucune part à tout ce qui se fait sous le soleil.

Ecclésiaste 9/6


Depuis "qu'il m'a été demandé" de décrypter la Torah ou le Nouveau Testament, je découvre des choses étonnantes. Certains penseront que je travaille du chapeau. C'est vrai. Je ne fais que ça. A tel point que les choses de ce monde finalement m'indiffèrent totalement et de plus en plus car pourquoi nous battons-nous si nous n'avons pas compris l'Essentiel ? Or l'Essentiel, qu'est-il ? Il est fort simple. Soit vous réformez votre Conscience dès maintenant, avant la fin de l'ère des Poissons, soit vous serez condamnés à vous éteindre comme ce sont éteints tous les Homidés qui ont précédé Homo Sapiens. C'est une chose qu'il m'a semblé comprendre en lisant nos Ancêtres qui exprimaient cette idée à leur façon et avec les mots de leur temps. Et là, je ferai une petite parenthèse pour dire que je me mets à dos non seulement les religieux de toutes confessions mais également ceux que l'on appelle les "gnostiques" et  Initiés ou qui se croient tels. En remettant en cause leur théorie soit-disant ancestrale, et en leur disant qu'ils n'ont "rien compris au film", je suis accusée d'inventer ou d'extrapoler et de dévier du chemin tracé par les pseudos-Connaissants. Mais je ne fais que lire les textes en leur ôtant le voile -comme il est recommandé- pour trouver l'ESPRIT de la Lettre... et la signification exacte des "idées" émises par nos ancêtres qui nous invitaient à CHERCHER L'ETERNEL ou Dieu en nous-mêmes et pas ailleurs...


Or, l'Apocalypse de Jean n'est qu'une compilation de ce qui a déjà été dit auparavant, il a transmis, à sa façon, la Tradition de ses prédécesseurs en l'adopant aux évènements de son temps et en l'enveloppant de "mystère" pour qu'elle ne puisse être accessible à tout le monde. Là, en l'occurence, il est question de Yeshoua, dans les écrits antérieurs, il est question d'Israel et encore auparavant des douze tribus. A chaque époque, les scribes ont adapté la Tradition Originelle, la Transmission, aux évènements politiques ou religieux de leur époque. Une fois que vous avez compris cela, vous vous apercevez qu'il y a les mêmes phrases, les mêmes mots qui reviennent, ils sont noyés au milieu d'histoires qui n'ont rien à voir avec le coeur même de cet héritage spirituel. Ainsi dès le commencement de l'Apocalypse, vous vous rendez compte que son contenu n'est accessisble qu'à ceux qui savent "lire" et "comprendre", ce qui est traduit par le verbe ENTENDRE.


Heureux celui qui lit et ceux qui

entendent les paroles de la prophétie,

et qui gardent les choses qui y sont écrites! Car le temps est proche.

Apocalyse 1:3


Quand vous lisez un texte, que vous dit votre Esprit ? Que vous montre-t-il ? Si vous lisez au premier degré, vous n'entendrez rien. Voilà. Mais si vous lisez avec les yeux de votre Âme-Conscience et avec les "connaissances" de notre époque, vous pénétrez dans un monde extraordinaire où TOUT S'EXPLIQUE. La première chose qui nous est demandé, c'est de CHERCHER DIEU. Je vais même être plus précise, les premiers prophètes demandaient de "CHERCHER DIEU" et Yeshoua demande lui de CHERCHER LE ROYAUME de DIEU ou DES CIEUX. Ce qui revient au même. Il ne faut pas oublier, comme je l 'ai dit plus haut, que les premiers humains ont nommé DIEU ce qu'ils ne comprenaient pas. Tout se situait au niveau de la CONSCIENCE. Mais comment transcrire ou décrire quelque chose que l'on ne voit pas ? A leur époque ? Comment décrire cette "Illumination" subite qui vous fait prendre conscience de quelque chose lorsque les mots manquent pour l'expliquer ? Nos Ancêtres n'étaient que des humains et leur appel poignant à CHERCHER ne peut que nous inciter à les admirer quelque part d'avoir ouvert la route. Que cela soit Esaïe, Jérémie, Amos, Sophonie, la liste est longue...

 
Ayez recours à l'Éternel et à son appui,
cherchez continuellement sa face!

1 Chroniques 16 : 11


Mon coeur dit de ta part:
  cherchez ma face! Je cherche ta face, ô Éternel!

Psaumes 27 : 8


cherchez l'Éternel pendant qu'il se trouve; Invoquez-le, tandis qu'il est près.

Esaïe 55 : 6


Nous sommes donc invités à une recherche. Seulement beaucoup se sont égarés car
ON les a égarés. Ce que savait très bien Yeshoua qui venait pour ouvrir les yeux de son Peuple, en premier lieu. Que cela plaise ou non aux religieux tant catholiques que judaïques.

  allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël.

Matthieu 10:6


Il répondit: Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël.

Matthieu 15:24

 

 


Il est bien dit "BREBIS PERDUES". Et si les brebis sont "perdues", c'est parce que
de mauvais pasteurs les ont égarées dans de mauvais enseignements. Or qui sont les Pasteurs si ce n'est ceux qui sont censés enseigner la Loi aux brebis, le Peuple ? Ce que n'ont cessé de crier tous les prophètes avant Yeshoua. Et certains ont d'ailleurs perdu la vie à cause de cela comme Lui l'a perdue aussi d'ailleurs.


Car les théraphim ont

des paroles de néant,

Les devins prophétisent des faussetés,

Les songes mentent et consolent par la vanité.

C'est pourquoi ils sont errants comme un troupeau,

Ils sont malheureux parce qu'il n'y a point de pasteur.

Ma colère s'est enflammée contre les pasteurs...


Zacharie 10:2, 3


Malheur aux pasteurs qui détruisent et dispersent

Malheur aux pasteurs qui détruisent et dispersent

Le troupeau de mon pâturage! dit l'Éternel.


Jérémie 23 : 1


C'est pourquoi ainsi parle l'Éternel, le Dieu d'Israël

Sur les pasteurs qui paissent mon peuple:

Vous avez dispersé mes brebis, vous les avez chassées,

Vous n'en avez pas pris soin;


Jérémie 23 : 2


Fils de l'homme, prophétise

Prophétise, et dis-leur, aux pasteurs:

Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel:

Malheur aux pasteurs d'Israël, qui se paissaient eux-mêmes!

Les pasteurs ne devaient-ils pas paître le troupeau?


Ezéchiel 34 : 2

 

Je pose juste quelques extraits mais il y a des centaines de versets indiquant que notre Peuple a été égaré par des mauvais pasteurs et ceci implique de graves choses, de graves répercussions pour un avenir plus ou moins lointain. Ce que je vais essayer de vous expliquer avec des mots simples car dans les videos, on est tributaire de la longueur. Et vous allez voir qu'il n'y a rien de miraculeux, que tout se tient et que, malheureusement, ceux qui ont dévoyé l'Enseignement Originel ou ne l'ont pas compris le paieront de toute façon tout comme ceux qu'ils ont entraîné dans leur Voie délétère. Nous avons aujourd'hui le résultat funeste de ce qu'il en est en posant simplement son regard sur l'actualité du Moyen-Orient et les mentalités qui y règnent. Mais si ces mentalités existent, c'est parce que les mauvais guides ont fait en sorte qu'elles soient. Je ne peux donc qu'enjoindre mes Frères les plus courageux à ouvrir les yeux. Après il sera trop tard.


Je vais essayer de faire court. Nous possédons donc une Conscience, vous pouvez lui donner le nom de DIEU, de FILS DE L'HOMME, d'ETINCELLE DIVINE, de LUMIERE, etc. Vous n'avez pas été sans remarquer que depuis que notre Terre est Terre, il y a eu une certaine Evolution tant Humaine qu'Animale. Tout ce qui vit sur Terre est "programmé" pour Evoluer. Y compris les plantes. En ce moment, nous sommes Homo-Sapiens. Comme je l'ai expliqué dans la video Nouvelle Terre, Nouvel Homme, l'Homo Sapiens n'est pas l'étape ultime. Un Homme Nouveau apparaîtra dans des lustres ou dizaines de milliers d'années. Par quel processus ? Je vais faire rire les scientifiques ! Mais eux, par contre ne me font pas rire. Si notre corps meurt et retourne à la Terre comme il est dit et redit par les Anciens, notre Conscience demeure. Et parallèlement, nous portons dans NOS GENES un patrimoine héréditaire où tout est inscrit depuis des millions d'années. Les scientifiques, bien évidemment, ne s'intéressent qu'au côté visuel, matériel de l'Humain. Le Métaphysique leur échappe. Or en lisant attentivement ce qu'il nous reste des ancêtres, nous voyons que nous portons souvent la faute de nos parents et ascendants. Leurs tares donc rejaillissent sur les générations futures. Moïse disait cela à sa façon :

 


je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants

jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent,

et qui fais miséricorde jusqu'en mille générations

à ceux qui m'aiment et qui gardent mes commandements.

Exode 20:5, 6

 

qui conserve son amour jusqu'à mille générations,
qui pardonne l'iniquité, la rébellion et le péché,

mais qui ne tient point le coupable pour innocent,

et qui punit l'iniquité des pères sur les enfants et sur les enfants des enfants

jusqu'à la troisième et à la quatrième génération!

Exode 34 : 7

 

car moi, l'Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux,

qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième

et à la quatrième génération de ceux qui me haïssent,

Deutéronome 5:9

 

Job le disait à sa manière :


Est-ce pour les fils que Dieu réserve le châtiment du père
?

Job 21:19

 

Et Yeshoua à la sienne :

 

afin qu'il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes

qui a été répandu depuis la création du monde,

depuis le sang d'Abel jusqu'au sang de Zacharie, tué entre l'autel et le temple;

oui, je vous le dis, il en sera demandé compte à cette génération.

Luc 11 : 50, 51


Il y a beaucoup d'autres versets qui parlent de ce fait. Mais par là-même, nous voyons que rien ne se perd. On voit qu'il y a une transmission de générations en générations. Or dans "génération", il y "
a gène". Vous voyez que l'on est loin là du Saint-Esprit, des trompettes et des miracles, en lisant avec les yeux de son Âme-Conscience. En lisant avec les yeux du FILS DE L'HOMME QUI EST EN NOUS. Ce que les scientifiques ne savent pas faire. Ils marchent avec le Carbone 14 -dont l'inexactitude n'est plus à prouver-, ils ignorent les signes, les Symboles, et croient que nos Ancêtres étaient des "ânes primitifs" qui racontaient n'importe quoi. Moi, ma Mission est de REHABILITER mes Ancêtres et de leur rendre la Parole en la décodant. Donc si j'apprends à mon enfant que ce qui est blanc est noir et vice-versa... que voler ou tuer est bien, si je lui enseigne que le Mensonge est la Vérité, je porte cette tâche dans ma "Conscience" mais aussi dans mes gènes et je la lui transmets. Et lui, à son tour la transmettra. On se trouve là dans un processus de régression qui nous exclut automatiquement du processus de l'Evolution. C'est pour cette raison que Yeshoua ne cesse de marteler qu'il faut "chercher" le Royaume de Dieu. L'Eveil de Conscience, devait se faire avant la fin de l'ère des Poissons. Et ceux qui égarent la multitude la condamne à disparaître un jour comme Neanderthal a disparu face à Sapiens...




Yeshoua, Le Libérateur 5 -

L'Eveilleur de Conscience 1

 



Grand Ecran

Posté par Adriana Evangelizt

 

Par Adriana Evangelizt - Publié dans : Décryptage cosmogonique de l'Apocalypse
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Vendredi 8 mai 2009





L'IMPACTISME INVISIBLE 2

Extrait du livre
LA TERRE BOMBARDEE

de Michel-Alain Combes

Son site



 



Les colères du Soleil


Nous nous limiterons ici à deux aspects importants de cette colère solaire permanente, aspects d'ailleurs tout à fait complémentaires.


Les éruptions solaires


Les éruptions solaires (20) se traduisent essentiellement par une émission à partir de la chromosphère de trois composants principaux :


– des ondes électromagnétiques (radio, visible, rayons UV et X) qui atteignent la Terre en 8 minutes seulement, ce qui veut dire qu'elles voyagent quasiment à la vitesse de la lumière.


– des protons qui atteignent la Terre en 1 à 5 heures.


– un nuage de plasma, beaucoup plus lent à atteindre la Terre puisqu'il lui faut de 20 à 50 heures.


On en retrouve la trace sur la Terre à de nombreux niveaux dans le cas de phénomènes de grande ampleur qui se produisent à une fréquence que l'on peut estimer à la dizaine d'années en moyenne.


dans la basse atmosphère (jusqu'à 80 km d'altitude), c'est-à-dire la troposphère, la stratosphère et la mésosphère, où des effets météorologiques, biologiques et sur la couche d'ozone ont été notés.


– dans le champ magnétique terrestre,
avec des orages magnétiques.


dans les diverses couches de l'ionosphère (baptisées E, D, F1 et F2 et situées entre 80 et 500 km), qui sont très sensibles à ces orages magnétiques, avec des perturbations importantes dans les télécommunications (21).


dans la haute atmosphère (de 500 à 1000 km), qui est sous la dépendance directe du flux solaire et qui est donc très sensible aux variations de ce flux. On a noté un réchauffement des gaz de l'atmosphère se traduisant par des variations de densité (phénomène qui peut, nous l'avons dit, accélérer ou retarder la rentrée des véhicules spatiaux), des phénomènes lumineux dus à l'excitation et à l'ionisation des molécules et des atomes (aurores polaires, luminescence du ciel nocturne).


dans l'exosphère, partie la plus externe de l'atmosphère (au-dessus de 1000 km), et qui est donc déjà un milieu très dilué où se trouvent les ceintures de Van Allen.


Le vent solaire


Le vent solaire (22) est l'une des manifestations les plus spectaculaires du Soleil. Son existence a été envisagée en 1951 par l'astrophysicien allemand Ludwig Biermann (1907-1986) pour expliquer un phénomène qui intriguait les astronomes depuis très longtemps : pourquoi la queue des comètes se dédouble-t-elle ? Cette queue est formée de gaz et de poussières et s'étend sur des distances pouvant atteindre plusieurs millions de kilomètres. Elle a la particularité d'être toujours orientée dans la direction opposée au Soleil. Biermann comprit qu'une partie des gaz est formée de matière neutre et s'oriente sous l'effet de la pression de la lumière solaire (la pression de radiation).


Une autre partie est constituée de matière ionisée par le rayonnement ultraviolet du Soleil. Biermann montra que la pression de radiation était insuffisante pour orienter la queue ionisée et qu'un autre mécanisme était obligatoire, généré par un flux de particules chargées en provenance du Soleil lui-même : le vent solaire.


Cette découverte a été totalement confirmée, et depuis le vent solaire a donné lieu à de multiples travaux, en liaison avec ceux concernant la couronne solaire, surtout depuis l'ère spatiale et l'envoi d'engins spatiaux spécialisés. Ceux-ci étant débarrassés de l'obstacle que constitue l'atmosphère, ils peuvent étudier le Soleil et ses diverses manifestations en direct.


Le vent solaire est un flux de particules chargées, essentiellement des protons, des électrons et des noyaux d'hélium (avec aussi des traces infimes d'ions d'éléments plus lourds comme l'oxygène et le carbone) qui s'échappent en permanence de la couronne solaire et qui pénètrent le milieu interplanétaire avec des vitesses considérables, comprises en général entre 200 et 900 km/s, vitesse qui peut dépasser 1500 km/s lors de très fortes éruptions. Certains protons peuvent posséder alors une énergie de dix milliards d'électrons-volts. Son extension est étroitement contrôlée par le champ magnétique du Soleil.


On estime que la masse éjectée sous forme de vent solaire est d'environ une mégatonne par seconde, ce qui est insignifiant à l'échelle du Soleil. Une de ses caractéristiques est son extrême irrégularité, liée au fait que l'évasion de la matière varie considérablement selon la température de la haute atmosphère qui est elle-même directement commandée par l'ensemble des phénomènes de surface constituant l'activité solaire. Ainsi l'intensité du vent solaire peut varier dans un rapport de 1 à 50, ce qui est considérable, selon que le Soleil est en période calme ou agitée, alors que sa vitesse varie dans le même temps d'un facteur 10 (de 200 à 2000 km/s).


Une remarque importante a été faite par les spécialistes du Soleil. La température de la haute atmosphère n'a rien à voir avec celle de sa surface qui ressort en moyenne à 6000 K seulement, valeur typique pour une étoile de type spectral G2. Par contre, c'est en millions de degrés que se mesure la température de la haute atmosphère, ce qui peut paraître incompréhensible pour les non-spécialistes. Cela a des conséquences très importantes sur la nature de cette atmosphère. Sa composition ressort en gros à 87 % d'hydrogène, 12,9 % d'hélium, le reste des éléments se partageant le 0,1 % restant, avec des traces d'oxygène (0,025 %) et d'azote (0,02 %). Compte tenu de la température, ces éléments n'existent pas sous la forme d'atomes complets, mais sous la forme d'atomes ionisés (c'est-à-dire ayant perdu un ou plusieurs électrons) et d'électrons libres. Et surtout, l'atome d'hydrogène ayant perdu son unique électron, il se trouve réduit à un simple proton.


Ainsi, le vent solaire ne se présente pas comme un gaz classique, mais comme un plasma qui émet principalement en rayons X. Il s'échappe de la couronne solaire dans toutes les directions et baigne l'ensemble du Système solaire jusqu'à la fin de sa zone d'influence (appelée l'héliosphère) que l'on situe entre 100 et 150 UA.


On comprend donc qu'en période de crise, quand le vent solaire devient "tempête", le Soleil largue dans l'espace une quantité énorme de matière ionisée heureusement canalisée au niveau de la Terre par la magnétosphère, notre premier et principal paravent "antiradiations", le second, encore assez efficace pour certains rayonnements, étant l'atmosphère elle-même.


Mais nous avons vu plus haut qu'il n'en faut pas beaucoup pour perturber la machine humaine, qui paraît bien fragile, aussi bien au niveau physique que psychique. La technologie aussi, de plus en plus souvent au fur et à mesure qu'elle se développe, va souffrir des caprices du Soleil et les quelques alertes de ces dernières années donnent à réfléchir.


La tempête magnétique du 10 janvier 1997


Nous avons eu un excellent exemple de "tempête" magnétique le 10 janvier 1997 (23), lorsqu'un gigantesque nuage magnétique solaire est venu frapper la magnétosphère terrestre. Et pourtant, il faut le signaler, à l'époque le Soleil était dans la période de creux de son cycle d'activité, dans une période de Soleil calme donc. Cet événement, rare par son intensité, a été enregistré par les satellites SOHO et WIND, spécialisés dans l'étude du Soleil et son environnement. C'était la première fois qu'un événement de cette nature a pu être suivi dès sa naissance et pendant son extension et sa propagation dans le Système solaire, d'où son intérêt tout particulier pour les chercheurs qui en ont disséqué toutes les phases pour affiner leurs modèles.


Ce nuage de particules de plusieurs milliards de tonnes de matière a été éjecté du Soleil le 6 janvier. On pense que les lignes du champ magnétique solaire se sont "débobinées" (selon le terme des spécialistes) et l'énergie magnétique s'est en grande partie transformée en énergie cinétique. Le nuage, qui était en fait une véritable "bulle de particules", a atteint la Terre quatre jours plus tard, avec une vitesse encore égale à 450 km/s, ce qui est considérable quand on sait l'importance du facteur vitesse dans toute collision. Heureusement que la magnétosphère était bien en place pour faire son travail de bouclier. Au niveau du sol, seuls des aurores polaires et des orages magnétiques (moins violents d'ailleurs que ceux de 1989 lors du pic de l'activité solaire) furent enregistrés.


Le diamètre du nuage, qui s'est progressivement dilaté en s'éloignant du Soleil, était de 26 MK en nous atteignant, diamètre là encore considérable. Le choc a été sévère avec la magnétosphère, et celle-ci s'est, semble-t-il, sérieusement comprimée pour amortir l'énergie cinétique. Tant et si bien que certains chercheurs se sont demandé si la frontière interne de la magnétosphère n'était pas descendue au-dessous de 36 000 km de la surface terrestre, distance à laquelle gravitent, on le sait, les satellites géostationnaires.


Lorsqu'un événement de ce type se produit, les satellites ne sont plus protégés (tout au moins extérieurement) par le bouclier magnétique et sont exposés directement aux particules cosmiques. Gare si le blindage externe est insuffisant ! Ingénieurs et techniciens redoutent cela comme la peste, car ils savent bien que l'accumulation de particules très énergétiques peut percer certains blindages déficients et ainsi endommager très sérieusement les circuits électroniques, au point parfois de les rendre inutilisables.


Ce n'est probablement pas une coïncidence si le satellite américain de communication Telestar 401 a cessé d'émettre le lendemain de la tempête magnétique, le 11 janvier 1997. On a calculé que le courant électrique déchargé dans la magnétosphère a dépassé le million d'ampères. Heureusement qu'en général le blindage des satellites est à toute épreuve, sinon cela aurait pu être une véritable débâcle technologique (et financière). Les jours suivants, tout est redevenu calme, la tempête était passée...


La matière interplanétaire


Sous ce titre générique, on regroupe l'ensemble des gaz et des poussières qui se trouvent entre les planètes et le Soleil. Le milieu interplanétaire est un milieu très hétéroclite et très actif, associant une densité de matière très faible à une étonnante diversité de composition, diversité due évidemment à l'origine multiple de ses composants.


Nous allons étudier sommairement ces différents composants, mineurs mais bien réels, qui sont en mesure d'avoir une interaction avec la Terre et de participer à l'impactisme invisible, sous forme de poussières déposées sur la surface terrestre après avoir séjourné plus ou moins longtemps dans l'atmosphère.


La lumière zodiacale


Elle apparaît comme l'une des manifestations visibles de la matière interplanétaire, et est aussi connue sous le terme de gegenschein ou lumière anti-solaire. Déjà connue dans l'Antiquité, elle fut décrite en 1803 par le naturaliste allemand Alexander von Humboldt (1769-1859) comme une tache lumineuse faible située à l'opposé du Soleil. De nombreuses observations ultérieures ont conclu plus précisément à l'existence d'une bande lumineuse appelée le pont zodiacal qui s'étend tout au long de l'écliptique et joint la lumière zodiacale de l'ouest et de l'est en passant par le gegenschein. Celui-ci résulte de la diffusion de la lumière solaire par un nuage de poussières situé à environ 1,6 MK de la Terre dans la direction opposée au Soleil où l'attraction combinée de la Terre et du Soleil crée des conditions particulières et piège la matière qui s'y trouve (les astronomes appellent ce point particulier le point Moulton, du nom de l'astronome qui l'a mis en évidence).


Les diverses origines de la poussière interplanétaire


Ces poussières sont évidemment de nature différente. La plus grande partie est constituée par la désintégration des comètes (24). Nous avons vu que le dégazage progressif libère une infinité de petits blocs de matière qui eux-mêmes s'émiettent pour redevenir poussière en se répandant tout au long de l'orbite du corps parent. C'est l'origine classique des essaims de météores (et éventuellement de météorites) qui donnent lieu chaque année à des pluies d'étoiles filantes près des points de croisement avec l'orbite terrestre.


L'autre source principale est constituée par les résidus de la fragmentation et de l'émiettement postérieur des astéroïdes, qui comme les comètes redeviennent poussière. Nous avons dit au chapitre sur les astéroïdes que l'émiettement s'accélère, du fait d'un nombre sans cesse accru de fragments mineurs. Chaque collision produit une multitude de nouveaux fragments et de la poussière. Ainsi le renouvellement est permanent et la lumière zodiacale est constamment réalimentée.


D'autres sources secondaires existent pour cette poussière interplanétaire inépuisable. Une petite partie pourrait être un résidu direct de la nébuleuse à partir de laquelle le Système solaire s'est formé et qui n'aurait pas participé à la formation des planétésimales dont sont issues les planètes rescapées. Une autre partie pourrait être d'origine galactique et avoir été capturée par l'attraction gravitationnelle du Soleil à l'occasion de la traversée des nuages interstellaires, dont nous parlons plus loin, liée au grand mouvement du Système solaire autour du centre de gravité de la Galaxie. Une dernière partie pourrait être liée à de la matière planétaire éjectée des grosses planètes ou de leurs satellites à l'occasion d'impacts importants ou même à partir de phénomènes internes (volcanisme).


On sait que toute cette poussière interplanétaire est fortement influencée et perturbée par la pression de radiation solaire. En principe, elle est condamnée à tourner sur des orbites héliocentriques de plus en plus petites et à finir capturée par le Soleil. Mais ce transfert des poussières dans des régions proches du Soleil est compensée par un renouvellement constant de la matière, comme nous l'avons vu pour les astéroïdes et les comètes. Ce renouvellement est global à tous les niveaux de la hiérarchie (c'est-à-dire de la masse des constituants), à partir d'objets en attente dans les parties extérieures du Système solaire, principalement nuage de Oort et disque de Kuiper.


Poussières et gaz interstellaires


Nous verrons dans les chapitres concernant les conséquences de l'impactisme et du catastrophisme que les éléments gaz et poussières peuvent s'avérer très important dans certaines circonstances. Il convient donc de connaître l'essentiel sur le sujet, en sachant surtout que les étoiles sont les constituants principaux des galaxies et que c'est surtout à partir d'elles que la matière interstellaire, les particules et les divers rayonnements sont issus (tableau 8-1). Les étoiles sont les creusets de la matière, mais aussi paradoxalement de la vie. Tout le monde en est bien conscient de nos jours (hormis les créationnistes) : nous sommes des poussières d'étoiles.


La nature des poussières interstellaires


La spectrographie a clairement montré que les nuages interstellaires sont composés pour partie de particules de nature solide qui forment la poussière interstellaire au sens propre. Leur forme ordinaire est celle de grains allongés de l'ordre de 0,5 micromètre en moyenne, c'est-à-dire une poussière fine. Ces grains seraient composés essentiellement de combinaisons de carbone (graphite ou diamant), oxygène, silicium, fer, magnésium, éléments courants dans l'Univers, souvent recouverts d'une pellicule de glace ou d'ammoniac. Ces grains de poussière ont la particularité d'avoir une densité très faible : environ 10-13 particules par cm³. Ils ne représentent que 1 % (2 % dans certains nuages) de la masse des gaz, et sans doute moins de 1/2000 de la masse totale de la Galaxie.


Ces poussières sont principalement formées lors des éjections gazeuses à partir d'étoiles vieilles ou en fin d'évolution. Elles sont aussi le résidu du vent stellaire généré par les géantes rouges. On pense que les atomes projetés dans le milieu stellaire froid s'associent en molécules qui se solidifient, puis se dispersent pour former ou pour rejoindre un nuage interstellaire. Les astrophysiciens ont noté depuis longtemps la présence de poussières dans les enveloppes gazeuses d'étoiles jeunes (types O et B) qui sont encore environnées de résidus protostellaires non encore dispersés.


Enfin, il faut signaler que ces différentes poussières interstellaires sont bien repérables en infrarouge puisqu'elles émettent un rayonnement thermique identifiable. Elles sont l'une des proies des radiotélescopes terrestres et orbitaux. Le satellite IRAS (Infra-Red Astronomical Satellite), qui était muni d'un télescope infrarouge de 60 cm de diamètre et de 62 détecteurs et qui a fonctionné durant l'année 1983, a repéré 250 000 sources (ce qui est tout à fait considérable), parmi lesquelles de longs filaments de poussière qui parsèment l'espace interstellaire et de disques de particules solides autour de certaines étoiles. La poussière est un constituant mineur (par sa masse totale) mais essentiel (par son importance) de l'Univers.


Les gaz interstellaires


Les gaz interstellaires sont un autre composant important de la matière de l'Univers. Ils se présentent principalement sous la forme de nébuleuses brillantes de types différents, depuis les immenses nuages d'hydrogène (comme la nébuleuse d'Orion qui a une masse de plus de 200 000 masses solaires et que l'on sait être une inépuisable pépinière d'étoiles en formation) jusqu'aux nébuleuses planétaires qui sont, au contraire, le résidu d'enveloppes stellaires et dont la masse est faible (nébuleuse de la Lyre par exemple).


Le gaz est principalement constitué d'hydrogène atomique neutre (dans les régions appelées H I) et d'hydrogène atomique ionisé (dans les régions H II) avec des températures et des densités variables. Bien sûr, leur interaction avec les poussières est continuelle, et partout gaz et poussières font bon ménage. On n’est même pas loin de penser qu’ils ont besoin l’un de l’autre.


Les nuages de molécules


Plus d'une centaine de molécules diverses et de radicaux libres ont été identifiés dans l'Univers, aussi bien minérales qu'organiques, certaines étant déjà fort complexes (alcools et éthers). Nous en reparlerons dans la partie " Conséquences " de ce livre, dans les chapitres consacrés à l'origine de la vie sur la Terre à partir du cosmos.


Enfin, il faut signaler la présence dans l'espace interstellaire de PAH (25) (pour les hydrocarbures polycycliques aromatiques), qui sont des molécules organiques complexes, construites à partir de composés de benzène (d'où leur nom) et d'atomes d'hydrogène. Il s'agit d'une nouvelle composante de cette matière interstellaire qui pourrait être particulièrement abondante et dont l'existence n'est pas vraiment une surprise, puisque l'on sait qu'à chaque nouvelle génération d'étoiles la matière se complexifie. Le milieu interstellaire s'enrichit progressivement mais sûrement d'éléments lourds, et la composition chimique initiale évolue avec le temps. Les PAH, qui sont de grosses molécules comportant de 20 à 200 atomes, jouent probablement un rôle essentiel dans toute la physique et la chimie de la matière interstellaire. On se demande, bien sûr, si elles ont joué un rôle dans l'apparition de la vie, la présence de carbone étant un a priori favorable.


Une autre source d'énergie invisible : l'antimatière


L'existence de l'antimatière dans l'Univers est soupçonnée depuis longtemps (26), le problème pour les astrophysiciens étant de la mettre en évidence sans ambiguïté. Là encore le satellite GRO a fait merveille en permettant d'une manière indirecte l'identification d'un gigantesque nuage d'antimatière près du centre de la Galaxie (27).


Cette antimatière a été trahie par son association étroite avec des émissions de rayons gamma observées par l'un des instruments de GRO appelé OSSE (Oriented Scintillation Spectrometer Experiment). Les spécialistes ont expliqué que la signature à 511 keV est caractéristique de l'annihilation en une fraction de seconde des électrons et positons lorsqu'ils se rencontrent. Comme nous vivons dans un univers de matière et non d'antimatière, celle-ci ne se laisse que très difficilement détecter, mais même si elle a un caractère terriblement éphémère, les accélérateurs de particules modernes arrivent à en produire en petite quantité.


L'antimatière est source de violence et le centre de la Galaxie paraît être un lieu particulièrement bien approprié pour la trouver. Les spécialistes pensent pouvoir associer l'origine des signaux enregistrés par OSSE, même si la localisation très précise de la source prête un peu à la polémique, avec la fameuse radiosource compacte (d’un diamètre de 20 UA seulement) Sagittarius A, qui émet principalement en radio, mais également en infrarouge en X et en gamma, et qui est l'une des plus puissantes du ciel malgré son éloignement (30 000 années lumière). Pour cette radiosource, la quasi-totalité des spécialistes privilégient l'hypothèse du trou noir super massif situé très près du centre de gravité de la Galaxie et dont la masse pourrait approcher les trois millions de masses solaires.


Mais rien n'est encore vraiment définitif. Quelques chercheurs préfèrent l'hypothèse de l'explosion d'une supernova géante (cachée des regards terrestres par l'épaisseur de la matière interstellaire dans la direction du Sagittaire) pour expliquer les émissions de rayons gamma et d'antimatière. Ce qui est sûr c'est qu'il est presque obligatoire que des explosions d'étoiles de l'envergure des supernovae produisent de l'antimatière, tout au moins provisoirement.


Dans le cadre de la théorie de l'impactisme, on se pose la question suivante : " Quelles seraient les conséquences de la rencontre du Système solaire avec un nuage constitué d'antimatière ? " Certains modèles laissent à penser qu'une telle rencontre pourrait avoir lieu tous les 100 MA. Cette collision matière/antimatière devrait engendrer une source intense de rayons X et gamma, avec évidemment une aggravation considérable de l'irradiation subie par la Terre (et les autres planètes). Avec en fait les mêmes conséquences que d'habitude. L'antimatière est un moyen de créer la violence par l'intermédiaire des rayonnements X et gamma, mais c'est tout. Mais nous en sommes encore au niveau 1 de l'hypothèse qui s'apparente vraiment à un scénario de science-fiction.


Rencontre possible avec un nuage interstellaire


La possible interaction entre le Système solaire et certains nuages interstellaires a été étudiée dès 1939 (28) par deux astrophysiciens britanniques bien connus, Fred Hoyle (1915-2001), alors âgé de 24 ans seulement, et Raymond Lyttleton (1911-1995). Dès cette époque, ils avançaient comme conclusion à leur étude qu'une telle rencontre pourrait modifier les conditions climatiques de la Terre, avec les conséquences biologiques qui en découlent.


Il est évident que de telles rencontres sont chose courante à l'échelle astronomique, dans la mesure où notre Système solaire est proche de l'axe médian de la Galaxie et qu'il fait autour du centre de gravité de celle-ci une révolution en 240 ou 250 MA.


L'existence d'un gaz et d'une poussière interstellaire a été mise en évidence au début du XXe siècle. L'astrophysicien John Hartmann (1865-1936), en effet, a pu observer dans les spectres d'émission de certaines étoiles des raies d'absorption qui s'expliquaient par la présence d'un écran diffus de matière interstellaire froide entre ces étoiles et la Terre. Plusieurs générations d'astrophysiciens durant tout le XXe siècle ont déterminé progressivement la composition de ce milieu interstellaire et plus d'une centaine de molécules ont pu être identifiées.


L'une des premières remarques faites est que le milieu interstellaire est inhomogène, dans la mesure où les analyses spectroscopiques donnent des résultats très différents selon la direction observée. Cela signifie que la grande part de la matière est concentrée dans des nuages interstellaires plus ou moins vastes et irréguliers, la majorité se trouvant dans le plan médian de la Galaxie. Comme prévu, l'hydrogène est l'élément essentiel, mais on y trouve également, en proportions variables selon les nuages, de nombreux autres éléments et une quantité plus ou moins importante de poussière. Les nuages sont plus ou moins ionisés, suivant le flux ultraviolet dispensé par les étoiles voisines. On pense que la densité des nuages interstellaires est de l'ordre de 10 à 10 000 particule par cm³ et que leur température ordinaire est voisine de 50 K, c'est-à-dire une température très froide.


Les dimensions des nuages interstellaires observés sont extrêmement variables, allant de 3 ou 4 années lumière pour les plus petits à plusieurs centaines d'années lumière pour les plus grands. On se rend donc bien compte que le Système solaire peut parfois baigner dans un nuage pendant plusieurs milliers d'années.


La question que se sont posé les astrophysiciens est donc celle-ci : " Y a-t-il un nuage interstellaire proche de nous et quand se fera la prochaine rencontre ? ". Hoyle, dans la foulée de son travail de pionnier de 1939, a écrit un célèbre roman de science-fiction sur le sujet, Le nuage noir (29), dans les années 1950, mais il semble bien, en fait, que le Système solaire (et surtout la Terre) soit à l'abri d'une telle mauvaise rencontre pour les quelques milliers d'années à venir.


Certains astrophysiciens, suite aux observations faites par le satellite Copernicus dans les années 1970, ont cru pouvoir indiquer la présence proche d'un tel nuage interstellaire (30/31). L'hydrogène étant de loin l'élément principal du milieu interstellaire, on a essayé de calculer sa quantité totale intégrée le long de lignes de visée dans différentes directions par la trace laissée dans les spectres d'absorption (raies Lyman a). Cette densité moyenne de l'hydrogène dans la direction d'une dizaine d'étoiles proches situées de 1 à 80 années lumière est voisine de 0,02 atome/cm³ seulement, contre 0,1 atome/cm³ dans le Système solaire (soit cinq fois moins).


On considère que l'existence d'un "nuage" devient réelle à une densité critique de 0,4 atome/cm³ à une distance de 0,3 année lumière du Soleil. Les astronomes pour leur (pseudo-) nuage proche privilégient la direction du Scorpion dans laquelle ils ont détecté la présence bien réelle, elle, d'un grand nuage interstellaire dont la densité serait de l'ordre de 10 000 atomes par cm³ et l'épaisseur de 0,05 parsec.


Hoyle et Lyttleton ont noté que lorsqu'un nuage traverse le Système solaire, il subit une importante attraction gravitationnelle de la part du Soleil. Celui-ci est alors en mesure de capter à sa surface une partie de la matière opaque du nuage. L'importance de la matière capturée croît avec la densité du nuage et décroît avec la vitesse relative par rapport au Système solaire. Ces deux savants ont montré que ce phénomène peut s'accompagner d'une modification de la luminosité solaire, modeste mais suffisante pour affecter le climat de la Terre.


Certains chercheurs pensent que seuls des nuages très denses (densité de 100 000 particules/cm³) peuvent réellement affecter le climat, surtout du fait de l'écran partiel existant entre le Soleil et la Terre. D'autres sont d'un avis contraire, estimant qu'une densité de 100 à 1000 particules/cm³ suffirait à faire écran au vent solaire. Cette fourchette paraît quand même bien faiblarde. On a calculé que pour une densité de 1000 atomes par cm³ et une vitesse de 20 km/s, conditions considérées comme moyennes et nullement exceptionnelles, la Terre balaierait chaque seconde 1028 (10 milliards de milliards de milliards) d'atomes, réunis sous forme de grains de silice ou de graphite de quelques millièmes de millimètre de diamètre. La collecte pourrait atteindre une petite dizaine de tonnes par an et cela durant plusieurs milliers d'années. La présence d'un nuage interstellaire, même très ténu, pourrait (donc a pu dans le passé) modifier l'effet de serre et provoquer un refroidissement sensible de la Terre avec pour conséquence une période de glaciation.


D'une manière plus globale, les astronomes pensent que trois conséquences principales peuvent résulter de l'arrivée d'un nuage interstellaire dans notre secteur spatial :


– une modification de la composition des couches externes du Soleil du fait de l'apport d'éléments plus lourds (enrichis) ;


– une modification de l'abondance du deutérium dont le rôle est important dans les problèmes liés à la physique nucléaire, et donc une modification du rapport D/H (deutérium/hélium) qui a des conséquences directes sur la nature de l'Univers (univers ouvert ou fermé) ;


– une modification de la composition des comètes par l'accrétion à celles-ci de matière interstellaire.


Même si l'arrivée d'un nuage interstellaire de bonne taille n'est pas à l'ordre du jour à l'échelle humaine, il ne faut pas perdre de vue qu'il s'agit d'un phénomène astronomique banal et fréquent à l'échelle astronomique. Et surtout, rien n'empêche l'existence de mini-nuages de quelques heures lumière, trop petits pour être détectés, qui pourraient s'avérer tout aussi dangereux (à l'échelle humaine) que les gros dont l'action s'évalue à l'échelle astronomique.


Ces mini-nuages pourraient se présenter sous la forme de poches de matière et de gaz liés entre eux disséminées dans toute la Galaxie et devenues autonomes à la suite de la scission avec un nuage classique. Ces mini-nuages qui se situaient obligatoirement à la périphérie du nuage interstellaire auraient obtenu leur autonomie à la suite de perturbations stellaires qui les auraient définitivement séparé du nuage parent.

Quand on réfléchit sérieusement à la question, on se rend compte que de telles poches de gaz et de poussière autonomes, qui présentent les mêmes caractéristiques physiques que leur corps-parent, doivent être légion dans notre Galaxie (et aussi dans les autres). Plus petits et donc plus nombreux, c'est la règle dans l'Univers, et en principe indécelables de la Terre, sauf s'ils sont très proches et relativement denses. C'est la raison pour laquelle l'hypothèse de l'existence d'un mini-nuage proche dans la direction du Scorpion, et peut-être même originaire du grand nuage interstellaire du Scorpion, est loin d'être absurde.


En fait, le Système solaire peut être très souvent traversé par de petits nuages, parfois suffisamment denses pour diminuer quelque peu la chaleur du Soleil. On est en droit de se demander si quelques variations repérées dans le calendrier climatologique de l'Antiquité, et même dans un passé plus lointain des mini-glaciations non totalement expliquées d’une manière satisfaisante par la théorie de Milankovic, ne relèvent pas d'un tel phénomène.


Ces mini-nuages sont l'un des acteurs de l'impactisme invisible et peuvent jouer épisodiquement un rôle perturbateur au niveau de la biosphère et peut-être même, comme nous le verrons, avoir un rôle dans le "bruit de fond" des extinctions et accessoirement dans la panspermie microbienne.


L'explosion de supernovae proches


Aujourd'hui, une supernova est emblématique de la violence de l'Univers, et à juste titre. A son maximum d'éclat elle peut devenir aussi lumineuse que la galaxie dont elle est un membre anonyme en temps ordinaire. Sa luminosité est au paroxysme du phénomène environ 10 milliards de fois celle du Soleil. L'énergie libérée est colossale, de l'ordre de 1044 à 1046 joules (sans aucune comparaison avec des phénomènes générés ordinairement par une étoile comme le Soleil), et la matière est éjectée avec une vitesse de plusieurs milliers de km/s.


Il est donc logique que l'une des causes les plus souvent invoquées pour donner consistance à la théorie de l'impactisme invisible est l'explosion de supernovae proches (quelques dizaines d'années lumière). Qu'en est-il exactement ? Vu leur extraordinaire intérêt, les supernovae sont l'un des sujets d'étude préférés des astrophysiciens (32/33), mais on sait qu'elles sont rares à l'échelle humaine, et plusieurs générations d'astronomes (depuis l'époque de Kepler en 1604) ont dû s'en passer. Seules de nombreuses supernovae extragalactiques ont été observées depuis la fin du XIXe siècle, mais comme elles sont très lointaines (plusieurs millions d'années lumière), elles restent peu spectaculaires et même ignorées en dehors du cercle restreint des astronomes.


L'explosion de celle de 1987, même si elle a eu lieu dans le Grand nuage de Magellan, a donc été une véritable aubaine pour la communauté astronomique, et elle a été suivie avec passion dans tous les observatoires (34). Elle a permis aux spécialistes d'affiner leurs modèles théoriques.


Les historiens de l'astronomie ont répertorié seulement huit supernovae galactiques depuis 2000 ans, ce qui est très peu. Elles ont explosé en 185, 386, 393, 1006, 1054, 1181, 1572 et 1604. Aucune n'était réellement proche, semble-t-il, donc on n'a aucune trace terrestre de ces événements, si ce n'est leur mention en tant que "étoiles hôtes" dans les textes chinois. Celle de 1006, dans la constellation du Scorpion, fut particulièrement spectaculaire, son éclat atteignant celui "d'un quart de lune". Elle fut également observée par les Arabes et les Européens et alarma évidemment les populations totalement incapables d'expliquer la présence de cette étoile extraordinaire autrement que par un signe de Dieu. D'autant plus, paraît-il, que cette apparition miraculeuse fut contemporaine de calamités (mais à cette époque, les calamités étaient quasi permanentes). Et heureusement encore que le fameux an 1000 était déjà passé depuis quelques années...


Pour le passé relativement proche, on connaît les restes de l'explosion d'une supernova qui a dû être très spectaculaire, celle connue sous le nom de Vela X, dans la constellation australe des Voiles. En 1968, on a découvert l'un des premiers pulsars qui se trouve lié à cette étoile détruite. Ce pulsar a la particularité d'être très rapide (10 impulsions par seconde), ce qui prouve que l'explosion est récente (11 000 ans environ), dans la mesure où la vitesse des pulsars diminue avec le temps. Ainsi celle du pulsar du Crabe est de 33 tours par seconde (une impulsion correspond à une rotation complète) et elle diminuerait continuellement de 36 milliardièmes de seconde par jour. La supernova de Vela est associée à une nébuleuse spectaculaire et tentaculaire, produit de la dispersion de la matière de l'étoile originelle. Elle est connue sous le nom de nébuleuse Gum, du nom de l'astronome australien Colin Gum (1924-1960) qui l'a décrite le premier avec précision. Son extension atteint 35°, si bien que les filaments externes pénètrent dans la constellation voisine de la Poupe. On pense qu'elle est apparue environ 9000 ans avant J.-C. et que l'étoile mère était située à environ 1500 années lumière (distance du pulsar rescapé donc). Nous en reparlerons dans le chapitre " Fausses pistes ", car elle a été à la base d'une hypothèse fantastique basée sur des critères historiques troublants.


Les astronomes d'aujourd'hui sont bien conscients que la menace présentée par les supernovae, en fait, dépend uniquement des rayonnements de courte longueur d'onde (X et gamma) et plus encore des rayons cosmiques éjectés par l'étoile durant le cataclysme. Il est pratiquement certain qu'une grande partie de ces derniers sont des sous-produits de l'explosion de supernovae galactiques, mais aussi extragalactiques. Nous avons vu que les protons sont les constituants essentiels (90 %) des rayons cosmiques. Chacun de ceux-ci peut avoir une énergie d'une quinzaine de joules et leur nombre, sans être illimité, est très impressionnant par son nombre de zéros. On a calculé qu'une supernova explosant à 30 années lumière détruirait une partie substantielle de la couche d'ozone, ce qui serait embêtant pour les locataires de la biosphère, mais l'explosion d'une supernova si proche n'arrive que très rarement à l'échelle du million d'années. En fait, le danger existerait uniquement lors de périodes d'inversion géomagnétique.


Les supernovae ne constituent pas vraiment un danger dans le futur proche de la Terre, dans la mesure où il n'y a pas d'étoiles voisines candidates à l'explosion, même si ce thème est parfois utilisé dans des romans de science-fiction (35). Pour devenir supernova à la fin de sa vie, une étoile doit avoir une masse supérieure d'au moins 20 % à celle du Soleil, ce qui correspond à une luminosité absolue environ dix fois supérieure. Sirius, notre proche voisine la plus massive, n'est pas un danger avant plusieurs centaines de millions d'années, même si sa masse de 2,2 masses solaires la prédispose à devenir un jour (très lointain) supernova.


Pour avoir une comparaison utile, les astronomes ont calculé que Sirius supernova serait 5000 fois plus lumineuse que la Pleine Lune, mais elle resterait encore 100 fois moins lumineuse que le Soleil. Une supernova explosant à 30 années lumière aurait un éclat encore égal à près de 300 fois la Pleine Lune. Pour avoir l'éclat de la Pleine Lune, une supernova devrait exploser à 500 années lumière. On voit donc que la prochaine supernova galactique n'a que peu de chance de briller au firmament autant que la Lune, mais les astronomes s'en satisferont quel que soit son éclat.


Au chapitre 16, nous raconterons l’histoire de Geminga, dont on a compris le mécanisme dans les années 1980, après une longue période d’incertitude, due à la difficulté de mettre en évidence une contrepartie optique à la source gamma, très intense, repérée en 1972 dans les Gémeaux. Il s’agit d’une supernova qui a explosé à 100 années lumière de la Terre, il y a environ 350 000 ans.


Pour terminer cette section sur les supernovae, on peut dire qu'elles ne présentent pas de danger en tant que telles. Seuls les rayonnements issus de l'explosion, et surtout les rayons cosmiques, pourraient nous causer des misères, mais uniquement lors d'inversions géomagnétiques. Comme nous l'avons dit souvent, la magnétosphère est notre bouclier et elle fait fort bien son travail.


Notes

20. P. Lantos, Le Soleil (PUF, QS 230, 1994). Ce livre a remplacé dans la collection Que sais-je ? le suivant : R. Michard, Le Soleil (PUF, QS 230, 1966). Comme le reste, la connaissance du Soleil évolue sans cesse, surtout depuis l'ère spatiale et l'existence d'observatoires terrestres et spatiaux spécialisés.


21. Le 13 mars 1989, suite à une éruption solaire particulièrement violente, six millions d'Américains et de Canadiens furent privés d'électricité pendant neuf heures. Tout un réseau d'alimentation électrique disjoncta du fait de la détérioration de transformateurs liée à l'orage magnétique d'origine solaire. Cet événement, somme toute mineur, a montré l'extraordinaire faiblesse d'une civilisation avancée comme la nôtre, totalement tributaire de la technologie. Il laisse imaginer la panique qui pourrait suivre un impact important.


22. J.-L. Steinberg et P. Couturier, Le vent solaire, La Recherche, 161, pp. 1494-1502, 1984.


23. P. Barthélémy, Le Soleil frappe la Terre à la magnétosphère, Le Monde, 1er février 1997.


24. J. Crovisier et Th. Encrenaz, Les comètes. Témoins de la naissance du Système solaire (Belin - CNRS Editions, 1995 ; préface de R.-M. Bonnet).


25. A. Léger, Une nouvelle composante de la matière interstellaire, Science et Vie, HS 170, pp. 108-111, 1990.


26. M. Duquesne, Matière et antimatière (PUF, QS 767, 1982).


27. J.-F. Augereau, Une fontaine d'antimatière s'écoule près de centre de notre Galaxie, Le Monde, p. 21, 2 mai 1997.


28. F. Hoyle and E.A. Lyttleton, Proceedings of the Philosophical Cambridgian Society, 35, p. 405, 1939. Hoyle avait 24 ans seulement (il est né en 1915) quand il a eu cette idée du danger que représenterait un nuage de poussières cosmiques qui viendrait s'intercaler entre la Terre et le Soleil.


29. F. Hoyle, Le nuage noir (Dunod, 1962). Titre original : The black cloud (1957). C'est le premier roman de science-fiction écrit par le célèbre astrophysicien britannique, à partir de son idée de 1939.


30. A. Vidal-Madjar, J. Audouze, P. Bruston et C. Laurent, Un nuage interstellaire à la rencontre du
système

Sources
AstroSurf

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana Evangelizt - Publié dans : Basculement des pôles pour bientôt
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Vendredi 8 mai 2009

L'impactisme invisible, très intéressant. Or, cet impactisme est très néfaste pour la Terre lorsque son bouclier magnétique est absent. Or, qu'est-ce qu'il se profile à l'horizon ???



 

L'IMPACTISME INVISIBLE 1

Extrait du livre
LA TERRE BOMBARDEE

de Michel-Alain Combes

Son site

 




Définitions concernant l'impactisme invisible


Ce chapitre est consacré à la troisième forme d'impactisme (avec les formes macroscopique et microscopique), invisible celui-là, mais bien réel et particulièrement sournois, surtout à certaines époques quand le bouclier géomagnétique est provisoirement détruit et ne joue plus, pour plusieurs milliers d'années, son rôle protecteur.


Nous avons donné dans l'avant-propos une définition de l'impactisme invisible qui regroupe en fait deux impactismes assez différents, mais qui ont la particularité commune de ne pas être identifiables à l'œil nu : les particules d'une part et les poussières et les gaz d'autre part.


Rappelons cette définition sous sa forme simple :

" L'impactisme invisible concerne les rayonnements divers générés par les étoiles, dont le Soleil, et appelé impactisme particulaire, et aussi les gaz et les poussières d'origine cosmique qui rencontrent la Terre au cours de son périple dans le Système solaire et dans la Galaxie. "

Certains auteurs refusent de considérer cet impactisme comme un véritable impactisme. Cela nous semble une erreur, tout à fait infondée. C'est une source différente, mais bien réelle, de matière et de rayonnements à laquelle la Terre est confrontée en permanence, mais d'intensité très variable, et à laquelle la vie s'est parfaitement adaptée. Adaptée veut dire qu'elle a évolué en fonction des quantités reçues et des conséquences qui en ont découlé. En fait, l'impactisme invisible a des conséquences uniquement biologiques et il agit donc d'une manière significative uniquement sur la biosphère terrestre. C'est la raison pour laquelle, dans La Terre bombardée de 1982, nous l'avions intégré dans le chapitre regroupant Les conséquences biologiques et humaines de l'impactisme ", et non dans celui consacré aux conséquences terrestres.


Comme nous le verrons en détail dans la partie " Conséquences ", aux chapitres 15 et 16, l'impactisme invisible joue un rôle déterminant dans l'évolution des espèces, car il est à l'origine de mutations génétiques et chromosomiques, irréversibles et parfois explosives. On le considère aujourd'hui comme responsable du "bruit de fond" des extinctions, bien mis en évidence à l'échelle géologique. Paradoxalement, on assimile ce bruit de fond à une évolution "gradualiste", on pourrait dire "darwinienne". L'évolution "catastrophiste" concerne plutôt, selon les critères actuels, les extinctions de masse (cinq seulement ont droit à ce titre), les extinctions secondaires (une vingtaine) et mineures (une grosse trentaine), qui au total ne dépassent pas la soixantaine pour les périodes géologiques depuis le Cambrien. Mais précisons bien que cette facilité de langage ne doit pas cacher l'essentiel : l'évolution due à l'impactisme particulaire est bien, elle aussi, catastrophiste, mais elle est permanente à l'échelle géologique, alors que celle due à l'impactisme macroscopique est épisodique, ponctuée pour reprendre un terme à la mode, et associée aux "véritables" extinctions.


Dans ce chapitre, nous étudions l'impactisme invisible en tant que cause, au même titre que les astéroïdes et les comètes qui constituent, nous l'avons vu, le volet macroscopique de l'impactisme. Pour bien saisir tout l'intérêt et l'importance de cet impactisme invisible, et aussi pour éclairer les lecteurs qui ne sont pas obligatoirement familiers de la physique et de l'astrophysique, il est utile de rappeler d'abord la définition de quelques termes et concepts usuels que nous allons retrouver dans ce chapitre et dans d'autres chapitres ultérieurs.


Aurore polaire
: phénomène atmosphérique qui résulte du bombardement des molécules de la haute atmosphère par les rayonnements corpusculaires du Soleil. Elles s'étendent entre 110 et 400 km d'altitude et peuvent prendre des formes diverses.


Eruption solaire
: brusque décharge d'énergie émise par les régions actives du Soleil, pouvant atteindre 1025 joules et une vitesse de 1500 km/s environ, et qui se manifeste au niveau terrestre par des orages magnétiques, des aurores polaires et des perturbations dans les communications radiotélégraphiques.


Ion
: atome qui a perdu ou gagné un ou plusieurs électrons. Un ion est positif (cation) lorsqu'un atome perd un ou plusieurs électrons et acquiert ainsi une ou plusieurs charges positives. Un ion est négatif (anion) lorsqu'un atome gagne des électrons et acquiert ainsi des charges négatives.


Neutrino
: particule de masse nulle et dénuée de charge électrique, émise dans la radioactivité bêta en même temps que l'électron. Les neutrinos solaires sont émis par le cœur thermonucléaire du Soleil.


Plasma
: gaz porté à haute température, formé d'un ensemble d'électrons négatifs et d'ions positifs en équilibre avec des molécules et des atomes non ionisés dont le nombre est d'autant plus faible que la température est plus élevée. C'est un milieu sur lequel les champs électromagnétiques ont une influence prépondérante.


Rayonnement
: ondes et particules associées, assurant un transport d'énergie dans tout l'Univers à partir de sources multiples. On distingue principalement le rayonnement corpusculaire, formé essentiellement par des particules telles que protons, neutrons, électrons et noyaux, et le rayonnement électromagnétique, associé, lui, à des ondes électromagnétiques ou à des photons associés.


Rayons cosmiques
: radiations provenant de l'espace intersidéral, constituées par des particules animées d'une très grande énergie (quelques dizaines de milliards d'électronvolts) provoquant dans l'atmosphère l'explosion d'atomes et la formation de gerbes de corpuscules.


Vent solaire
: flux de particules chargées, principalement des protons et des électrons, qui s'échappent en permanence de la couronne solaire dans le Système solaire jusqu'à plusieurs milliards de kilomètres, et dont certains effets sont assez comparables à ceux du vent terrestre. Sa vitesse au voisinage de la Terre varie énormément selon l'activité du Soleil : entre 250 et 850 km/s, ce qui est une vitesse tout à fait considérable. Il a une grande influence sur le champ magnétique terrestre.

 


Une découverte révolutionnaire : la radioastronomie


James Maxwell (1831-1879), le célèbre physicien anglais, avait pressenti le caractère électromagnétique de la lumière, découverte majeure qui fut prouvée par son confrère allemand Heinrich Hertz (1857-1894). Celui-ci, en 1888, mit le premier en évidence l'existence d'ondes radio, utilisables comme moyen de transmission. Ces deux géants de la physique, qui ont chacun une unité qui porte leur nom (1), allaient être à la base de tous les développements ultérieurs qui ont débouché sur une autre découverte révolutionnaire et totalement imprévisible pour tous les chercheurs antérieurs : les corps célestes, et l'Univers en général, nous envoient des messages sous forme de rayonnements invisibles mais néanmoins décelables à certaines longueurs d'onde.


La radioastronomie (2), à l'origine de laquelle est attaché le nom de l'ingénieur américain Karl Jansky (1905-1950) qui mit en évidence, en 1931, l'existence d'ondes venant de l'espace, permit de se rendre compte de l'extraordinaire violence de l'Univers, à travers l'étude d'une multitude d'astres différents. Le Soleil fut bien sûr le premier sujet d'étude, ses émissions ayant des conséquences directes pour la Terre, mais rapidement les radioastronomes mirent en évidence des "objets" et des "phénomènes" nouveaux (3), comme les quasars, les pulsars, les radioétoiles, les radiogalaxies, les restes de supernovae, les nuages et les molécules interstellaires, le rayonnement cosmologique et le rayonnement synchrotron. On peut vraiment dire qu'avec la radioastronomie, c'est une nouvelle vision de l'Univers qui apparut, beaucoup plus complète (et aussi complexe) que l'ancienne qui se limitait à la fort étroite fenêtre optique. Des raies spectrales particulièrement intéressantes furent mises en évidence, comme la "raie 21 cm" de l'hydrogène à l'état atomique.


Les différents types de rayonnements

 


La Terre reçoit constamment du Soleil et de l'Univers galactique et même extragalactique des ondes électromagnétiques sous forme de rayonnements, dont l'œil humain (appareil d'enregistrement très imparfait) ne perçoit qu'une très faible partie : la lumière visible.


On sait que ces ondes éléctromagnétiques rencontrent la Terre à diverses longueurs d'onde et ces divers rayonnements extraterrestres sont étudiés avec soin par les astrophysiciens (4). Ceux-ci essaient de percer leurs secrets et de comprendre ainsi les divers phénomènes qui se produisent dans l'Univers, grâce notamment à des ballons-sondes, des fusées et des satellites spécialement équipés, car notre atmosphère est opaque à la plus grande partie du spectre électromagnétique.


Les ondes visibles ont des longueurs d'onde s'étalant de 3000 à 8000 angströms (c'est-à-dire allant de 0,3 à 0,8 micromètre) : c'est la fenêtre optique. On démontre en physique que l'énergie transportée par un photon (particule de charge nulle associée à une onde éléctromagnétique) est inversement proportionnelle à sa longueur d'onde. Cela signifie que les rayonnements ultraviolet (UV), X et gamma qui suivent le rayonnement visible dans le spectre électromagnétique ont une longueur d'onde de plus en plus petite et une énergie de plus en plus élevée. Le domaine de l'ultraviolet s'étale de 100 à 3000 angströms, celui des rayons X de 0,2 à 100 angströms (leur énergie va de 0,1 à 50 keV) et celui des rayons gamma concerne les longueurs d'onde inférieure à 0,2 angström (leur énergie est supérieure à 50 keV). Ces trois catégories de rayonnements sont principalement d'origine solaire, mais proviennent aussi pour une petite part d'objets galactiques.


Il faut insister sur cette chance extraordinaire qu'ont les astronomes contemporains de posséder une matière première comme la lumière, qui est diffusée par les astres de l'Univers sous des formes diverses, et de savoir en déchiffrer le contenu (le message) grâce à la spectroscopie. Longtemps, leurs prédécesseurs en furent réduits à l'étude de la seule fenêtre optique. La technique, adjointe numéro 1 de la science, a permis progressivement d'ouvrir d'autres fenêtres, véritables ouvertures sur un monde qui ne demande qu'à se laisser déchiffrer :


– le rayonnement infrarouge pour tout ce qui est froid ;
– le rayonnement ultraviolet pour tout ce qui est chaud ;
– le rayonnement radio pour tout ce qui est bruyant ;
– les rayonnements X et gamma pour tout ce qui est violent.


Toute une gamme hétéroclite d'objets et de particules totalement insoupçonnés auparavant a pu être mise en évidence. Une chose est sûre, l'Univers est extrêmement violent, même si l'homme, à son échelle et avec sa "vue basse et sélective", ne s'en rend pas compte. Comme nous l'avons montré au chapitre 5, nous vivons bien dans un Univers cataclysmique, à une échelle qui nous dépasse largement.

 


L'astronomie de la violence

 


On appelle astronomie de la violence celle concernant les rayonnements X et gamma (5/6). C'est tout à fait justifié. Le développement de la recherche spatiale, à partir des années 1960, a permis d'observer notre Univers dans des domaines du spectre électromagnétique jusque-là inexplorés, pour la bonne raison que notre atmosphère terrestre est un écran fort efficace pour toute une série de rayonnements. On sait que c'est grâce à cette atmosphère "imperméable" (en période ordinaire) que la vie terrestre est possible (sous sa forme actuelle), car les photons les plus énergétiques (ultraviolets, rayons X et gamma) sont piégés et n'atteignent pas le sol. Cette astrophysique des hautes énergies a donc connu un développement prodigieux en moins d'un demi-siècle et a totalement renouvelé notre conception de l'Univers.


Deux satellites spécialisés, l’allemand ROSAT (RÖntgenSATellit) (7), lancé en 1990, et l’américain GRO (Gamma Ray Observatory) (8), baptisé par la suite Compton, lancé en 1991, ont permis à l'astronomie des rayons X de faire (déjà) sa première révolution et ont contribué à une multitude de découvertes.


L'astronomie gamma, qui est la plus énergétique (après celle concernant les rayons cosmiques), concerne des longueurs d'onde inférieures à 0,01 angström (rappelons que la fenêtre optique s'étale entre 3000 et 8000 angströms). Les astrophysiciens des hautes énergies caractérisent plutôt les photons gamma par leur énergie, exprimée en kiloélectrons-volts (1 keV = 103 eV) ou même en mégaélectrons-volts (1 MeV = 106 eV). Ainsi on observe des photons galactiques avec une énergie supérieure à 50 MeV.


Nous l'avons dit, l'astronomie X et gamma, c'est l'astronomie de la violence. C'est la raison pour laquelle ses sources sont généralement associées aux phases ultimes, cataclysmiques, de l'évolution des étoiles massives, comme les supernovae, les étoiles à neutrons et même les trous noirs. On sait, en particulier, que l'explosion des supernovae contribue à la formation d'éléments plus lourds que le fer (que la nucléosynthèse ordinaire n'est pas en mesure de produire) qui s'accompagne de l'émission de raies gamma caractéristiques des divers éléments nouvellement créés. Ces supernovae sont également associées à des émissions violentes de rayons X et radio, comme c'est le cas pour notre nébuleuse du Crabe, résidu de la supernova de 1054 observée par les Chinois dans la constellation du Taureau. On parle aujourd’hui d’hypernovae.


Le rayonnement gamma se caractérise par des sursauts de très courte durée (souvent inférieurs à une seconde), des bouffées d'énergie émises de toutes les directions de l'Univers que l'on qualifie souvent de flashs, tellement leur durée est infime à l'échelle du temps astronomique. Ce n'est que dans les années 1990 que l'on a pu réellement mettre en évidence une "contrepartie" à ces sursauts dans les trois autres domaines du rayonnement : les domaines visible, infrarouge et X. L'apport d'autres satellites modernes, comme l'américain Hubble (pour le visible) et l'italo-néerlandais BeppoSAX (pour les domaines X et gamma), a été déterminant et a complété le fantastique travail effectué par ROSAT et GRO.


La première question que se sont posé les astrophysiciens est bien sûr celle-ci : " Où tous ces phénomènes prennent-ils naissance : dans la Galaxie ou dans le domaine extragalactique ? ". Plusieurs milliers de sursauts gamma ont déjà été répertoriés par les différents satellites spécialisés qui se sont succédé. Il semble aujourd’hui indiscutable qu'ils proviennent de toutes les directions de l'Univers, ce qui privilégie l'origine extragalactique, puisqu'une origine uniquement locale (galactique) devrait déboucher sur une distribution préférentielle le long de la Voie Lactée. Cette hypothèse extragalactique a de plus en plus de partisans puisqu’elle répond mieux aux observations, mais deux autres "écoles" postulent pour une origine principalement galactique.


Certains astrophysiciens dans les années 1980 penchaient plutôt pour un gigantesque halo de matière entourant notre Galaxie à quelque 320 000 années lumière, qui se serait formé à la suite de l'éjection d'étoiles à neutron galactiques. La question associée à cette hypothèse "galactocentrique" était donc celle-ci : " Pourquoi n'observe-t-on pas une concentration de sursauts gamma autour des galaxies voisines, notamment celle d'Andromède qui est très proche à l'échelle de l'Univers ? ".


Une troisième "école" était résolument progalactique et prônait une origine proche pour les sursauts gamma, car ceux-ci existent aussi, cela est indéniable. Pour la première fois le 28 février 1997, un sursaut gamma, baptisé GRB 970228 (GRB pour Gamma Ray Burst et les chiffres pour la date concernée), qui a duré 80 secondes et qui a pu être localisé avec précision, a été également enregistré en X. Dès le 3 mars, l'intensité du sursaut avait diminué d'un facteur 20. En moins d'un mois, la source s'est déplacée sur le ciel de quelques millièmes de seconde d'arc. Ce mouvement infime, mais très important pour la crédibilité des différents modèles en concurrence, est compatible avec une étoile dense et proche, puisque située à environ 320 années lumière. L'origine galactique est donc quasi certaine pour ce sursaut.


Mais cela ne veut pas dire que les autres hypothèses doivent être éliminées pour autant. Rien n'empêche que les trois hypothèses dont nous avons parlé (et même d'autres) soient vraies, puisqu'il n'y a aucune raison de croire que les événements cosmiques de toute nature soient différents dans les différentes régions de l'Univers. Partout, les mêmes causes ont les mêmes effets. Simplement, évidemment, les événements galactiques étant les plus proches, ils ont une meilleure chance d'être détectés et d'être privilégiés dans les modèles des astrophysiciens.


Reste à savoir une chose essentielle : pourquoi une telle violence ? L'imagination des scientifiques, surtout des astrophysiciens, a fait merveille sur ce sujet totalement neuf, et plus d'une centaine d'hypothèses ont été proposées. Différents modèles répondent mieux aux observations, critère indispensable pour un minimum de crédibilité. Parmi ceux-ci, celui de l'étoile à neutron tient la corde, même si d'autres restent tout à fait possibles.


Rappelons qu'une étoile à neutron est une étoile extrêmement dense (densité voisine de 100 millions de tonnes par cm3) et de très petites dimensions (diamètre de 10 à 20 km seulement) qui est constituée essentiellement d'un gaz de neutrons. Leur masse est comprise entre 1,5 et 3 masses solaires, insuffisante pour avoir créé un trou noir (minimum 4 masses solaires et diamètre de 25 km environ). Les étoiles à neutron sont le résidu stellaire des explosions de supernovae et se manifestent sous forme de pulsars. Ces objets cosmiques, découverts en 1967, sont des sources de rayonnement bien connues (surtout dans le domaine radio, mais aussi domaines optique, X et gamma) qui se caractérisent par des émissions très brèves et extrêmement régulières (avec des périodes comprises entre 1,5 milliseconde et plus de 3 secondes), en relation certaine avec leur rotation extraordinairement rapide.


Pour les partisans de l'hypothèse extragalactique, la production des rayonnements serait liée à la coalescence (fusion) d'étoiles à neutron, ou bien encore à la rencontre entre une étoile à neutron et un trou noir. L'énergie dégagée serait liée à des tremblements du pulsar dus principalement à la vitesse de rotation vertigineuse et se traduirait par l'émission des bouffées de rayonnement observées.


Mais, répétons-le, nous n'en sommes qu'au tout début des recherches et bien des surprises attendent les astrophysiciens. Leurs modèles sont toujours bien simplistes comparés à la réalité et à la complexité des phénomènes cosmiques. Pour le moment, d'après tous les spécialistes, les sursauts gamma constituent l'un des mystères les plus épais de l'Univers. Le XXIsiècle permettra dans ce domaine (comme dans beaucoup d'autres) des avancées, sinon décisives tout au moins significatives.


Les brillants résultats obtenus dans cette spécialité de l’astronomie de la violence sont l’occasion de rappeler tout le bénéfice que les astrophysiciens sont en droit d’espérer de l’apport de futures sondes spécialisées. L’argent investi ne l’est pas en vain.

 


Les rayons cosmiques

 


Il existe encore un rayonnement extraterrestre beaucoup plus énergétique que les précédents, connu sous le nom de rayonnement cosmique (9) . Il s'agit d'un flux de particules chargées électriquement (et non plus de photons comme c'est le cas pour les rayons X et gamma), constitué principalement de noyaux d'atomes d'hydrogène appelés protons (90 %) et de particules alpha (noyaux d'hélium), provenant du Soleil et de la Galaxie et qui traversent l'Univers à une vitesse voisine de celle de la lumière.


Dans ce rayonnement figurent encore en quantité très secondaire des noyaux d'atomes plus lourds (jusqu'au groupe du fer, de masse atomique 56), des électrons et des photons gamma. Les physiciens ont observé que l'énergie individuelle de certaines particules du rayonnement cosmique peut dépasser 1014 MeV, ce qui est absolument énorme, puisque c'est une énergie suffisante pour envoyer une masse de 1 kg à plusieurs mètres de hauteur.

Fort heureusement, en période normale, c'est-à-dire quand la Terre possède son champ magnétique et sa magnétosphère, la plupart de ces rayonnements cosmiques (qui sont des particules chargées, rappelons-le car c'est très important) subissent l'influence de ce champ magnétique et sont piégés dans les ceintures de Van Allen. Celles-ci ont été découvertes par le physicien et astronome américain James Van Allen (1914-2006) dès le début de l'ère spatiale. C'est en dépouillant les données transmises par le satellite Explorer, lancé en 1958 par la NASA, que ce chercheur mit en évidence un flux de particules de haute énergie piégées dans la magnétosphère terrestre.


Il nous faut dire quelques mots sur cette magnétosphère terrestre qui est un paravent indispensable en période normale. On la définit comme la zone extérieure à l'atmosphère s'étendant autour de la Terre, dans laquelle le champ magnétique subit l'influence de l'activité solaire. Elle a une forme très particulière puisque le champ magnétique est déformé sous l'effet du vent solaire et que les perturbations subies ne sont pas partout identiques. De ce fait, la partie tournée vers le Soleil, "côté jour", est comprimée et s'étend seulement jusqu'à dix ou quinze rayons solaires (70 000 à 100 000 km), alors que l'autre partie, "côté nuit", s'étend très profondément dans l'espace (plusieurs centaines de rayons terrestres).


Comme nous le verrons dans les chapitres consacrés aux conséquences de l'impactisme, quand cette magnétosphère ne fait plus son office de paravent lors de la disparition du champ magnétique, c'est la catastrophe pour la vie (la vie existante s'entend). Les rayonnements de toute nature, et notamment les rayons cosmiques qui sont les plus énergétiques, franchissent le mur de l'atmosphère et l'irradiation cosmique joue à plein, avec comme conséquence immédiate une augmentation notable de la radioactivité. A forte dose, la majorité des espèces terrestres n'aiment pas cela !


Pour en revenir aux rayons cosmiques en période normale, c'est-à-dire durant au moins 90 % du temps, outre la partie piégée dans les ceintures de Van Allen, une autre partie se heurte à la carapace atmosphérique. La très grande majorité de ces rayons primaires de très haute énergie rescapés se désintègre à l'occasion de collisions (10) avec les atomes de l'atmosphère, pour former des gerbes de particules secondaires moins énergétiques. Celles-ci, à leur tour, en entrant en collision avec d'autres atomes atmosphériques engendrent une troisième génération de particules, et ainsi de suite. Il en résulte que le rayonnement cosmique reçu à la surface terrestre est en grande partie composé de produits de désintégration (11).


En période ordinaire, on a constaté que l'intensité du flux du rayonnement cosmique augmente d'environ 20 % lorsque l'on passe de l'équateur au pôle, cela étant dû à la forme caractéristique de la magnétosphère et de l'épaisseur, variable selon les latitudes, des diverses couches atmosphériques. Quoique très affaiblis en arrivant au sol, les rayons cosmiques maintiennent depuis toujours à la surface de la Terre un taux important de radioactivité, bien supérieur à celui engendré par les activités humaines, même à l'époque actuelle avec la prolifération des centrales nucléaires. Contrairement à la radioactivité à haute dose dont nous avons parlé et qui est néfaste, la relativité normale, ordinaire, est bénéfique à la croissance harmonieuse des êtres vivants.


L'étoile Soleil


Le Soleil (12/13) est le maître absolu du Système solaire (il représente à lui tout seul 999/1000 de la masse totale), bien qu'il soit intrinsèquement une étoile banale de la Galaxie (type G2 et magnitude absolue + 4,8). En première approximation, c'est une sphère de gaz incandescents, d'un rayon de 696 000 km (soit 109 rayons terrestres) et d'une masse de l'ordre de 2,1027 tonnes (333 000 masses terrestres en gros), au centre de laquelle la température atteint près de 15 millions de degrés. Sa densité moyenne est de 1,4 g/cm3 (soit environ un quart de la densité terrestre). On considère qu'il est constitué en gros de 73 % d'hydrogène, de 25 % d'hélium et de 2 % seulement d'éléments plus lourds (parmi lesquels le carbone, l'azote, l'oxygène et le fer). Sa surface nous est bien connue avec ses diverses manifestations de violence dont certaines ont des répercussions jusque sur la Terre.


C'est dans le noyau solaire (le cœur nucléaire qui pourrait atteindre jusqu'à 20 % du rayon de l'étoile), que l'on soupçonne d'avoir une densité de l'ordre de 140/160 g/cm3 (soit 100 fois la densité moyenne) qu'a lieu l'essentiel de la production d'énergie par la classique transformation d'hydrogène en hélium selon deux processus différents : le cycle proton-proton et le cycle carbone-azote. On sait que cette "combustion nucléaire" libère une fantastique quantité d'énergie, sous une double forme de chaleur et de lumière. Car c'est cela la principale caractéristique du Soleil : c'est une machine à fournir de l'énergie. A chaque seconde, on estime qu'environ 600 millions de tonnes d'hydrogène sont "brûlés", un chiffre tellement énorme qu'il ne parle pas vraiment à l'échelle humaine.


Le cheminement de l'énergie produite dans le Soleil a été étudié très en détail par les astrophysiciens solaires et il est bien connu, du moins dans ses grandes lignes.


L'anatomie du Soleil


En partant du centre vers l'extérieur, on se trouve en présence de six zones, d'une importance très différente. Les trois premières occupent chacune environ un tiers du rayon solaire, les trois zones externes que sont la photosphère (la surface du Soleil), la chromosphère et la couronne (l'atmosphère) ne constituant que la partie visible du Soleil.


Nous allons dire quelques mots sur ces six zones, car il est indispensable de savoir le strict minimum sur notre étoile, source numéro un de l'impactisme particulaire.


le noyau. Le centre du Soleil est occupé par un noyau (ou cœur), entre 0 et 0,3 rayon solaire, au sein duquel la température varie de 15 millions de degrés au centre à 7 millions à l'extérieur. La densité est de l'ordre de 150 g/cm³ et baisse jusqu'à 10 g/cm³ à la limite du noyau. Evidemment, dans ces conditions extrêmes, aucune combinaison moléculaire n'est possible et les atomes sont ionisés. Le plasma central est constitué d'ions d'hydrogène et d'hélium en agitation thermique permanente. C'est dans ce cœur de l'étoile qu'a lieu pour l'essentiel la transformation d'hydrogène en hélium et aussi la production des neutrinos. Il faut aussi savoir que ce cœur est déjà appauvri en hydrogène après une vie de 4,6 milliards d'années et que c'est donc entre 0,1 et 0,2 rayon solaire que la production d'énergie est maximale.


la zone radiative. C'est la zone intermédiaire comprise entre 0,3 et 0,7 rayon solaire, de loin la plus massive. La température diminue de l'intérieur vers l'extérieur de 7 à 1 millions de degrés et la densité de 10 à 1. Les photons produits dans le noyau traversent cette large zone en transportant la quasi-totalité de l'énergie solaire vers la surface, à une vitesse très lente puisqu'on estime à quelques millions d'années le temps nécessaire. Dans le vide un tel trajet serait effectué par la lumière en à peine une seconde.


la zone convective. C'est la zone externe comprise entre 0,7 et 0,999 rayon solaire, qui ne représente seulement que 2 % de la masse de l'étoile. La température diminue de 1 million de degrés à 15 000 K et la densité de 1 g à 3 ´ 10-6 g/cm³. Son rôle principal est d'évacuer vers l'extérieur l'énergie générée par les deux zones internes. On pense qu'elle est traversée de "tubes" de champ magnétique responsables de l'activité solaire et de son cycle et qu'elle est le lieu d'un formidable brassage de matière et de rayonnement.


la photosphère. C'est la "surface" du Soleil à laquelle on attribue une profondeur de l'ordre de 400 km seulement. La température augmente de l'extérieur (4000 K) vers l'intérieur (8300 K) avec une moyenne de 6000 K environ. La pression et la masse augmentent également quand on s'enfonce vers l'intérieur. Cette surface se caractérise par sa structure granulée, avec des granules de forme ronde ou polygonale, d'un diamètre pouvant aller de 200 à 1800 km, qui sont des bulles de gaz de 200 à 300° plus chaudes que la surface. C'est dans cette zone qu'apparaissent les taches solaires, baromètre de l'activité solaire.


la chromosphère. Cette couche a environ 8000 km d'épaisseur, avec une température de 5000 K dans la partie basse et de 20 000 K dans la partie haute. C'est déjà l'atmosphère du Soleil, considérée comme l'atmosphère basse, c'est-à-dire une zone très inhomogène en température et en densité, formée d'une grande variété de structures différentes : spicules, protubérances, facules. Elle est le siège des éruptions solaires, phénomène important lié souvent à l'apparition des taches solaires.


la couronne solaire. C'est la partie extérieure de l'atmosphère solaire, zone de transition entre le Soleil lui-même et l'espace interplanétaire, dont l'aspect varie en fonction de l'activité solaire. En fait, on distingue plusieurs composantes coronales (K, F, E et T). La caractéristique essentielle de la couronne est son extraordinaire température qui peut atteindre plusieurs millions de degrés, c'est-à-dire près de 1000 fois plus que la température de la chromosphère.


On voit à travers l'étude très sommaire des six zones principales du Soleil comment l'énergie, formée dans le cœur, traverse ensuite les couches radiative et convective, atteint la photosphère et quitte l'étoile. Le Soleil est bien une formidable machine à produire de l'énergie, et à produire aussi les conditions nécessaires à la vie. Sans Soleil, évidemment pas de vie.


Le satellite américano-européen SOHO (SOlar and Heliosphere Observatory) (14), lancé en 1995 pour étudier le Soleil sous toutes les coutures, a permis plusieurs avancées décisives. Il a notamment découvert dans le Soleil, près des deux pôles, d'étranges mouvements gazeux comparables aux courants-jets de l'atmosphère terrestre. Ces courants polaires sont de véritables "fleuves de plasma", comme les ont appelés les spécialistes, qui circulent sous la surface solaire à environ 130 km/heure. D'autre part, des phénomènes analogues aux alizés terrestres ont été aussi repérés près de l'équateur dans deux ceintures larges de 65 000 km, de part et d'autre de cet équateur solaire. Ils se traduisent par des bandes gazeuses en interaction qui se déplacent à des vitesses différentes et qui ont une durée de vie de 11 ans, comparable et en liaison avec celle du cycle solaire. Ce double phénomène très intéressant est totalement indiscernable de la Terre et il a fort surpris les spécialistes du Soleil.


Mais ces nouveautés peuvent-elles vraiment être qualifiées de "surprises" ? Il est bien évident que nous ne sommes pas au bout de nos surprises avec notre étoile. On ne connaît encore que très imparfaitement l'intérieur du Soleil, et les modèles actuels devront être constamment réactualisés. Les sondes spécialisées, notamment, permettront de nombreuses autres avancées significatives.


Le Soleil et la Terre


Le Soleil est notre étoile et il est donc de très loin l'astre principal du Système solaire (15/16), puisque nous avons dit qu'il monopolise à lui seul 999/1000 de la masse totale. Et pourtant, ce Soleil n'est qu'une étoile absolument insignifiante par rapport aux milliards d'autres qui peuplent la Galaxie. On voit bien le rapport de force de tous les composants de l'Univers : l'homme n'est rien par rapport à la Terre, qui n'est rien par rapport au Soleil, qui n'est rien par rapport à la Galaxie, qui n'est rien par rapport à l'Univers dans son ensemble. La Terre n'existe qu'à l'échelle du Système solaire, dont elle est un élément tout à fait mineur, même si nous, ses habitants, lui accordons une importance un peu démesurée.


Bien évidemment, la vie terrestre est totalement tributaire du Soleil, et elle n'existe qu'en fonction de lui et grâce à lui. Nos ancêtres l'avaient bien compris, eux qui en firent leur premier dieu, celui à qui ils devaient tout.


Cette vie ne peut exister que parce que le Soleil est une étoile relativement stable, même si elle a une activité permanente légèrement variable selon les époques. Certains astronomes (17) considèrent que le Soleil est en fait une étoile magnétique variable et quasi périodique possédant une récurrence de 22 années. D'autres ont noté depuis longtemps (18) que si le Soleil était une étoile très variable, comme Mira Ceti (la Merveilleuse de la Baleine) par exemple, dont le débit d'énergie varie d'un facteur 100 en 330 jours, l'équilibre thermique de la Terre en serait très profondément modifié, avec des conséquences inévitables sur le monde vivant. La biosphère serait détruite dans sa quasi-totalité et l'homme bien sûr n'existerait pas, n'aurait jamais pu exister.


Cette importance démesurée que l'homme s'accorde peut être battue en brèche quand le Soleil pique une petite colère, ou plus simplement en période de forte activité solaire. Car, comme toutes les autres étoiles comparables, il génère toute une gamme de rayonnements qui ont une interactivité avec l'atmosphère terrestre, et donc avec nous.


Dans le Parisien Libéré du 18 février 1980 (19), un très intéressant article concernant la période d'activité solaire alors près de son maximum commençait avec un gros titre accrocheur : " Lorsque le Soleil brûle... la Terre s'enflamme ", suivi du chapeau de présentation suivant :

 

" Lorsque le soleil brûle, la terre s'enflamme. Pas au sens propre bien sûr, mais il est aujourd'hui démontré que les périodes d'intense activité solaire comme celle que nous traversons en ce moment ont des répercussions sur notre planète, aussi bien sur la vie des plantes que sur celle des hommes. Or, en notre année 1980, alors que des crises graves secouent le monde, les éruptions qui bouleversent la couronne solaire sont les plus importantes que l'on ait jamais connues. Ceci explique-t-il cela ? On peut se le demander et certains savants en sont persuadés, même s'ils n'osent pas le dire tout haut. "

 

Quels sont les rapports exacts entre l'activité solaire et la vie terrestre ? La liaison est indéniable, mais à quel niveau ? On connaît surtout bien sûr le problème des cernes des arbres qui ont permis de repérer les années chaudes dans le passé historique et ainsi d'établir un calendrier climatologique d'une fiabilité incontestable, en liaison avec le cycle solaire. Autre exemple bien connu : la variabilité de l'atmosphère et la quasi-impossibilité de prédire le retour de certains satellites qui ont vu leur durée de vie sérieusement écourtée (notamment Skylab 1 en 1979) parce que la haute atmosphère était nettement plus dense que prévu, anomalie en relation certaine avec l'activité solaire.


Cette corrélation entre le cycle solaire et les perturbations qui affectent notre globe intrigue, mais jusqu'où peut-on aller ? Certains médecins, durant le second semestre de 1979, ont annoncé une recrudescence significative des crises cardiaques et une nervosité très sérieusement accrue chez les jeunes alors que l'activité solaire était proche du maximum. Ils voyaient la raison de ces troubles dans les orages magnétiques supportés par la Terre et beaucoup plus violents qu'en période calme. Humains et animaux seraient plus "électriques" en période de forte activité solaire, avec des conséquences parfois imprévisibles sur leur comportement psychique. Nous reparlerons de cet intéressant sujet dans la partie " Conséquences ", mais nous allons voir maintenant ce qu'il faut savoir des éruptions solaires et du vent solaire.

 

Notes

 


1. Rappelons que le maxwell (symbole Mx) est l'unité de flux du système électromagnétique CGS et que le hertz (symbole Hz) est l'unité de fréquence (1 Hz est la fréquence d'un phénomène dont la période est de 1 seconde).


2. Naissance de la radioastronomie (ouvrage collectif), Les Cahiers de la Science, HS 8, 1992.


3. L'astronomie de l'invisible (ouvrage collectif), Sciences et Avenir, HS 33, 1980.


4. H. Breuer, Atlas de la physique (Livre de Poche, coll. La Pochothèque, 1997). Titre original : Atlas zur physik (1987). Une mine de renseignements pour les non-spécialistes.


5. J.-P. Dufour, Sur la trace des phénomènes les plus violents de l'Univers, Le Monde, p. 24, 25 avril 1997.


6. G. Vedrenne, L'astronomie des sursauts gamma, La Recherche, 122, pp. 536-545, 1981.


7. B. Aschenbach, H.-M. Hahn and J. Trümper, The invisible sky (Verlag, 1998). Ce livre, sous-titré Rosat and the age of X-astronomy, raconte l’histoire du formidable satellite allemand ROSAT, spécialisé dans l’étude des sources célestes de rayonnement X qui a permis la découverte de plus de 120 000 sources nouvelles. C’est l’un des grands satellites de l’astronomie moderne qui a démontré que l’Univers invisible est incroyablement violent.


8. Cet observatoire spatial, d'un poids de 17 tonnes, est équipé de quatre appareils d'observation différents, notamment d'un détecteur de rayons gamma appelé Batse (Burst And Transient Source Experiment) qui s'est avéré exceptionnellement efficace et utile pour le progrès de l'astrophysique.


9. J.-N. Capdevielle, Les rayons cosmiques (PUF, QS 729, 1984).


10. Comme nous le disons souvent, les collisions sont la règle dans l'Univers, aussi bien au niveau macroscopique qu'à celui des particules.


11.
J. Linsley, Les rayons cosmiques de très haute énergie, Pour la Science, 11, pp. 61-72, 1978.


12. J.-C. Pecker, Sous l'étoile Soleil (Fayard, 1984).


13. P. Lantos, Le Soleil en face (Masson, 1997). Un excellent livre sur le Soleil et sur les rapports Soleil-Terre qui nous sert de référence principale. On se rend compte à sa lecture de l'extrême importance de la magnétosphère terrestre qui sert littéralement de paravent pour un grand nombre de radiations particulièrement dangereuses.


14. F. Baudin et S. Koutchmy, La mission SoHO. Vers un nouveau Soleil ?, L’Astronomie, 111, pp. 286-311, 1997.


15. Sciences et Avenir (collectif), Soleil. Le destin d'une étoile, HS 107, 1996.


16. A. Acker, Astronomie. Introduction (Masson, 1992).


17. R.-M. Bonnet, Le Soleil, étoile variable, Revue du Palais de la Découverte, 6, 58, pp. 24-43, 1978.


18. A. Boischot, Le Soleil et la Terre (PUF, QS 1233, 1966).


19. F. Lancel, Lorsque le Soleil brûle... la Terre s'enflamme, Le Parisien Libéré, p. 26, 18 février 1980.

 



A suivre...

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Par Adriana Evangelizt - Publié dans : Le Soleil responsable du Réchauffement
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Vendredi 8 mai 2009



 

DÉLUGE ET CATASTROPHISME BIBLIQUE


Extrait du livre LA TERRE BOMBARDEE

de Michel-Alain Combes

Son site






La Bible, le livre incontournable


Avec l'émergence du christianisme, à partir du premier siècle de notre ère, la Bible s'imposa très progressivement comme un livre majeur dans les pays christianisés, et les écrits qu'elle contient le dogme. Au Moyen Age, la Bible était devenue LE Livre, supplantant tous les autres, notamment les grands textes des Anciens, ravalés souvent au rang de balivernes quand la Nature y primait le Créateur. Toutes les doctrines et idées mûries au cours des siècles, tous les mythes et légendes transmis scrupuleusement depuis toujours n'étaient que fadaises à oublier. Seuls les textes sacrés qui avaient eu la chance de recevoir "l'imprimatur" (les apocryphes aussi étaient mis à l'écart) avaient force de loi. Cela explique un peu pourquoi la marge de manœuvre des rares érudits du Moyen Age était si étroite. A certaines époques, il n'était pas facile de jouer les francs-tireurs sans hypothéquer sa propre sécurité. Inutile de dire que tout cela n'est pas bon pour l'évolution des idées.


Cette triste réalité rappelée, il n'en demeure pas moins que la Bible est un recueil de textes dont certains sont très intéressants pour le sujet qui occupe principalement dans ce livre : l'impactisme et le catastrophisme d'origine cosmique. La Bible n'est pas avare de catastrophes voulues par Dieu pour punir les humains récalcitrants et pêcheurs invétérés. Nous allons parler ici principalement des textes et des idées, réservant pour les chapitres 18 et 19 l'interprétation scientifique que l'on se fait aujourd'hui de ces catastrophes diverses à la lumière des connaissances modernes. Il faut savoir, en effet, que le
XXe siècle a permis de faire sur plusieurs points importants le tri entre réalité et légende, et même parfois d'obtenir des résultats incontestables et incroyables sur certains sujets que l'on pensait être des énigmes à jamais indéchiffrables. La possibilité de datations précises, notamment, a été un progrès extraordinaire qui a permis de préciser le calendrier d'événements distincts totalement imbriqués (à tort) les uns dans les autres, car "écrasés" par le temps.


Le Déluge biblique, le premier grand fléau


Quelle définition peut-on donner du Déluge biblique ? Dans son monumental Dictionnaire de la Bible, André-Marie Gerard (1918-1989), donne parmi beaucoup d'autres les renseignements suivants (1) :

" Cataclysme où, selon le texte biblique et les plus anciennes traditions d'Orient, périrent sous les eaux l'ensemble des vivants répandus sur la terre ; seuls échappèrent par la faveur divine à cette destruction un homme et sa famille, géniteurs d'une humanité nouvelle, et les spécimens des autres espèces qu'ils avaient sauvés avec eux afin d'assurer le renouvellement de toute la vie terrestre au terme de l'inondation...


Dans la forme que nous lui connaissons, le récit apparaît comme la combinaison de deux documents rédigés au
Xe ou IXe siècle et au VIe siècle av. J.-C., à partir de la tradition orale et écrite d'Israël...


Il n'est pas impossible que la monstrueuse inondation dont les archéologues ont par exemple relevé les traces dans la région d'Our ait été "le Déluge" dont fait état la tradition des peuples de Mésopotamie : une couche alluvionnaire de trois mètres d'épaisseur environ, vide de tout vestige de l'industrie humaine, sépare des couches riches en débris révélateurs de deux civilisations de niveaux très différents ; sa formation daterait du début du quatrième millénaire. "

A noter surtout le fait que la rédaction du texte biblique concernant le Déluge date du Ier millénaire avant J.-C. Autant dire qu'on ne sait rien de concret sur ce qui s'est vraiment passé.


Si l'on se réfère au Livre de la Genèse, placé en tête des cinq livres du Pentaleuque et donc le premier de la Bible elle-même (2), le Déluge est présenté de la manière suivante, étant bien entendu qu'il s'agit d'une "punition" infligée par Dieu aux humains :

" L'an six cent de la vie de Noé, le deuxième mois, le dix-septième jour du mois, en ce jour-là, se fendirent toutes les fontaines du grand Abîme et s'ouvrirent les écluses des cieux. Il y eut averse sur la terre quarante jours et quarante nuits...

Les eaux grandirent et s'accrurent beaucoup, beaucoup, au-dessus de la terre et toutes les hautes montagnes qui existent sous tous les cieux furent recouvertes. Les eaux avaient grandi de quinze coudées de haut et les montagnes avaient été recouvertes. Alors expira toute chair qui remue sur la terre : oiseaux, bestiaux, animaux, toute la pullulation qui pullulait sur la terre, ainsi que tous les hommes. Tout ce qui avait en ses narines une haleine d'esprit de vie, parmi tout ce qui existait sur la terre ferme, tout mourut. Ainsi furent supprimés tous êtres qui se trouvaient à la surface du sol depuis les hommes jusqu'aux bestiaux, jusqu'aux reptiles et jusqu'aux oiseaux des cieux. Ils furent supprimés de la terre, il ne resta que Noé et ceux qui étaient avec lui dans l'arche. Et les eaux grandirent au-dessus de la terre durant cent cinquante jours. "

La Genèse date le Déluge en l'an 600 de la vie de Noé, le patriarche biblique acteur de l'événement. La chronologie des divers patriarches bibliques étant connue, tout au moins approximativement, les exégèses de la Bible ont situé en général le cataclysme en l'année 1657 de la création du monde, que l'on apparente à l'année 2349 avant notre ère. Le Déluge biblique serait donc un événement ayant eu lieu durant le IIIe millénaire, à une période où plusieurs civilisations avancées étaient déjà en place et furent, sinon les témoins directs, tout au moins indirects par les témoignages qu'ils eurent à connaître de leurs voisins.


L'origine de la catastrophe reste bien sûr imprécise, plusieurs possibilités acceptables étant en concurrence pour l'expliquer. Parmi les hypothèses possibles, on pense notamment à une inondation géante résultant d'un séisme important dans le golfe Persique qui aurait entraîné une transformation des fonds marins (peu profonds), et à l'impact d'un astéroïde ou d'une comète dans le Pacifique. Nous étudierons ces hypothèses aux chapitres 18 et 19.


Sodome et Gomorrhe, la vengeance de Dieu


La Bible raconte que, à l'époque d'Abraham (XIXe siècle avant J.-C.), quatre villes proches de la mer Morte : Sodome, Gomorrhe, Adma et Seboïm furent détruites par "le feu et le soufre venant du ciel", une cinquième, Soar, étant épargnée par Dieu. La raison invoquée de cette destruction est l'impiété de leurs habitants et la perversité de leurs mœurs.

Dans l'article " Sodome " de son Dictionnaire de la Bible, A.-M. Gerard explique :

" Malgré l'intercession d'Abraham à qui Dieu avait révélé son dessein, deux anges se rendirent à Sodome pour détruire la ville. Seuls Lot et les siens furent épargnés : "Yahvé fit pleuvoir sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu venant du ciel ". Les géologues et les archéologues ont épilogué sur ce déluge "de soufre et de feu" : on a même parlé de bombe atomique. Il semble qu'une nuée ardente ou un phénomène volcanique analogue à celui qui a anéanti Pompéi ait pu se produire vers l'an 2000 avant J.-C., dans la fosse géologique qui représente la mer Morte et qui date de l'ère tertiaire. Selon certains, les villes maudites auraient été situées au nord de la mer Morte, où une exploration menée en 1930 par l'Institut pontifical biblique a relevé une grande masse de cendres ; plus nombreux sont les spécialistes qui les situent au sud, là où un fond récent n'est immergé que d'une douzaine de mètres, et où s'élève aujourd'hui le djebel Usdum, dont le nom semble avoir conservé le souvenir de Sodome et dont la contexture, du sel gemme, évoque la transformation de la femme de Lot, lors de la fuite de Lot et des siens devant l'imminence du fléau, en châtiment de sa curiosité. "

Ce deuxième grand cataclysme raconté dans la Bible date de l'époque d'Abraham et est donc beaucoup plus récent que le Déluge. Nous verrons au chapitre 18 qu'il fut probablement dû à un événement sismique. Cependant certains astronomes pensent qu'il pourrait s'agir de la chute d'un noyau cométaire sur la Terre.


Les dix plaies d'Égypte


Ces Plaies d'Égypte sont contemporaines de Moïse et de la sortie d'Égypte. Elles datent donc de la fin du XIIIe siècle avant J.-C. On croit aujourd'hui qu'elles sont liées à un très important cataclysme d'origine cosmique que nous expliquons en détail au chapitre 19 : l'impact sur la Terre de la comète/astéroïde Sekhmet. C'est la fameuse comète dont parle Pline et qui a donné lieu à certaines légendes dont nous avons parlé au chapitre 1. Nous sommes en mesure de dater avec une bonne précision ce drame cosmique dont les répercussions ont été immenses, mais totalement ignorées, étonnamment, par les historiens qui n'aiment pas que des scientifiques viennent "empiéter leurs plates-bandes". Ces historiens, comme d'autres intellectuels, sont victimes du fameux verrou psychologique que nous rencontrerons à plusieurs reprises tout au long de ce livre. La collision a eu lieu dans la dernière décennie du XIIIe siècle. Les raisons astronomiques du drame ne pouvaient être appréhendées avec précision que par des astronomes.


Pour en revenir aux Plaies d'Égypte, que nous détaillons dans le tableau 2-1 et que nous mettons en parallèle avec les fléaux de l'Apocalypse, on sait qu'en fait elles correspondent aux conséquences "normales" d'un impact cométaire, comme nous l'expliquerons au chapitre 19.


La chute de pierres et le "miracle" de l'époque de Josué


On connaît par la Bible la relation d'une importante chute de pierres qui eut lieu au temps de Josué (XIIIe-XIIe siècle av. J.-C.) dans les environs de Gabaon en Judée. Elle figure au verset XI, chapitre X, du livre de Josué :

" ... Il advint, comme ils [les Amorrhéens] fuyaient devant Israël et qu'ils étaient à la descente de Beth-Horon, que Iahvé lança des cieux contre eux de grandes pierres jusqu'à Azéquah et ils en moururent. Ceux qui moururent par les pierres de grêle furent plus nombreux que ceux que les fils d'Israël tuèrent par l'épée. "

A cette chute de pierres, sans doute importante puisqu'elle frappa l'imagination des peuples de l'Asie mineure qui en conservèrent simultanément dans leurs traditions et leurs écrits, est lié le fameux pseudo-miracle, dit "miracle de Josué", du nom du célèbre chef hébreu qui, soi-disant, arrêta la course du Soleil dans le ciel. Les versets XII à XIV, suite du précédent, racontent cet événement extraordinaire :

" C'est alors, au jour où Iahvé livra l'Amorrhéen à la merci des fils d'Israël, que Josué parla à Iahvé et dit, sous les yeux d'Israël : " Soleil, arrête-toi sur Gabaon et, Lune sur la vallée d'Ayalon ". Et le Soleil s'arrêta et la Lune stationna, jusqu'à ce que la nation se fût vengée de ses ennemis. Est-ce que ceci n'est pas écrit dans le Livre du Juste ? : " Le Soleil stationna au milieu des cieux et il ne se hâta point de se coucher, presque un jour entier. Et il n'y eut pas de jour comme celui-là ni avant, ni après lui. "... "

Les commentateurs de la Bible et les savants objectifs se sont souvent demandé quel avait bien pu être le phénomène capable de provoquer cette prolongation du jour. La première réponse relativement satisfaisante fut probablement celle donnée par l'astronome français Jean Bosler (1878-1973) en 1943 (3). Celui-ci a noté que si l'on se reporte au passage biblique en question, il ne semble pas qu'il y est eu un arrêt effectif du Soleil sur la sphère céleste, phénomène qui eut impliqué une interruption de la rotation terrestre (ce qui est absolument impossible dans le cas présent), mais plutôt une simple prolongation du jour nécessaire à l'achèvement de la victoire de Josué. La Bible raconte qu'auparavant, il y eut la fameuse chute de pierres qui fit de nombreuses victimes, mais sans voir une relation d'aucune sorte entre les deux événements.


D'après Bosler, ceux-ci étaient liés génétiquement, et il avait parfaitement raison dans son analyse. En effet, on sait aujourd'hui que ces chutes de pierres s'accompagnent parfois de nuits claires (comme en 1908 avec l'événement de la Toungouska, voir le chapitre 9), c'est-à-dire d'une prolongation inaccoutumée de la durée du jour, due à la diffusion dans la haute atmosphère de poussières solides entraînées par l'essaim ou soulevées par la catastrophe.

On pense de nos jours que le "miracle de Josué" a été causé par la désintégration dans l'atmosphère d'un petit astéroïde d'origine cométaire de quelques dizaines de mètres de diamètre, c'est-à-dire en fait d'un fragment de noyau de comète dégazée. Après sa rupture totale, ce fragment cométaire, qui se composait probablement de glace, de gaz gelés, de matière météoritique et de poussières, a provoqué la diffusion de ces poussières dans l'atmosphère. D'autre part, suite à la fragmentation complète de la matière solide sous forme de pierres plus ou moins grosses, il a été la cause de l'essaim météoritique qui décima les ennemis d'Israël.


Un vrai astéroïde aurait seulement pu causer la chute de pierres célestes, mais pas le "miracle". Inversement, une importante éruption volcanique, phénomène parfois évoqué, aurait pu illuminer l'atmosphère et prolonger la durée du jour d'une manière acceptable, mais pas causer la chute de pierres. L'explosion dans l'atmosphère d'un petit noyau cométaire au-dessus de la Judée est le phénomène le plus adéquat pour expliquer valablement cet intéressant passage biblique. Passage qui a fait couler beaucoup d'encre depuis plus de 3000 ans, notamment du côté des religieux qui, pendant des siècles, ont à toute force voulu croire à l'impossible miracle que constitue l'arrêt réel du Soleil sur sa trajectoire céleste.


L'Apocalypse de Saint Jean


Les apocalypses étaient un genre littéraire très répandu chez les auteurs de l'Antiquité, dont le but principal était de faire allusion à des personnages ou à des événements historiques passés et présents, mais en même temps, évidemment, de présager l'avenir sous un aspect cataclysmique.


L'Apocalypse
de Saint Jean, écrite vers la fin du Ier siècle après J.-C., constitue le dernier livre du Nouveau Testament (4). Sa place dans le livre religieux des Chrétiens lui a permis de traverser les siècles sans encombre, et toutes les générations de théologiens l'ont étudié en détail sans en saisir l'un des sens cachés : la réalité de l'impactisme terrestre dans les millénaires précédant l'époque de Saint Jean (5).


Car toutes ces apocalypses des auteurs anciens se répétaient l'une l'autre au fil des siècles, chaque auteur, sur un canevas de base, brodant selon ses fantasmes et ses convictions religieuses. Saint Jean n'échappe pas à la règle, il explique la fin du monde à venir, voulue par Dieu, avec de nombreuses allusions à des phénomènes d'origine cosmique, inexplicables selon lui sans la permission de l'Être divin. N'ayant pas été lui-même témoin d'une telle catastrophe, il s'inspire de textes plus anciens qui, eux, se référaient à des événements authentiques d'un lointain passé.


Nous essaierons d'étudier certaines de ces catastrophes aux chapitres 18 et 19 de ce livre, à la lumière des connaissances actuelles, mais il est intéressant de rappeler quelques-unes des citations du prophète, telles qu'elles figurent dans son Apocalypse.


 ouverture du sixième sceau

" ... il se produisit un grand tremblement de terre : le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune devint toute comme du sang, les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme les figues vertes tombent du figuier secoué par un grand vent ; le ciel se retira comme un livre qu'on roule ; toutes les montagnes et les îles furent changées de place, et les rois de la terre, les grands, les chefs, les riches, les puissants, les esclaves et les hommes libres se cachèrent dans les grottes et les rochers des montagnes..."

(Apocalypse, VI, 12, 13, 14, 15)

 

 les sept trompettes, qui sont autant de fléaux

" ... l'ange prit l'encensoir et le remplit du feu de l'autel qu'il jeta sur la terre. Et il y eut des tonnerres, des voix, des éclairs et un tremblement de terre... "

(Apocalypse, VIII, 5)


" ... il y eut de la grêle et du feu mêlés de sang qui tombèrent sur la terre, le tiers de la terre fut brûlé, ainsi que le tiers des arbres et de toute herbe verte... "

(Première trompette, Apocalypse, VIII, 7)


" ... il tomba dans la mer comme une grande montagne embrasée : le tiers de la mer devint du sang, il mourut le tiers des êtres qui étaient dans la mer et le tiers des navires périt... "

(Seconde trompette, Apocalypse, VIII, 8, 9)


" ... il tomba du ciel une grande étoile, ardente comme un flambeau ; elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux. Et l'étoile s'appelait Absinthe. Et le tiers des eaux se changea en absinthe et beaucoup d'hommes moururent de ces eaux pour être devenues amères... "

(Troisième trompette, Apocalypse, VIII, 10, 11)


" ... le tiers du soleil fut atteint, ainsi que le tiers de la lune et le tiers des étoiles, en sorte que ces astres furent obscurcis d'un tiers et que le jour perdit un tiers de sa clarté et la nuit de même... "

(Quatrième trompette, Apocalypse, VIII, 12)


" ... une étoile était tombée du ciel sur la terre, il lui fut donné la clef du puits de l'abîme. Elle ouvrit le puits de l'abîme. Il monta du puits une fumée comme d'une grande fournaise et le soleil et l'air furent obscurcis par la fumée du puits. De la fumée, sortirent sur la terre des sauterelles... Il leur fut donné non de tuer les hommes mais de les tourmenter pendant cinq mois... "

(Cinquième trompette, Apocalypse, IX, 1, 2, 3, 5, 11)


" ... le tiers des hommes périt par ces trois fléaux, à savoir le feu, la fumée et le soufre... "

(Sixième trompette, Apocalypse, IX, 18)


" le temple de Dieu s'ouvrit dans le ciel... il y eut des éclairs, des voix, des tonnerres, un tremblement de terre et une forte grêle... "

(Septième trompette, Apocalypse, XI, 19)

 

 les sept signes

" ... un signe parut dans le ciel : c'était un grand dragon rouge... il balayait le tiers des étoiles du ciel et les jetait sur la terre... il y eut un combat dans le ciel... malheur à la terre et à la mer, car le diable est descendu chez vous, en grande fureur... "

(Premier signe, Apocalypse, XII, 3, 4, 7, 12)


" ... la bête de la terre opère de grands prodiges, jusqu'à faire descendre le feu du ciel en terre aux yeux des hommes... "

(Troisième signe, Apocalypse, XIII, 13)

 

 les sept coupes de la colère de Dieu

" ... un ulcère malin et pernicieux frappa les hommes... "

(Première coupe, Apocalypse, XVI, 2)


" ... la mer devint comme du sang de cadavre et tous les êtres de la mer périrent... "

(Seconde coupe, Apocalypse, XVI, 3)


" ... les fleuves et les sources se changèrent en sang... "

(Troisième coupe, Apocalypse, XVI, 4)


" ... il fut donné au soleil de brûler les hommes par le feu ; et les hommes furent brûlés dans une grande chaleur... "

(Quatrième coupe, Apocalypse, XVI, 8, 9)


" ... le royaume de la bête fut plongé dans les ténèbres et les hommes se mordaient la langue de douleur... "

(Cinquième coupe, Apocalypse, XVI, 10)


" ... le grand fleuve de l'Euphrate dont les eaux séchèrent pour livrer passage aux rois de l'Orient... "

(Sixième coupe, Apocalypse, XVI, 12)


" ... il y eut des éclairs, des voix et des tonnerres, ainsi qu'un grand tremblement de terre, tel qu'il n'y en a jamais eu d'aussi grand depuis qu'il y a des hommes sur terre... les villes des nations s'effondrèrent... toutes les îles s'enfuirent et les montagnes disparurent. Et des grêlons énormes, comme des talents, s'abattirent du ciel sur les hommes... "

(Septième coupe, Apocalypse, XVI, 18, 19, 20, 21)

 

L'Apocalypse de Saint Jean, qui n'est qu'une apocalypse parmi d'autres, nous l'avons dit, est généralement considérée comme un texte dénué de tout fondement sérieux par les commentateurs objectifs. Mais pour un spécialiste de l'impactisme, certains passages sont fort intéressants et utiles, car ils sont caractéristiques d'un des sujets favoris des auteurs anciens.


Contrairement aux auteurs "matérialistes" de l'Antiquité qui voyaient dans la chute d'étoiles sur la Terre un événement purement physique, Saint Jean et les auteurs "déistes" la considéraient, au contraire, comme un moyen de punir les humains choisi par Dieu, seul capable d'après eux de provoquer un tel cataclysme, absolument extraordinaire pour les gens de cette époque.


Les citations de L'Apocalypse que nous avons rappelées ci-dessus semblent correspondre à un agglomérat de catastrophes provenant d'au moins trois événements de nature différente qui se sont produits durant le second millénaire avant J.-C. dans le bassin oriental de la Méditerranée. Nous parlerons de ces trois cataclysmes aux chapitres 18 et 19.


Whiston et les comètes instruments de Dieu


Comme nous l'avons dit au début de ce chapitre, la Bible s'est rapidement imposée comme LE Livre dans le monde christianisé, s'avérant totalement incontournable et extraordinairement dogmatique. Il s'ensuivit une autocensure quasiment obligatoire pour les savants qui auraient eu des velléités de critique, voire des propositions raisonnables pour expliquer certains phénomènes observables plus adéquates que celles fournies par le livre sacré. On comprend mieux alors qu'il fallut attendre certaines dissidences locales au niveau de la religion pour que quelques savants puissent faire connaître leur "autonomie intellectuelle" et proposer des solutions nouvelles.


Le fait que la "dissidence" (toute partielle) vienne d'Angleterre ne doit donc pas étonner, puisque ce pays avait déjà pris ses distances vis-à-vis de la hiérarchie de Rome. Dissidence partielle, disons-nous, simplement parce que certains esprits tout à fait révolutionnaires pour l'époque essayèrent de moderniser la Bible sans la repousser totalement, proposition totalement incongrue mais rendue nécessaire par le fossé qui déjà se creusait d'une façon criante entre la "vérité dogmatique" et la réalité des observations, comme nous le montrerons au chapitre suivant.


William Whiston (1667-1747) était un ecclésiastique (il débuta comme simple curé), théologien et mathématicien anglais, contemporain et ami de Edmond Halley (1656-1742) et de Isaac Newton (1642-1727), à qui il succéda à la chaire de mathématiques de Cambridge. Il n'avait que 29 ans en 1696 quand il publia un livre très remarquable intitulé : A new theory of the Earth (Une nouvelle théorie de la Terre) (6), qui eut un grand retentissement à l'époque et durant le XVIIIe siècle par son approche tout à fait nouvelle et surtout quasiment impensable venant d'un homme d'église. On peut le considérer comme le premier ouvrage théologico-cosmogonique.


Dès qu'il fut évident, à la suite des travaux historiques de Newton sur la gravitation, que les comètes étaient des membres permanents du Système solaire, au même titre que les planètes, Whiston fut persuadé que Dieu avait utilisé ces composantes du Système solaire comme instruments pour ses divers desseins. L'une de ces comètes avait dû être utilisée pour la création du monde et plus tard une autre pour le Déluge. Enfin, Whiston pensait que Dieu en utilisera une troisième dans l'avenir pour détruire le monde, quand il jugera que l'heure de l'Apocalypse a sonné. Il était d'autre part persuadé que les comètes sont des planètes en train de se former et qu'ainsi toutes les planètes connues sont des anciennes comètes.


Dans son livre, Whiston expliquait ainsi l'origine de la Terre créée par Dieu :

" ... La comète venait de passer en son périhélie fort près du soleil : son noyau avait contracté une chaleur brûlante, c'est la cause de la chaleur centrale, qui subsiste encore aujourd'hui. Il plut au Souverain Maître de l'univers de faire de cette comète une terre habitable ; il diminua la force centrifuge ou tangentielle de la comète, son orbite s'inclina vers le soleil, d'extrêmement excentrique qu'elle était primitivement, elle devenait médiocrement excentrique ; la comète devint planète ; sa révolution autour du soleil fut limitée à un an... L'atmosphère terrestre, ayant dix à onze fois plus de diamètre que le noyau, était composée de deux sortes de parties ; l'une contenait un petit nombre de particules sèches, solides et terreuses, avec une quantité plus petite encore de particules aqueuses et aériennes ; l'autre était un fluide dense et pesant : tout cela était confusément mêlé et formait un vrai chaos. Mais aussitôt que la terre fut devenue planète, toutes ses parties s'affaissèrent proportionnellement à leur gravité spécifique ; ce fluide dense et épais descendit en premier et environna le noyau. L'air, l'eau, les parties terreuses, encore mêlées ensemble, interceptèrent pour quelque temps les rayons solaires ; mais enfin la plus grande partie de la terre et de l'eau s'étant affaissée, comme une croûte sur le fluide dense, l'air devenu moins hétérogène permit le passage aux rayons solaires ; la lumière parut d'abord, telle que nous la voyons lorsque le ciel est couvert de nuages et enfin l'air continuant à s'épurer, le soleil se montra... "

Halley qui étudiait à la même époque, et à la lumière de la nouvelle théorie de la gravitation de Newton, les mouvements de toutes les comètes du passé, constata peu après avec surprise que quatre grandes comètes, celles de 1680, 1106, 531 et 43 avant J.-C. étaient espacées entre elles d'environ 575 ans. Halley crut pouvoir conclure qu'il s'agissait du même astre. Whiston remarqua alors que si l'on multiplie par 4 cette période de 575 ans, on obtient 2300 ans et que compte tenu que la première apparition connue datait de 43 avant J.-C., cette comète avait dû faire une approche à la Terre en 2343 avant notre ère, soit à six ans près la date présumée du Déluge biblique. Ces six années d'écart ne posaient pas vraiment de problème, car elles pouvaient être dues à une période un tout petit peu plus forte (575 ans et demi) ou à des perturbations planétaires. N'oublions pas que Whiston était aussi un mathématicien éminent. On sait depuis longtemps que ces quatre comètes sont en fait des objets distincts et que la pseudo-période de 575 ans n'était qu'une simple coïncidence, mais à l'époque, ni Halley, ni Whiston, ni même Newton qui étaient tous les trois des calculateurs émérites ne doutaient de sa réalité.


Camille Flammarion (1842-1925), dans son Astronomie populaire de 1880 raconte fort bien la suite de cette histoire incroyable. Relisons-le (7) :

" ... Whiston se proposait d'expliquer par l'action d'une comète les révolutions géologiques et les événements du récit de la Genèse. Sa théorie était d'abord entièrement hypothétique, ne s'appliquant à aucune comète particulière, mais quand Halley eut assigné à la fameuse comète de 1680 une orbite elliptique parcourue en 575 ans, et que Whiston, remontant dans l'histoire, eut trouvé pour dates de ses apparitions anciennes l'une des époques fixées par les chronologistes pour celle du déluge mosaïque, le théologien astronome n'hésita plus ; il précisa sa théorie et donna à la comète de 1680, non seulement le rôle d'exterminatrice du genre humain par l'eau, mais encore celui d'incendiaire pour l'avenir.


" Lorsque l'homme eut péché, dit-il, une petite comète passa très près de la Terre, et, coupant obliquement le plan de son orbite, lui imprima un mouvement de rotation. Dieu avait prévu que l'homme pécherait, et que ses crimes, parvenus à leur comble, demanderaient une punition terrible ; en conséquence, il avait préparé dès l'instant de la création une comète qui devait être l'instrument de ses vengeances. Cette comète est celle de 1680 ".

Comment se fit la catastrophe ? Le voici :


Soit le vendredi 28 novembre de l'an de péché 2349, soit le 2 décembre 2926, la comète coupa le plan de l'écliptique de la Terre en un point dont notre globe n'était éloigné que de 3614 lieues. La conjonction arriva lorsqu'on comptait midi sous le méridien de Pékin, où Noé, paraît-il, demeurait avant le déluge. Maintenant, quel fut l'effet de cette rencontre ? Une marée prodigieuse s'exerça non seulement sur les eaux des mers, mais aussi sur celles qui se trouvaient au-dessous de la croûte solide. Les chaînes des montagnes d'Arménie, les monts Gordiens, qui se trouvaient les plus voisins de la comète au moment de la conjonction, furent ébranlés et s'entrouvrirent. Et ainsi " furent rompues les sources du grand abîme ". Là ne s'arrêta pas le désastre. L'atmosphère et la queue de la comète atteignant la Terre et sa propre atmosphère, y précipitèrent des torrents, qui tombèrent pendant quarante jours ; et ainsi " furent ouvertes toutes les cataractes du ciel ". La profondeur des eaux du déluge fut, selon Whiston, de près de dix mille mètres...


Maintenant, comment cette comète, qui a noyé une première fois le genre humain, pourra-t-elle nous incendier à une seconde rencontre ? Whiston n'est point embarrassé : elle arrivera derrière nous, retardera le mouvement de notre globe, changera son orbite presque circulaire en une ellipse très excentrique. " La Terre sera emportée près du Soleil ; elle y éprouvera une chaleur d'une extrême intensité ; elle entrera en combustion. Enfin, après que les saints auront régné pendant mille ans sur la Terre régénérée par le feu, et rendue de nouveau habitable par la volonté divine, une dernière comète viendra heurter la Terre, l'orbite terrestre s'allongera excessivement, et la Terre, redevenue comète, cessera d'être habitable. "


On ne peut plus dire après cela que les comètes ne servent à rien ! "

On peut se moquer aujourd'hui de Whiston, qui a certes un peu extrapolé avec ses fameuses comètes de la création du monde, du Déluge et de l'Apocalypse. Nous le considérons cependant, pour ce qui nous concerne, comme un rouage important de l'histoire des idées catastrophistes. Il ne faut pas oublier qu'à l'époque de Newton, Halley et Whiston, la Bible était encore un livre absolument intouchable. Et elle allait le rester encore quasiment pendant deux siècles.


Mais, comme nous l'avons déjà dit plus haut, certains savants clairvoyants, et surtout ceux qui étaient en même temps théologiens, comme Whiston et aussi Newton, ne l'oublions pas (8), avaient bien compris qu'il était devenu nécessaire de lui donner un petit côté scientifique capable de sauver des apparences, difficilement acceptables parfois, et ainsi de sauvegarder sa crédibilité. Les créationnistes scientifiques ne font pas autre chose aujourd'hui, en s'appuyant sur les dernières découvertes de l'astrophysique pour faire perdurer, en le mettant au goût du jour, le dogme de la Création.


Whiston, qui était en avance sur son temps, quoi qu'on dise, et qui désirait surtout "moderniser" la Bible en la rendant compatible avec des événements scientifiquement reconnus, allait être vilipendé par tous ceux qui ne voulaient même pas penser que cette Bible pût être en erreur ou trop imprécise sur certains points. On connaît la célèbre réprimande de Buffon (1707-1788) qui en 1749, un demi-siècle plus tard, écrivit dans son Histoire naturelle, à l'adresse principalement de Whiston (9) :

" Toutes les fois qu'on sera assez téméraire pour vouloir expliquer par des raisons physiques les vérités théologiques, qu'on se permettra d'interpréter dans des vues purement humaines le texte divin des livres sacrés, et que l'on voudra raisonner sur les volontés du Très-Haut et sur l'exécution de ses décrets, on tombera nécessairement dans les ténèbres et dans le chaos où est tombé l'auteur de ce système. "

On voit que Buffon, que nous retrouverons au chapitre suivant, n'hésitait pas, chaque fois qu'il le pouvait, en chargeant les autres à bon compte, à montrer sa (pseudo) loyauté envers le clergé, souvent suspicieux à son égard (la Faculté de Théologie de la Sorbonne l'obligea même à se rétracter pour avoir "dépassé les bornes" avec sa Théorie de la terre), pour mieux cacher ses propres contradictions avec le texte biblique, et notamment l'âge de la Terre qui lui posait (à juste titre) de gros problèmes.


La survivance moderne : le créationnisme


Pour bien comprendre le créationnisme sous sa forme primaire (primitive pourrait-on dire), mais que les créationnistes eux-mêmes appellent fondamentaliste, il suffit d'ouvrir l'un des nombreux livres de propagande (et d'endoctrinement) publiés par le "lobby créationniste" et de lire quelques affirmations glanées au fil des pages (10) .

" Il devient de plus en plus évident que l'homme ne parvient pas à éliminer les effets de la dégénérescence consécutive à la rébellion d'Adam.


Tous les faits acquis à la science confirment la Bible, qui parle de la dégénérescence de l'homme. La Bible déclare en effet que l'homme fut créé parfait, mais qu'à cause de sa rébellion contre son Créateur, il a commencé à dégénérer. Son péché marqua le début d'une période de 6000 années de déclin moral et physique. La gravité de cette dégradation peut se mesurer aujourd'hui à l'état dépravé de la société actuelle. Et la situation ne s'améliore pas, tant s'en faut.

Bientôt, Dieu ne permettra plus à Satan d'être le chef invisible du monde. Un cataclysme approche à coup sûr ! L'histoire de l'homme est sur le point de prendre un tournant décisif. "

On voit le niveau de ce genre de littérature ! Sous cette forme, le créationnisme ne cherche pas à évoluer, il s'appuie uniquement sur le texte biblique, vérité intangible. Le Déluge est toujours une certitude. Il est sûr que toute découverte qui dérange est systématiquement écartée et remplacée par le leitmotiv " Tous les faits acquis à la science confirment la Bible " (sic !) (11). Plus que les découvertes astronomiques d'ailleurs, c'est le problème de l'évolution qui désespère les créationnistes, comme nous l'avons rappelé dans l'introduction. Admettre que l'homme descend du singe est un crève-cœur pour eux, une éventualité satanique tout à fait inacceptable (12).


Le lobby créationniste en Amérique fait un forcing incroyable pour tenter de prouver que la théorie de l'évolution est un mythe sans fondement, inventé de toutes pièces par les ennemis de la religion, et exiger devant les tribunaux américains que les établissements scolaires enseignent également la théorie de la Création biblique (13).


Les créationnistes rejoignent par certains côtés les millénaristes (obnubilés, eux, par des problèmes de calendrier qu'ils se créent de toute pièce) et attendent (espèrent ?) un cataclysme prochain, comme celui prévu par Whiston jadis, ou comme celui carrément annoncé (!) pour 1843 par le prophète américain William Miller (1782-1849), créateur de la secte fondamentaliste des Millerites, comme nous le verrons au chapitre suivant.


C'est pour pallier ce côté passéiste, rétrograde même, qui en fin de compte nuit sérieusement à la religion que les créationnistes sont censés préserver et même promouvoir, que certains savants croyants, plus pragmatiques et plus modernes, ont mis au point une parade réellement scientifique : la science de la Création. Ces savants, ne considérant plus la Bible que comme une allégorie et une source d'inspiration, veulent la remettre au goût du jour, la relifter très sérieusement, en intégrant toutes les découvertes scientifiques modernes au fur et à mesure qu'elles sont acceptées par la communauté scientifique. En présentant leur science de la Création comme une Bible moderne, nettement plus acceptable, le libre arbitre de chacun des nombreux chercheurs qui ont fait le choix de croire en Dieu est ainsi sauvegardé par cette nouvelle approche plus crédible, qui est alors du ressort de la métaphysique, à défaut d'être scientifique.


Nous allons examiner l'argumentation de ces rénovateurs dans la dernière section de ce chapitre, une argumentation souvent savamment étayée et qui s'articule principalement selon le schéma biblique des " sept jours de la Création ".


Le dogme renouvelé, ou la science de la Création


Loin des idées fondamentalistes accrochées à un passé définitivement obsolète, la science de la Création se veut moderne, apte à "digérer" toute nouveauté scientifique. Et il faut dire qu'elle y réussit assez bien, moyennant une "gymnastique intellectuelle" pas toujours évidente. Comme nous l'avons dit dans la section précédente, le résultat est choix personnel, métaphysique et non pas scientifique. Car la science de la Création ne prouve rien, elle tente seulement d'expliquer d'une manière acceptable, dans une optique religieuse, des faits scientifiques prouvés ou des théories et hypothèses plausibles ou en gestation. Ce qui n'est pas la même chose.


Où la science de la Création est la mieux placée, permettant aux yeux de certains le retour de Dieu dans la science (14), c'est l'explication difficile de la naissance de l'Univers à partir de rien (15). Le Big Bang, sous sa forme imaginée par Georges Lemaître (1894-1966), qui était mathématicien mais aussi abbé à l'époque de sa théorie sur l'expansion de l'Univers établie en 1927, a été un bain de jouvence extraordinaire pour le dogme de la Création qui avait perdu toute crédibilité scientifique dans sa version biblique traditionnelle écrite il y a 2500 ans.


Par la suite, pratiquement chaque science a été mise à contribution pour régénérer quelque peu le dogme biblique, comme l'a fort bien expliqué le physicien israélien Nathan Aviézer dans son livre Au commencement. Création : la Bible et la science (16). Notamment, les difficiles problèmes d'évolution (incompatibles pour les créationnistes) ont été très habilement contournés par les scientifiques de la Création (à ne pas confondre avec les créationnistes au sens strict). Pour eux, Homo sapiens descend de son prédécesseur direct, l'homme de Néandertal, mais il a bénéficié " de dons apparus de façon soudaine " qui lui ont permis de " faire preuve immédiatement d'une inventivité technologique et culturelle extraordinaire ". Pas de problème de filiation particulier, le singe a été une étape nécessaire voulue et programmée par Dieu pour arriver à l'homme. Le fait que Dieu ait été obligé de donner quelques nécessaires coups de pouce depuis l'origine des êtres vivants pour arriver à l'homme ne semble pas les déranger.


Ces scientifiques de la Création ont la voie totalement libre pour régénérer la religion qui en avait bien besoin. Tous les problèmes de cataclysmes sont assimilés très facilement en liaison avec les théories scientifiques actuelles. Ainsi la vie terrestre est issue d'une vie extérieure inséminée par des molécules biologiques venues de l'espace (là les fondamentalistes doivent hurler !), l'évolution des différentes espèces et leur montée vers la complexité sont liées aux impacts cosmiques qui se sont succédé au cours des dernières centaines de millions d'années sur la Terre (les 6000 ans de l'évêque Ussher font désormais partie du folklore biblique !), enfin le Déluge a été causé par un impact d'astéroïde ou de comète, il y a quelques milliers d'années.


Il n'y a pas grand chose à ajouter sur ce sujet. Du créationnisme étroit, obtus, éculé, passéiste, les croyants peuvent, s'ils le désirent et s'ils se sentent près à franchir le pas, évoluer sans problème vers la science de la Création, moderne, inventive, tournée sans complexe vers l'avenir. C'est très bien ainsi, à chacun son choix, mais rappelons quand même que science tout court et science de la Création sont deux approches totalement différentes. Chacun trouvera dans l'une ou/et dans l'autre ce qu'il cherche.


Notes


1. A.-M. Gerard, Dictionnaire de la Bible (Robert Laffont, coll. Bouquins, avec la collaboration de A. Nordon-Gerard et P. Tollu, 1989). Ce dictionnaire de 1500 pages, qui contient 2300 entrées et plus de 50 000 références, est un monument d'érudition, somme de vingt ans de travail pour André-Marie Gerard. Il contient l'essentiel des connaissances sur le sujet accumulées par des générations de chercheurs, théologiens ou autres. Un livre (presque) aussi incontournable que la Bible elle-même !


2. La Bible. Ancien Testament (Gallimard, 1956). Cette remarquable édition de la Bibliothèque de la Pléiade a été publiée sous la direction de E. Dhorme. Introduction par E. Dhorme ; traductions et notes par E. Dhorme, F. Michaéli et A. Guillaumont.


3. J. Bosler, Sur une averse de météorites mentionnée dans la Bible, Comptes rendus de l'Académie des Sciences, 216, p. 597, 1943.


4. Le Nouveau Testament (Éditions de l'École, 1957 ; traduction sur le texte grec et annotations par le Père Buzy).


5. Césaire d'Arles, L'Apocalypse (Desclée de Brouwer, 1989 ; traduction par J. Courreau). Ce livre est publié dans la collection " les Pères dans la foi ", c'est dire qu'il présente l'Apocalypse en temps que livre religieux. Césaire d'Arles a vécu autour de l'an 500 de notre ère. On voit avec cet auteur que la notion d'apocalypse, nom commun, relative à la prédiction d'événements de nature physique, telle qu'elle était admise au temps des Grecs, a totalement évolué et changé de nature pour devenir l'Apocalypse, nom propre, événement religieux annoncé, événement unique. Après Saint Jean, l'Apocalypse est devenu un livre symbolique et dogmatique étudié par tous les théologiens.


6. W. Whiston, A new theory of the Earth (1696). Dans La foire aux dinosaures (Seuil, 1993 ; titre original : Bully for brontosaurus, 1991), Stephen Jay Gould, consacre un essai (le n° 25) à Whiston, intitulé Le parrain de la catastrophe, dans lequel il entreprend de le réhabiliter.


7. C. Flammarion, Astronomie populaire (1880). Cette édition a été publiée en deux tomes. Le livre cinquième (tome 2) est consacré aux comètes et aux étoiles filantes (pp. 193-272). Le passage cité figure pp. 202-203. Dans l’édition refondue de 1955, Fernand Baldet a conservé le texte de Flammarion (pp. 336-337). Ainsi Whiston et sa comète traversent les siècles. Et c’est tant mieux.


8. I. Newton, Ecrits sur la religion (Gallimard, 1996 ; traduction, présentation et notes de J.-F. Baillon). Ce livre présente l'un des aspects les plus mal connus de l'œuvre de Newton : ses écrits religieux. Parallèlement à son activité scientifique, connue et disséquée depuis longtemps, Newton tout au long de sa vie a développé une réflexion théologique. Ses vues étaient proches de celles de Whiston, plus jeune d'un quart de siècle et qui fut pour lui un aiguillon. Il semble bien que Newton était favorable à l'idée maîtresse de Whiston : les comètes "instruments" de Dieu.


9. Buffon, Histoire naturelle. Théorie de la terre (1749). Cette diatribe envers Whiston figure au chapitre Preuves de la Théorie de la terre, article II : Du système de M. Whiston.


10. L'homme est-il le produit de l'évolution ou de la création ? (Watchtower Bible and Tract Society of New York, 1969). Titre original : Did man get here by evolution or by creation (1967). Les citations retenues figurent aux pages 115 et 172. Ce livre s'appuie sur 248 références soigneusement choisies et provenant principalement de la presse scientifique américaine.


11. En fait, ces livres procréationnistes retiennent uniquement les informations qui les arrangent, ignorant toutes les autres. C'est assez logique dans la mesure où ce sont des livres de propagande.


12. D. Lecourt, L'Amérique entre la Bible et Darwin (PUF, 1992). Ce livre paru dans la collection Science, Histoire et Société raconte fort bien le renouveau des idées créationnistes en Amérique, lié selon Dominique Lecourt " à une contre-offensive du fondamentalisme protestant jugée nécessaire pour prendre le dessus sur les idéaux progressistes et libertaires des années 1960 ". Une lecture passionnante et un peu inquiétante quand même, qui montre clairement que l'évolution des idées est loin d'être linéaire et admise par tous.


13. P.E. Johnson, Le darwinisme en question. Science ou métaphysique ? (Pierre d'Angle, 1996). Titre original : Darwin on trial (1991). Ce livre, écrit par un juriste américain spécialisé dans les controverses sur l'enseignement du darwinisme en Amérique, s'efforce de démontrer que le darwinisme est une "religion" et qu'il ne repose en fait sur aucune base scientifique sérieuse. L'évolution darwinienne est la bête noire des créationnistes américains (il leur est insupportable que l'homme puisse descendre du singe !), d'autant plus qu'ils ont décelé des faiblesses dans la théorie plus que centenaire de Darwin.


14. Dossier " Comment Dieu a créé le monde ", Valeurs Actuelles, n° 3030, décembre 1994.


15. M. Cassé, Du vide et de la création (Odile Jacob, 1993).


16. N. Aviézer, Au commencement. Création : la Bible et la science (MJR, 1994). Edition originale en langue anglaise parue en 1990. Une mine d'or pour les scientifiques de la Création.

Sources :
AstroSurf

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana Evangelizt - Publié dans : Basculement des pôles pour bientôt
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Vendredi 8 mai 2009



Le catastrophisme astrologique :
alignements et cycles cosmiques




Extrait du livre
LA TERRE BOMBARDEE

de Michel-Alain Combes

Son site




 

 

Le catastrophisme astrologique : alignements et cycles cosmiques


Déjà, dans la haute Antiquité, certains savants et philosophes des grandes civilisations entretenaient le mythe de l'éternel retour (11) ou celui de la Grande Année (12) qui étaient censés ramener la régénération périodique de la vie.


Pour les Anciens, l'histoire n'était donc qu'une suite de cycles cosmiques de durée variable. Le jour, la lunaison, les saisons, l'année, le cycle de Méton, pour les cycles de durée humaine. Et surtout la Grande Année (quelques milliers d'années en général), avec une création, un épanouissement (l'Age d'or, cher aux civilisations de l'Antiquité), un épuisement et enfin une destruction. Les cataclysmes par lesquels se terminaient chez les Grecs un cycle cosmique étaient soit le feu cosmique (ekpyrosis) qui brûlait le monde, soit le déluge (kataclysmos) qui au contraire l'inondait.


Sénèque, dans un passage célèbre de ses Questions naturelles (13), a cru pouvoir donner, d'après le prêtre chaldéen Bérose (14) (IVe-IIIe av. J.-C.), les raisons de ces catastrophes périodiques :

 

" Déluge et embrasement arrivent, quand Dieu a trouvé bon de mettre fin à l'ancien monde et d'en commencer un meilleur. L'eau et le feu règnent sur les choses de la Terre. D'eux viennent également la naissance et la mort. Ainsi quand le renouvellement du monde est décidé, la mer fond d'en haut sur nos têtes, tout comme le feu fait rage, si un autre genre de catastrophe a été préféré. "

(Livre III, XXVIII, 7)


" Bérose, le traducteur de Bélus, attribue aux planètes la cause de ces bouleversements. Sa certitude à cet égard va jusqu'à fixer la date de la conflagration et du déluge universels. Tout ce qui est terreux, dit-il, sera embrasé lorsque les astres qui suivent maintenant des orbites différentes se réuniront tous dans le signe du Cancer et se rangeront en file, de manière qu'une ligne droite puisse passer par les centres de toutes les sphères. Le déluge aura lieu, quand ces mêmes planètes viendront prendre place dans le Capricorne. Le solstice d'été est amené par la première de ces deux constellations, celui d'hiver par la seconde. Ce sont donc des signes d'une grande puissance, puisque leur influence se manifeste par le changement même de l'année. "

(Livre III, XXIX, 1)

 

On sait aujourd'hui que ces super-conjonctions des sept astres errants connus des Anciens (le Soleil, la Lune, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne) ne sont en aucune façon capables de provoquer les cataclysmes cités par Bérose, mais celui-ci est affirmatif : leur cause est astronomique.


En fait, dès l'Antiquité, certains philosophes savaient pertinemment que la Terre est une planète parmi d'autres. Cléomède (Ier siècle av. J.-C.) enseignait qu' " il y a plus de planètes que l'on en voit " et Démocrite (460-370) et plus tard Origène (185-254) que " les mondes périssent par collisions " (15). Les Stoïciens étaient également persuadés que notre monde trouvera sa destruction finale en heurtant un autre monde.


Ce qu'il faut retenir principalement, c'est que cette notion de cycles cosmiques est universelle. Les peuples des cinq continents qui avaient une tradition millénaire ont parlé de grands bouleversements naturels, qui étaient soit d'origine cosmique, soit purement terrestres selon les cas. Nous avons vu avec les Aztèques que ces cycles s'appelaient généralement des âges ou des soleils, ou pouvaient avoir un nom particulier chez certains peuples. Leur nombre était variable, compris ordinairement entre quatre et dix.


L'universalité de cette notion de cycles cosmiques est la preuve que des catastrophes importantes, pouvant causer la mort d'une partie appréciable des populations humaines et animales, ont été le lot de toutes les parties du monde. Étonnamment, le langage est le même dans le Bassin méditerranéen, qu'en Amérique centrale, en Extrême-Orient ou en Polynésie.


Cependant, il faut bien insister sur le fait que, dans la plupart des cas, il s'agissait d'événements régionaux qui n'ont pu semble-t-il concerner l'ensemble de la planète. Les effondrements périodiques du firmament ou les pluies de feu souvent cités dans les textes et traditions orales des Anciens se rapportent à des cataclysmes cosmiques (certainement la collision de petits astéroïdes ou de comètes ou de leur explosion dans l'atmosphère) plus ou moins importants, mais surtout beaucoup plus fréquents que ce qu'on croyait jadis.


Pour les 10 000 ans qui ont précédé l'ère chrétienne, il paraît quand même très douteux qu'un seul d'entre eux ait pu avoir des conséquences vraiment planétaires, ou qu'il ait pu produire les effets de ce que l'on appelle de nos jours un hiver d’impact mondial, et plonger ainsi la planète dans l'obscurité pendant des dizaines d'années. Comme nous le verrons au chapitre 12, qui traite de la fin des dinosaures et de nombreuses autres espèces il y a 65 MA, un hiver d’impact aurait eu des conséquences beaucoup plus graves, notamment en détruisant la chaîne alimentaire. Il n'est pas sûr alors que les peuples du Néolithique aient pu seulement survivre.


L'avertissement de Platon


Bien entendu, comme tous les philosophes de l'Antiquité ayant vécu avant et après lui, l'illustre Platon (427-347) avait son idée sur la raison des catastrophes qui dévastaient la Terre à de grands intervalles de temps. Quatre siècles avant notre ère, et s'appuyant sur une " science blanchie par le temps ", c'est-à-dire qui a fait ses preuves et qui sait de quoi elle parle, il a écrit ces phrases lumineuses et inspirées dans son Timée (16) , qu'il est bon de rappeler et surtout de méditer :

" ... Vous êtes tous jeunes d'esprit ; car vous n'avez dans l'esprit aucune opinion ancienne fondée sur une vieille tradition et aucune science blanchie par le temps. Et en voici la raison. Il y a eu souvent et il y aura encore souvent des destructions d'hommes causées de diverses manières, les plus grandes par le feu et par l'eau, et d'autres moindres par mille autres choses. Par exemple, ce qu'on raconte aussi chez vous de Phaéton, fils du Soleil, qui, ayant un jour attelé le char de son père et ne pouvant le maintenir dans la voie paternelle, embrasa tout ce qui était sur la terre et périt lui-même frappé de la foudre, a, il est vrai, l'apparence d'une fable ; mais la vérité qui s'y recèle, c'est que les corps qui circulent dans le ciel autour de la terre dévient de leur course et qu'une grande conflagration qui se produit à de grands intervalles détruit ce qui est à la surface de la terre. Alors tous ceux qui habitent dans les montagnes et dans les endroits élevés et arides périssent plutôt que ceux qui habitent au bord des fleuves et de la mer ... Quand, au contraire, les dieux submergent la terre sous les eaux pour la purifier, les habitants des montagnes, bouviers et pâtres, échappent à la mort, mais ceux qui résident dans nos villes sont emportés par les fleuves dans la mer ... "

Timée (22b-22d)


Platon avait raison, tout au moins sur le fond, il y a 24 siècles : des corps célestes dévient de leur course et viennent frapper la Terre.


Déjà à son époque, comme nous allons le voir dans la section suivante, les érudits savaient, parce que leurs lointains prédécesseurs, qui en avaient sérieusement souffert dans leur chair, n'avaient pas omis de transmettre le message de génération en génération, que les cataclysmes d'origine cosmique étaient une réalité d'hier et de toujours. Mais selon les écoles de pensée, les théories étaient assez différentes. Certains croyaient à la destruction totale du monde, et à sa régénération, d'autres non. Platon était entre les deux : c'était un catastrophiste "modéré".


Doctrines et écrits des philosophes et scientifiques de l'Antiquité


Nous devons à Pierre Duhem (1861-1916) une œuvre incomparable par sa richesse et son intérêt historique : Le système du monde. Histoire des doctrines cosmologiques de Platon à Copernic (17), en dix volumes. Cette somme incontournable nous sert ici de référence principale. Se basant lui-même sur le travail des grands historiens de l'astronomie des XVIIIe et XIXe siècles, et en en réalisant une synthèse d'une précision acérée, il a pu détailler toutes les grandes doctrines cosmologiques des philosophes de l'Antiquité, doctrines qui souvent se chevauchaient. Car il n'y a jamais eu unanimité, et pour cause, puisqu'aucune hypothèse des Anciens ne représentait réellement la réalité.


Il faut d'abord rappeler que les derniers très grands cataclysmes physiques ayant eu des répercussions dans tout le Bassin méditerranéen remontent au IIe millénaire. Il y en a eu deux, de nature différente : d'abord, l'explosion du Santorin, vers –1500 (18), un fantastique événement volcanique et géologique, sans doute très impressionnant pour tous les témoins du phénomène et les survivants, qui ont dû constater médusés l'anéantissement total d'une montagne, sacrée de surcroît, considérée souvent comme la demeure des dieux ; ensuite, l'impact de la fameuse comète Sekhmet vers –1200, et toutes ses multiples conséquences pour les populations et les civilisations de la région et même de toutes les régions environnantes.


Il n'y eut aucun grand cataclysme durant le Ier millénaire, et à chaque génération, le souvenir de ces grands cataclysmes se faisait plus lointain et plus incertain. Chaos, feu du ciel, chute du ciel, déluge, après avoir été réalité avaient rejoint le mythe, et les philosophes, pour les intégrer dans leur vision globale de l'histoire du monde devaient recourir à des périodes de plus en plus longues, où le millier d'années était l'unité de base. Hésiode et Homère ignoraient déjà la réalité et la nature exacte, faute de documents écrits qui n'ont probablement jamais existé en Grèce, des deux grands événements, et les avaient intégrés avec plus ou moins de bonheur dans leurs récits, dans lesquels ils se bornaient à préserver l'idée de catastrophes.


Anaximandre, l'un des premiers grands astronomes grecs (le premier il envisagea une Terre sphérique et on lui doit la découverte de l'obliquité de l'écliptique) professait déjà l'opinion qu'au cours de l'éternité se succèdent une infinité de mondes dont chacun a une durée limitée.

" L'Infini paraît avoir en sa possession la cause totale de la génération et de la destruction de l'Univers. C'est de cet Infini que se sont séparés les cieux et tous les mondes qui, pris dans leur ensemble, sont infinis. De l'éternité infinie provient la destruction, comme la génération en était issue longtemps auparavant ; toutes ces générations et ces destructions se reproduisent d'une manière cyclique. " (19)

Comme le note Pierre Duhem :

" Nous voyons ici Anaximandre affirmer un double infini : Une étendue infinie, principe de la coexistence d'une infinité de mondes simultanés ; une éternité infinie, principe des générations et des destructions périodiques d'une infinité de mondes successifs. " (20)

Vers le milieu du Ier millénaire, Héraclite (540-480), comme beaucoup de philosophes de la Grèce ancienne, était encore obnubilé par la puissance du feu, souvenir déjà lointain à son époque (sept siècles s'étaient écoulés) de celui qui avait embrasé et dévasté des régions entières vers –1200 et qui avait entraîné un terrible recul de plusieurs siècles (les fameux quatre "siècles obscurs" de la chronologie grecque compris entre –1200 et –800) pour les civilisations de la Méditerranée orientale. Héraclite considérait le feu comme l'élément essentiel d'un monde éternel dans lequel Dieu n'avait pas sa place.

" Le monde n'a été fait ni par un dieu ni par un homme ; il a toujours été, il est et il sera toujours, le feu toujours vivant, qui s'allume régulièrement et s'éteint régulièrement. "

Plus tard, dans la seconde partie du Ier millénaire avant J.-C., quatre doctrines principales tentaient d'expliquer l'histoire du monde. Celle de Démocrite et de ses disciples (parmi lesquels Épicure et beaucoup plus tard Lucrèce), celle de Platon, celle d'Aristote et celle de Zénon et de l'école stoïcienne, dont Sénèque fut un lointain disciple. Pour tous, le dilemme se résumait à la question suivante : " Le monde est-il éternel ou a-t-il une fin ? ".


Voyons très rapidement les différents points de vue (21).


Pour Aristote, le monde est éternel, et tout signe tangible de dépérissement doit être compensé par des signes de rajeunissement d'une intensité comparable. Son monde est en équilibre. Comme il est éternel, il n'a pas été créé. Il n'a pas besoin d'un démiurge pour causer une catastrophe.


Pour les Stoïciens, le monde entier est périssable, et subit des phases alternées de destruction et de restauration. Eux aussi sont matérialistes. Les manifestations évidentes de décrépitude sont les symptômes d'une fin prochaine. Mais après la conflagration universelle qui réduit tous les éléments au feu primitif, le monde renaîtra tel qu'il fut précédemment. Il y a par conséquent un éternel retour des êtres et aussi des événements. C'est la fameuse tirade de Némésius d'Émèse (IVe-Ve siècle), un lointain disciple de Platon : " Il y aura de nouveau un Socrate, un Platon... et cette restauration ne se produira pas une fois, mais plusieurs ". Comme chez Aristote, en fait, le monde est éternel, mais pour l'école stoïcienne, il y a renouvellement, régénération périodique. Sénèque, qui se référait volontiers à cette école dont il se sentait proche, expliquait au Ier siècle de notre ère que le monde périt régulièrement et cycliquement par déluge et embrasement.


Pour les disciples de Démocrite, et plus tard d'Épicure, le monde périt aussi à la suite d'une conflagration, mais il se distingue nettement de celui des Stoïciens par la place tenue par le hasard. Il n'y a pas retour périodique des mêmes événements. Pour eux, c'est un monde nouveau qui démarre sur les ruines de l'ancien. Cette vision paraît étonnamment moderne.


Platon est assez proche du catastrophisme stoïcien. La conflagration ne fait pas de doute pour lui, nous l'avons dit plus haut. Mais chez lui le monde n'est pas anéanti totalement, c'est seulement l'humanité qui pâtit sérieusement du cataclysme. Le monde perdure après les grandes catastrophes de la conflagration et du déluge, comme chez son ancien élève Aristote. Mais la grosse différence avec celui-ci, c'est que pour Platon le monde est créé et détruit par Dieu. Pour lui, les catastrophes sont des moyens choisis par Dieu pour purifier la Terre. Les historiens des sciences estiment que Platon fait la synthèse entre Aristote et Zénon, mais que c'est un auteur plus ancien (?), bien que fort perspicace nous l'avons vu, dans la mesure où il est moins bien dégagé qu'eux des mythologies aux dieux interventionnistes.


Notes


11. M. Eliade, Le mythe de l'éternel retour (Gallimard, 1969).


12. A. Barbault, L'astrologie mondiale (Fayard, 1979). Ce livre écrit par l'un des astrologues les plus cultivés traite longuement de la Grande Année, qui, il ne faut jamais l'oublier, était avant tout un problème astrologique. La cyclologie a toujours été l'un des thèmes favoris de tous ceux qui prétendent prévoir l'avenir du monde.


13. Sénèque, Questions naturelles, op. cit., citations pp. 154-155. Le livre troisième dont sont tirés ces deux extraits s'intitule " Des eaux terrestres ". Lui aussi est très intéressant. Sénèque était un avant-gardiste qui aurait pu éclipser Ptolémée avec un peu de chance. La face du monde culturel aurait pu en être totalement changée.


14. M. Rutten, La science des Chaldéens (PUF, QS 893, 1970).


15. E.M. Antoniadi, La découverte du système héliocentrique du monde en Grèce antique, L'Astronomie, 41, pp. 449-458, 1927.


16. Platon, Timée (Garnier-Flammarion, 1969 ; traduction par E. Chambry). Classique parmi les classiques, ce passage du Timée a traversé les siècles, mais il n'a vraiment pris toute son ampleur et toute sa force que depuis qu'on a enfin compris et expliqué la réalité de l'impactisme terrestre. Citation p. 405.


17. P. Duhem, Le système du monde. Histoire des doctrines cosmologiques de Platon à Copernic (Hermann, 10 volumes, 1913-1957). Le travail de Pierre Duhem (1861-1916) philosophe, érudit et historien des sciences restera comme l'un des plus importants du XXe siècle en ce qui concerne l'histoire de l'astronomie. On ne se lasse pas de consulter ces livres d'une grande érudition, documentation incontournable sur l'Antiquité et le Moyen Age.


18. Nous étudierons ce cataclysme en détail au chapitre 18, consacré aux grands cataclysmes terrestres de la protohistoire et de l'Antiquité. En effet, certains d'entre eux ont toujours interféré avec les cataclysmes cosmiques. Comme nous le verrons, il a fallu attendre le XXe siècle pour les identifier avec précision.


19. Le système du monde, citation p. 70. Il s'agit d'un texte d'Eusèbe.


20. Le système du monde, citation p. 71.


21. Le lecteur intéressé par cet intéressant sujet, que nous ne pouvons que survoler ici, pourra se reporter aux ouvrages spécialisés, et notamment à celui de Duhem, très explicite et très détaillé.

Sources Astrosurf

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana Evangelizt - Publié dans : Basculement des pôles pour bientôt
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Jeudi 7 mai 2009

Alors j'ai trouvé un livre extraordinaire écrit par un chercheur astronome non moins extraordinaire qui s'attache à essayer de faire la jonction entre la science, le mythe et l'histoire. Son livre est sur le Net, je vous conseille vivement de le lire ICI.  Il abonde dans mon sens lorsque je dis que les catastrophes décrites dans l'Apocalypse sont des évènements qui se sont effectivement déroulés et que les Anciens ont traduit à leur manière en collant des noms de dieux à ce qu'ils ne comprenaient pas. Dans l'extrait choisi ci-dessous, il cite nombre de traditions de diverses civilisations relatant ces catastrophes.


 



LE CATASTROPHISME DANS L'ANTIQUITÉ


Extrait du livre LA TERRE BOMBARDEE

de Michel-Alain Combes

Son site




Le souvenir obsessionnel de grands cataclysmes

 


L'idée que la Terre a souvent été victime de catastrophes de grande ampleur, d'origine cosmique ou terrestre, n'est pas nouvelle, loin de là. C'était un point commun à toutes les mythologies des peuples anciens, aussi loin que l'on remonte dans le temps (quasiment depuis l'an 10000 avec la grande déglaciation, point de départ d'une transformation complète de la géographie côtière), même si le nombre et les causes de ces cataclysmes variaient d'une mythologie à l'autre. Des concepts comme le Chaos, le Déluge ou la chute du ciel faisaient partie de leur histoire et de leur imaginaire. J'étudierai en détail au chapitre 18 ces grands cataclysmes terrestres et au chapitre 19 les cataclysmes cosmiques que l'on a pu recenser.


Dans ce chapitre, j'étudie certains aspects historiques et mythologiques du problème. Ce sera l'occasion de retrouver quelques grands noms de l'Antiquité qui s'intéressaient au passé et à l'avenir de la Terre, désirant percer les secrets de l'un et de l'autre, et de rappeler aussi quelques textes représentatifs explicites, textes qui ont eu la chance de parvenir jusqu'à nous, contrairement à d'autres qui sont malheureusement perdus.


Il faut noter que la notion même de catastrophisme a évolué avec le temps, au fur et à mesure des observations et des découvertes des Anciens. Et il ne faut jamais oublier que jusqu'à Anaximandre (610-547), personne n'osa envisager sérieusement une Terre autrement que plate, et jusqu'à Aristarque de Samos (310-230) autrement que le centre du monde.


Très longtemps, de la préhistoire au Néolithique, le catastrophisme fut uniquement mythologique avant de devenir très progressivement astrologique et cyclique quand les Anciens comprirent que la Lune et les planètes, les astres errants, reprenaient indéfiniment les mêmes positions relatives dans le ciel. On se souvient que les Grecs, enthousiasmés par la découverte du cycle de Méton (v. 430 av. J.-C.), période qui ramène les nouvelles lunes le même jour tous les dix-neuf ans, firent graver cette découverte en caractères d'or (1).

 


Le catastrophisme mythologique : des dieux et des légendes

 


Je vais d'abord rappeler quelques légendes prises dans les mythologies du monde entier, pour bien montrer le caractère universel des bouleversements et catastrophes qui ont meurtri les Anciens. J'ai été obligé, bien sûr, de choisir parmi de nombreux textes (anciens, mais aussi modernes), et ceux-ci ne sont que des textes parmi d'autres.

 


Mythologie aztèque : les quatre soleils

 


Les anciens Aztèques racontaient que quatre mondes, ou quatre soleils, ont précédé le nôtre et qu'ils furent détruits par des cataclysmes de grande ampleur.

 

" Quatre fois le monde fut détruit. La première fois, le soleil s'éteignit et un froid mortel s'abattit sur la terre. Seul un couple humain put s'échapper et perpétuer l'espèce. La deuxième fois, un vent magique souffla de l'ouest, et tous les hommes, sauf deux encore, furent transformés en singes. La troisième fois, ce fut le feu qui accomplit l'œuvre de destruction. Les rayons d'un soleil gigantesque firent flamber la planète, tandis que les coups de foudre répondaient aux rugissements des volcans déchaînés. Il y eut deux rescapés, et l'homme ne mourut pas. Enfin vint le quatrième cataclysme, celui de l'eau. Le ciel tomba sur la terre et ce fut le déluge. Tout disparut sous les flots, étoiles, soleils et planètes. L'obscurité s'étendit sur l'abîme. Mais l'homme survivait toujours. " (2)

 

Les quatre destructions quasi totales du monde furent successivement le fait du froid, du vent, du feu et de l'eau. On retrouve ces quatre agents de destruction dans de nombreuses autres mythologies. Ces quatre âges du monde des Aztèques s'étalent en fait sur plusieurs milliers d'années. Ils sont équivalents à ceux des autres peuples d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud.

 


Mythologie chinoise : Kong-Kong, le dragon

 


En Chine, les textes anciens font allusion à de sérieux cataclysmes qui se seraient produits à l'époque des cinq empereurs semi-légendaires (Huangdi, Zhuan Xu, Diku, Yao et Shun) que l'on situe en général au IIIe millénaire avant J.-C. Je reparlerai au chapitre 19 de ces cataclysmes, car ils ont semble-t-il une origine cosmique.

 

" Jadis, Kong-Kong disputa l'empire à Tchouan-hiu et, dans sa rage, donna un coup de corne au mont Pou-tcheou. La colonne qui soutenait le Ciel (au coin N.-O.) fut cassée, l'amarre de la Terre (au coin S.-E.) fut rompue, le Ciel se pencha vers le nord-ouest et c'est pourquoi le soleil, la lune, les étoiles se déplacent dans cette direction. La Terre eut une ouverture au sud-est, et c'est ainsi que les eaux, les rivières, le sol, la poussière se précipitent dans cette direction. " (3)

 

En Chine, on parle donc d'une rupture de l'axe du monde et la Terre se serait "penchée" vers le nord-ouest.

 


Mythologie égyptienne : Sekhmet, la lionne en furie

 


Dans la mythologie égyptienne, Sekhmet était le nom de la déesse de la guerre, représentée généralement comme une lionne ou comme une femme à tête de lionne. Elle devenait parfois aussi l'œil de Rê, le dieu-soleil, et était chargée de détruire ses ennemis. Elle répandait les épidémies sur toute l'Egypte quand le dieu voulait se venger. Une légende liée à un drame cosmique (qui n'est autre que celui de la fin du XIIIe siècle av. J.-C.) racontait que sur les ordres de Rê, elle se jeta sur les hommes révoltés avec une telle frénésie et une telle méchanceté que le dieu-soleil redoutant l'extermination de la race humaine dut lui demander d'arrêter le carnage. Comme elle refusait obstinément d'obtempérer, il dut employer un curieux stratagème, une ruse comme seuls les dieux en avaient le secret (4) :

 

" Rê fit préparer des cruches de "didi", liquide colorant en rouge, qui sont mélangées à de la bière. Pendant toute la nuit, alors que Sekhmet dort, la bière rouge est versée sur toute la terre d'Égypte. A son lever, la déesse pense voir un fleuve de sang dû au massacre des hommes. Elle se mire dedans, puis commence à laper. Bientôt totalement ivre, elle oublie sa mission et s'en retourne auprès des dieux en épargnant les survivants. "

 

On remarque dans cette légende le fait souvent noté que le monde prit une couleur rouge à l'occasion de ce cataclysme, du fait de la pigmentation de la matière abandonnée dans l'atmosphère terrestre par la désintégration et l'émiettement du corps céleste.


Il semblerait que les Égyptiens aient retenu le jour de l'année du début du cataclysme : le 12 Tybi, soit presque obligatoirement une date correspondant à la fin octobre ou au début novembre de notre calendrier moderne (5), si le cataclysme a bien eu lieu au XIIIe siècle avant J.-C. C'est une précision très importante que je détaillerai quand j'étudierai en détail l'hypothèse Hephaistos.

 

" C'est le douzième jour du premier mois d'hiver qu'a eu lieu le grand massacre des hommes ; aussi le calendrier des jours fastes et néfastes note-t-il soigneusement : "Hostile, Hostile, Hostile est le 12 Tybi, évite de voir une souris en ce jour, car c'est le jour ou Rê donna l'ordre à Sekhmet". " (6)

 

Mythologie germano-scandinave : le Ragnarök

 


Pour les Germains et les autres peuples du Nord, la fin du monde était symbolisée par le Ragnarök, ou Crépuscule des dieux. Cette catastrophe cosmique de très grande ampleur est racontée en grand détail (mythologique, pas scientifique !) dans le poème intitulé la Voluspa et qui fait partie du grand ensemble de l'Edda. De ce récit complexe qui met en place de nombreux dieux, je retiendrai les quelques extraits représentatifs suivants (7) :

 

" Du côté du Sud, là où commence le pays des géants du feu, Surt, le maître de ces contrées, dresse déjà son épée de flammes. Au bord du ciel est posté Heimdall, le veilleur des dieux ; personne au monde n'a la vue aussi perçante ni l'ouie aussi fine ; pourtant, il se laisse ravir son épée par Loki et ne commence à souffler dans son cor retentissant que lorsque les géants sont en marche. Le loup Fenrir, que les dieux avaient jadis enchaîné, rompt ses liens et s'échappe. Les secousses qu'il donne à ses entraves font trembler la terre tout entière ; le vieux frêne Yggdrasil en est ébranlé des racines jusqu'au faîte. Des montagnes s'écroulent ou se fendent de haut en bas...


Au Sud apparaît Surt, que suit la troupe innombrable des géants du feu ; son épée lance des éclairs ; tout autour de lui des flammes jaillissent du sol crevassé. A son approche les rochers s'écroulent, les hommes s'affaissent sans vie. La voûte du ciel, ébranlée par le tumulte de cette armée en marche, embrasée par l'haleine de fournaise qui l'environne, éclate en deux ; et quand les fils du feu font passer leurs chevaux sur le pont que l'arc du ciel tend de la terre au séjour des dieux, ce pont s'enflamme et s'effondre...


Les grands dieux sont morts. Et maintenant que Thor, protecteur des demeures humaines, a disparu, les hommes sont abandonnés ; il leur faut quitter leurs foyers ; la race humaine est balayée de la surface de la terre. La terre elle-même va perdre sa forme. Déjà les étoiles se détachent du ciel et tombent dans le vide béant... Le géant Surt inonde de feu la terre entière ; l'univers n'est plus qu'un brasier ; des flammes jaillissent de toutes les fentes des rochers ; la vapeur siffle de toutes parts ; toute plante, toute vie sont anéanties ; seul le sol nu subsiste...


Et voici que toutes les mers, que tous les fleuves débordent. De tous côtés les vagues pressent les vagues. Les flots, qui se gonflent en bouillonnant, recouvrent peu à peu toutes choses. La terre s'enfonce dans la mer. L'immense champ de bataille où s'étaient affrontés les maîtres de l'univers cesse d'être visible.


Tout est fini. Et maintenant tout va recommencer. Des débris du monde ancien naît un monde nouveau... "

 

L'épopée cosmologique du Ragnarök est particulièrement intéressante pour qui étudie, comme moi, les cataclysmes cosmiques de l'Antiquité. Elle est aujourd'hui définitivement associée au dernier grand cataclysme cosmique qu'a subi la Terre et qui a eu lieu à la fin du XIIIe siècle av. J.-C., et dont je parlerai en détail au chapitre 19. Surt, Sekhmet, Typhon, Phaéton, Absinthe, Anat et d'autres encore sont les noms différents de l'objet cométaire (ou d'origine cométaire) qui est entré en collision avec la Terre, à une époque où de nombreuses civilisations étaient déjà bien en place et prospéraient, semant tout au long de son parcours la panique, la ruine et la mort. C'est ce même cataclysme qui est associé à l'Exode des Hébreux et aux dix plaies d'Égypte. J'en parlerai au chapitre 2, sous un éclairage assez différent : l'éclairage biblique.

 


Mythologie grecque : Typhon et Phaéton

 


Il s'agit de deux légendes célèbres, surtout connues par les textes classiques d'Hésiode (VIIIe siècle) (8) et d'Ovide (43 av. J.-C.-18) (9). Apparemment, elles n'ont rien à voir entre elles et sont toujours traitées séparément dans les livres de mythologie. Mais pourtant, il paraît fort probable qu'elles se rapportent toutes deux au cataclysme de de la fin du XIIIe siècle dont j'ai déjà beaucoup parlé et qui a eu des conséquences humaines et historiques très sérieuses.


Hésiode raconte dans sa Théogonie qu'à la suite d'une guerre entre Zeus et les Titans, guerre qui faillit détruire l'univers, un monstre flamboyant surmonté de cent têtes et baptisé Typhon (ou Typhée) fit son apparition dans le ciel, effrayant les populations. Zeus dut intervenir une nouvelle fois pour sauver le monde.

 

" ... Alors une œuvre sans remède se fût accomplie en ce jour ; alors Typhon eût été roi des mortels et des Immortels, si le père des dieux et des hommes de son œil perçant soudain ne l'eût vu. Il tonna sec et fort, et la terre à l'entour retentit d'un horrible fracas, et le vaste ciel au-dessus d'elle, et la mer, et les flots d'Océan, et le Tartare souterrain, tandis que vacillait le grand Olympe sous les pieds immortels de son seigneur partant en guerre, et que le sol lui répondait en gémissant. Une ardeur régnait sur la mer allumée à la fois par les deux adversaires, par le tonnerre et l'éclair comme par le feu jaillissant du monstre, par les vents furieux autant que par la foudre flamboyante. La terre bouillonnait toute, et le ciel et la mer. De tous côtés, de hautes vagues se ruaient vers le rivage. Un tremblement incoercible commençait : Hadès frémissait et aussi les Titans ébranlés par l'incoercible fracas et la funeste rencontre. Zeus frappa, il embrasa d'un seul coup à la ronde les prodigieuses têtes du monstre effroyable ; et, dompté par le coup dont il l'avait cinglé, Typhon mutilé, s'écroula, tandis que gémissait l'énorme terre. Mais, du seigneur foudroyé, la flamme rejaillit, au fond des âpres et noirs vallons de la montagne qui l'avait vu tomber. Sur un immense espace brûlait l'énorme terre, exhalant une vapeur prodigieuse ; elle fondait tout comme l'étain... sous l'éclat du feu flamboyant... "

(Théogonie, 836-868)

 


Pline l'Ancien
(23-79) dans le livre II de son Histoire Naturelle (10) , au chapitre " Comètes et prodiges " parle également de Typhon. En accord avec tous les autres auteurs "scientifiques" de l'Antiquité, il le considère comme une comète.

 

" ... Les peuples d'Éthiopie et d'Égypte connurent une comète terrible, à laquelle Typhon, roi de ce temps-là, donna son nom : d'apparence ignée et enroulée en forme de spirale, effrayante même à voir, c'était moins une étoile qu'un vrai nœud de flammes. "

(Histoire Naturelle, Livre II, 91, XXIII)

 


La légende de Phaéton est l'un des meilleurs contes d'Ovide qui en fit une des pièces maîtresses de ses Métamorphoses, écrites entre les années 2 et 8 de notre ère. Mais cette légende était bien antérieure à Ovide. On sait, entre autres, qu'elle fut le sujet d'une tragédie perdue d'Euripide (480-406), écrite plus de 400 ans auparavant.

Phaéton était le fils du Soleil. Pour satisfaire son orgueil, il demanda à son père de conduire son char l'espace d'une journée à travers le ciel. Entreprise démesurée qui se termina par une catastrophe cosmique, puisque le char de Phaéton quitta la route habituelle et se précipita vers la Terre. Là encore, Jupiter fut obligé d'intervenir pour sauver le monde et la race humaine.

 

" ... Sous l'action du feu, les nuages s'évaporent. Sur terre, les plus hauts sommets sont les premiers la proie des flammes. Le sol se fend, sillonné de crevasses et, toutes eaux taries, se dessèche. Les prés blanchissent, l'arbre est consumé avec son feuillage, et les blés desséchés fournissent eux-mêmes un aliment au feu qui les anéantit... De grandes cités périssent avec leurs murailles ; des nations entières avec leurs peuples sont, par l'incendie, réduits en cendre. Les forêts brûlent avec les montagnes... L'Etna vomit, ses feux redoublés, des flammes démesurées... Phaéton voit, de toutes part, le monde en flammes... Il ne peut plus supporter les cendres et la chaude poussière partout projetée, il est enveloppé de toutes parts d'une fumée brûlante : où va-t-il, où est-il ? dans l'obscurité de poix où il est plongé, il l'ignore, et les chevaux ailés le ballottent à leur gré. C'est alors, croit-on, que les peuples d'Éthiopie, par l'effet de leur sang attiré à la surface du corps, prirent la couleur noire. C'est alors que la Libye, toutes eaux taries par la chaleur, devint aride. Alors les nymphes pleurèrent la perte des sources et des lacs... Le Nil épouvanté s'enfuit au bout du monde, dérobant aux yeux sa source... Le sol se fend sur toute sa surface... La mer diminue de volume ; une plaine de sable sec s'étend où naguère s'étalait le flot ; les montagnes que recouvraient les eaux profondes surgissent... La Terre nourricière des êtres, avec une grande secousse qui ébranla le monde, s'affaissa un peu au-dessous de son niveau habituel... Pourquoi le niveau des mers décroît-il ? Atlas lui-même est à bout de forces, il a peine à supporter sur ses épaules le monde incandescent... Alors le père tout-puissant, ayant pris à témoin les dieux et celui-là même qui avait prêté son char, que s'il ne lui porte secours, le monde entier périrait victime d'un funeste sort, gagne au sommet du ciel le point élevé d'où il a coutume d'envelopper de nuages l'étendue des terres, d'où il met en mouvement le tonnerre et lance la foudre... Il tonne, et brandissant la foudre, il la lança sur le cocher auquel il fit perdre du même coup la vie et l'équilibre, et de ses feux redoutables il arrêta l'incendie. Les chevaux s'abattent et d'un soubresaut tentant de se redresser, ils arrachent leur cou au joug et échappent aux sangles rompues. Ici traînent d'un côté les rênes, là l'essieu détaché du timon, ailleurs les rayons des roues brisées, et les débris du char mis en pièces sont épars au loin.


Quant à Phaéton, ses cheveux rutilants en proie aux flammes, il roule sur lui-même dans le gouffre, laissant dans l'air au passage une longue traînée... Loin de sa patrie, à l'autre bout du monde, le très grand Éridan le reçoit et lave son visage fumant... "

 

Ce texte d'Ovide, version "moderne" de textes plus anciens est très instructif quand on y lit entre les lignes. Il nous apprend en fait plusieurs choses, bien qu'il mêle parfois le meilleur et le pire. Le pire est sans doute ce qu'il dit sur l'origine de la couleur noire des Éthiopiens ! Il nous apprend par contre que le Nil fut mis à sec, que la Libye devint aride, que le niveau de la mer baissa, que tout fut brûlé, qu'une poussière chaude empoisonna les aliments et qu'ensuite il y eut une période de ténèbres. Il signale également que l'Etna " vomit des flammes démesurées ". On ne peut s'empêcher de faire le rapprochement avec ce célèbre passage de l'Apocalypse dont je parle au chapitre 2 :

 

" ... une étoile était tombée du ciel sur la terre, il lui fut donné la clef du puits de l'abîme. Elle ouvrit le puits de l'abîme. Il monta du puits une fumée comme d'une grande fournaise et le soleil et l'air furent obscurcis par la fumée du puits... "

 

On peut se demander à la lecture de ce texte, si un fragment de Phaéton (qui s'appelait rappelons-le Absinthe chez les Hébreux et Sekhmet chez les Egyptiens) n'est pas tombé dans la Méditerranée déclenchant par là même une éruption de l'Etna. Cette remarque très intéressante pourrait permettre de dater l'événement (voir le chapitre 19)


Quoi qu'il en soit, ces deux légendes de Typhon et Phaéton, comme celle du Ragnarök, montrent bien comment à partir d'un fait réel marquant, les auteurs de l'Antiquité ont mis sur pied leur mythologie si compliquée, avec ses dieux multiples, ses héros innombrables, ses grands thèmes, sa cosmologie. Il est probable que, sous le manteau du mythe, chaque récit mythologique reprend, transforme et embellit des événements authentiques dont la signification réelle dépassait souvent l'entendement des peuples de l'époque. Mais une chose est sûre, ils savaient bien quand un cataclysme était d'origine cosmique. Les bouleversements terrestres qui en résultaient et les lourdes pertes en vies humaines étaient du concret, pas de l'imaginaire.

 

 

Notes

 


1. En fait, on a découvert beaucoup plus tard que la période de dix-neuf ans qui caractérise le cycle lunaire avait déjà été découverte par les Chinois, 1600 ans avant Méton.


2. R. Escarpit, Contes et légendes du Mexique (Nathan, 1963). Citation p. 10.


3. P. Ravignant et A. Kielce, Cosmogonies. Les grands mythes de Création du Monde (Le Mail, 1988). Citation p. 110.


4. F. Braunstein et J.-F. Pépin, Les grands mythes fondateurs (Ellipse, 1995). Citation p. 40.


5. Le calendrier égyptien était basé sur une année de 365 jours seulement, d'où une dérive annuelle de 0,2422 jour par an, 6 jours pour 25 ans, 12 jours pour 50 ans, 18 jours pour 75 ans, etc. Le 12 Tybi de l'année 1321 avant J.-C. correspondait au 27 novembre de notre calendrier grégorien, le 12 Tybi de 1271 au 15 novembre, celui de 1221 au 3 novembre et celui de 1196 au 28 octobre. Il reste à trouver l'année exacte du cataclysme pour ajuster la date exacte. Si 1209 avant J.-C. (soit –1208) est la bonne année (ce qui n'est pas sûr, ce n'est qu'une approximation à 10 ou 20 ans près qui dépend de la chronologie exacte des pharaons, très mal connue et variable selon tous les auteurs), la date de la collision cosmique serait alors voisine du 31 octobre. (On peut consulter le tableau 19-1 du chapitre 19 qui donne toutes les dates possibles selon différents paramètres).


6. F. Guirand et J. Schmidt, Mythes & Mythologie. Histoire et dictionnaire (Larousse, 1996). Cet ouvrage collectif très remarquable raconte la mythologie et les mythes du monde entier. Le chapitre 2 (pp. 23-68), dû à J. Viau, concerne la mythologie égyptienne. Citation p. 53.


7. Ibid. Le chapitre 8 (pp. 291-338), dû à E. Tonnelat, concerne la mythologie germanique (Allemagne et pays scandinaves). L'auteur parle évidemment du Crépuscule des dieux qu'il raconte d'une manière détaillée et homérique (pp. 325-328). On reconnaît d'ailleurs dans cette légende une analogie certaine avec la très vieille légende grecque de Typhon racontée en son temps par Hésiode dans sa Théogonie. Ces deux légendes immortalisent un même phénomène, celui de la collision entre la Terre et un objet cométaire racontée dans le chapitre 19 et qui se produisit vers –1208.


8. Hésiode, Théogonie (Les Belles Lettres, 1977 ; traduction par P. Mazon). Citation p. 62-63. Hésiode ne connaissait plus avec précision les grandes catastrophes qui avaient eu lieu au IIe millénaire. La compression du temps avait déjà joué son rôle et sa Théogonie regroupe sous forme de mythes des données très hétéroclites et d'époques différentes. Cela tendrait à prouver que des sources écrites sur les grands cataclysmes du passé n’ont jamais existé, tout au moins en Grèce. Cette hypothèse est confirmée par le fait que les philosophes grecs plus tardifs ne parlent jamais de l’éruption du Santorin avec un minimum de précision. Seul le bouche à oreille permit, les premiers temps, de perpétuer le souvenir de cataclysmes destructeurs.


9. Ovide, Les métamorphoses (Garnier-Flammarion, 1966 ; traduction par J. Chamonard). Citation p. 70-73.


10. Pline l'Ancien, Histoire naturelle, Livre II (Les Belles Lettres, 1950 ; traduction par J. Beaujeu). Citation p. 39-40.



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Lundi 4 mai 2009




L'Erreur de Darwin


par Hans-Joachim Zillmer

2ème partie


1ère partie





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~ 3 ~

Toutes les espèces existaient

simultanément



Le postulat nécessaire à une évolution qui se serait accomplie conformément à la loi de Darwin, est le développement lent des espèces et la survie des individus les mieux adaptés à l'environnement, par la sélection accompagnée du refoulement contemporain des espèces moins bien adaptées. Si la coexistence de toutes les espèces animales, y compris l'homme, à un certain moment est prouvée, la théorie de l'évolution ne peut être que fausse, puisque son postulat est par définition invalide. C'est précisément ce que prouvent les découvertes de fossiles et de traces pétrifiées.



Roche semblable au béton


Dans la zone de la Paluxy River, il n'y a guère de roche compacte qui présente une épaisseur de plusieurs mètres. On a mis en évidence un très grand nombre de couches différentes superposées. Ces couches rocheuses sont d'épaisseur variable et présentent des degrés de compacité très différents. Il y a alternance de couches faites de roc extrêmement dur et de gravier plus ou moins solidifié, comparable dans l'ensemble aux peaux d'un oignon. En tout cas, toutes les couches rocheuses sont strictement séparées et pour cette raison ne peuvent pas s'être formées au même moment ou très lentement l'une après l'autre. Les couches les plus solides ont des fissures de tension, comme celles qui apparaissent lors du refroidissement et du durcissement de matériaux à la consistance molle, le béton frais par exemple. La comparaison avec le béton qui prend s'impose parce que le calcaire représente une roche sédimentaire produite par dépôt. Il se durcit par l'addition de carbonate de calcium, le calcaire carbonaté. La solidité du sédiment formé dépend entre autres facteurs de la masse de calcaire présente, la provenance massive de ce durcisseur n'étant pas élucidée scientifiquement. Mais au fil de ce livre, je mettrai en discussion une théorie que j'ai développée, qui explique ce phénomène et la formation rapide des sédiments qui lui est associée. Car, en tant qu'ingénieur du bâtiment, je suis plongé dans la perplexité par le fait que le mortier, tout comme le béton, se forment par suite du mélange de cailloux ou d'autres fondants ainsi que d'eau et de ciment, lequel est obtenu en fin de compte à partir de calcaire soumis à la chaleur. Pourtant, le calcaire solide se compose des mêmes matériaux fondamentaux. C'est pourquoi il est aisé d'admettre que les montagnes faites principalement de calcaire se sont formées rapidement et non à travers de longues périodes.

Les diverses couches rocheuses se sont formées lors des inondations qui se superposaient rapidement, par poussées temporellement peu distantes. Il en résulte une image concluante. Un animal ou un homme marche sur la vase molle ou aussi sur un autre sol boueux, et laisse des traces profondes. Quelques heures plus tard, le flot arrive et apporte un nouveau matériel mou sous forme de sédiments, couvrant le sol marin déjà déposé auparavant et donc aussi les empreintes de pied qui y sont restées. Cette nouvelle couche à grains fins n'a qu'une épaisseur déterminée, et conserve les traces contenues dans la dernière couche. La roche ainsi née d'un durcissement hydraulique (calcaire, plâtre, ciment) peut, une fois que la prise a eu lieu, être à nouveau éliminée et libérer ainsi des traces qui avaient été causées dans la couche située au-dessous. On procéderait de façon analogue en prenant des empreintes dans du plâtre, dans un but de représentation ou de preuve.


Il est apparu que l'on trouvait des traces de dinosaures, de grands mammifères et d'hommes dans les mêmes couches, chose confirmée de façon impressionnante par les expositions dans les deux musées de Glen Rose. Parmi les couches de roche examinées jusqu'à présent, il y en a, selon les examens effectués, huit ou même plus qui contiennent des traces de ce genre, et simultanément des vestiges d'espèces différentes qui, selon la théorie de Darwin, n'ont absolument jamais, même approximativement, vécu au même moment, ce qui prouverait la nullité de la théorie de l'évolution en ce qui concerne la macroévolution (passage d'une espèce animale à une autre).


Découvertes des 100 dernières années


En 1908, une gr
ande marée a partiellement arraché la roche calcaire de la Paluxy River et a mis au jour des empreintes de pieds de dinosaures. On a trouvé diverses empreintes géantes de différentes espèces de sauriens. On a découvert en outre des séquences entières d'empreintes de pieds humains, qui mesuraient environ 35,5 cm et présentaient nettement toutes les caractéristiques d'un pied humain. On pouvait même parfois reconnaître distinctement les cinq orteils. La taille de l'empreinte laissait conclure à un homme de plus de 2 mètres de haut.


Dans les années suivantes, on a trouvé dans un périmètre de quelques kilomètres des centaines d'empreintes qui proviennent de dinosaures. Et l'on met sans cesse en évidence à côté et à l'intérieur de ces traces d'animaux des empreintes d'êtres humains ainsi que de grands mammifères.


Il ne s'agit là absolument pas de traces de pieds humains singulières et isolées, mais toujours de séquences continues droite-gauche, qui constituent de vrais sentiers avec des empreintes alternantes de pieds gauches et droits, et qui peuvent être comparées avec les mouvements de marche ou de course d'un homme moderne. Des empreintes singulières ont même été extraites de la roche solide et pour certaines conservées par des propriétaires de fermes ou d'autres habitants. Un exemplaire très beau et distinct est devenu célèbre sous le nom d'« empreinte de pied de Burdick ». Il a été découvert vers 1940 dans le domaine de Glen Rose et s'est trouvé longtemps dans un magasin banal, avec des minéraux, en Arizona. Un géologue, le Dr Don Patton a pu, en collaboration avec un archéologue, le Dr Baugh, mettre en évidence par des examens circonstanciés que cette empreinte provient de la région de la Paluxy River dont le calcaire est tout à fait spécial, et qu'elle présente toutes les propriétés d'un pied humain accomplissant un mouvement spécial vers le côté.


Cette pièce de roche isolée avec son empreinte de pied a été entièrement découpée en morceaux séparés par quatre sections dans la région des orteils et du talon. Sur la coupe de profil, on peut nettement reconnaître entre et sous les orteils un segment de couche recourbé, tel qu'il en apparaît quand une pression est exercée ponctuellement sur un soubassement mou. Le matériel plastique compressé sous le pied suit un trajet courbe, correspondant aux rapports de pression locaux produits dans le matériel en question. En plus, on peut très joliment reconnaître sous les régions correspondant aux orteils que la roche, ou plutôt la boue d'alors, a été comprimée localement. La structure condensée est documentée par une coloration plus sombre opposée aux parties non modifiées de la roche, qui sont plus claires. On peut s'en convaincre d'une manière particulièrement nette en examinant la coupe au niveau de la zone du talon.


Entre les orteils, à son tour, la boue molle de l'époque, aujourd'hui une roche calcaire solidifiée, a jailli en hauteur. La structure courbe de la roche aujourd'hui dure peut être repérée nettement, et restitue l'image qualitative attendue au niveau des deux coupes traversant la zone des orteils. Avant que cette section ait été effectuée, cette empreinte de pied humain était considérée dans les cercles scientifiques comme une supercherie manifeste, parce que l'empreinte présentait de manière bien trop nette tous les caractères d'un pied humain. Les résultats des examens que nous venons de décrire ont prouvé que l'on n'a pas pu falsifier les caractéristiques typiques de la roche calcaire que je viens de décrire. Quand on soumet un morceau de rocher à un travail comme la taille de la pierre, on ne peut obtenir des résultats similaires, pour les raisons que nous avons discutées ! Une falsification est de ce fait exclue. Plus tard, en 1970, des recherches poussées ont été entreprises dans les environs de Glen Rose par le Dr Cecil Dougherty avec des méthodes scientifiques. Les résultats ont été publiés dans son livre Valley of the Giants, la Vallée des Géants5.


Le 11 juillet 1971, la Paluxy River était totalement asséchée, et cette circonstance facilita considérablement l'examen. Ce qu'il y a d'étonnant avec les découvertes du Dr Dougherty, c'est qu'elles ont été faites directement dans les couches rocheuses les plus élevées ainsi qu'à la surface. Les lieux où l'on trouve des traces fossilisées de pieds de dinosaures semblent au premier regard ne pas être inhabituels, mais il faut se rendre compte que ces animaux sont censés être éteints depuis au moins 65 millions d'années. L'opinion scientifique est que la roche s'est formée très lentement, couche après couche, au cours d'une très longue période de temps. Par conséquent, des traces de toute espèce censées être aussi âgées devraient se trouver enfouies beaucoup plus profondément dans les formations rocheuses.


En aucun cas il n'est possible de faire des découvertes aussi anciennes dans les couches géologiques supérieures. Cela contredit l'image du monde de la géologie et la théorie de Lyell qui la fonde, selon laquelle la modification de la surface terrestre ne peut être due qu'à l'action actuelle de forces infimes. Et sur ce fondement, on voit s'élever à son tour inconditionnellement la théorie de l'évolution de Darwin. Est-ce que le fait que les vestiges du prétendu Âge de pierre, ou de la période romaine, âgés tout au plus de quelques milliers d'années, se trouvent pour certains plus profondément enfouis dans la surface terrestre que les découvertes relatives aux dinosaures, qui sont censés être âgés d'au moins de 65 et au plus de 250 millions d'années, ne donne à penser ? Ne voit-on pas presque quotidiennement mentionnées dans les journaux des découvertes de squelettes entiers des dinosaures les plus divers, au niveau de la surface de la terre, et ce dans le monde entier, par exemple dans le désert de Gobi en Mongolie ? Des témoignages correspondants associés aux découvertes simultanées de restes humains sont littéralement inquiétants. En dehors des traces de pieds d'hommes et de dinosaures, le Dr Dougherty a trouvé l'empreinte pétrifiée d'une queue de dinosaure et d'une patte de chien tout à fait normale, qui a été trouvée en 1980 à seulement un mètre de l'empreinte de pied à trois doigts d'un dinosaure, aux environs de la Jeannie Mack Farm. Or il est censé ne pas y avoir eu de chiens et d'autres mammifères un peu gros du temps des dinosaures.


Le Dr Dougherty a examiné pendant 10 ans la zone autour de Glen Rose, et la région de cette ville elle-même. Il a durant ce laps de temps documenté plus de 100 traces de pieds de dinosaures et 50 d'hommes, avec et sans empreintes de chaussure, ainsi que quelques autres découvertes curieuses. Les traces de pieds humains trouvées sont souvent très grandes et doivent provenir de personnes géantes. Le Dr Dougherty a trouvé une empreinte de pied d'une longueur de 54,61 cm et d'une largeur maximale de 20,32 cm dans la partie antérieure du pied. Il y avait dans la même couche des empreintes de dinosaures à trois doigts. Si ces empreintes de pieds étaient des supercheries, la question se poserait : pourquoi essaie-t-on justement d'imiter des empreintes aussi grandes et donc inhabituelles, alors que cela rend visiblement très probable le soupçon de supercherie ? Ne copie-t-on pas normalement quelque chose de connu ?


Mais les hommes de grande taille ne sont pas aussi inhabituels. On a trouvé en Italie le squelette d'un homme grand de presque 3 mètres6. L'homme contemporain le plus grand est sans doute l'américain Robert Pershing Wadlow, mort en 1940, dont la taille authentifiée était de 2,72 m7. De même, dans la Bible et dans l'épopée suméro-babylonienne de Gilgamesh, peut-être les écrits les plus anciens au monde, on trouve souvent des mentions détaillées de géants censés avoir vécus avant le Déluge. J'aborderai encore plus précisément dans un chapitre ultérieur de ce livre le problème de la croissance géante.


Recherches de ces dernières années


Le Dr Baugh a entrepris depuis 1982, en collaboration avec le Dr Patton, le Dr Clifford Wilson un archéologue australien, et d'autres scientifiques, des examens intensifs qui durent jusqu'à aujourd'hui. Il est étonnant que l'on découvre toujours des preuves et des fossiles nouveaux, non documentés jusque-là, sous forme pétrifiée. Malheureusement, quelques supercheries ayant trait à la Paluxy River ont été démasquées. Mais qui a entrepris ces supercheries, et pour quelle raison ? On ne le sait pas. En tout cas, même dans des investigations et des découvertes en d'autres parties du monde, des supercheries ont sans cesse émergé. Les critiques renvoient d'emblée dans les médias à ces imitations, et trouvent là un prétexte pour ne pas s'occuper des découvertes authentiques. Le magazine scientifique Nature8 faisait déjà mention en 1986 des empreintes de pieds humains dans la région de Glen Rose, et les considérait comme des falsifications. Pourtant, dans l'édition suivante, l'authenticité des empreintes a été confirmée par un géologue, le Dr John Morris de l'Institute for Creation Research d'El Cajun en Californie. La controverse continue. C'est pour ces raisons que le Dr Baugh mène très scrupuleusement ses examens. Les fouilles ne sont entreprises qu'une à deux fois par an, à proximité du Creation Evidences Museum. À ces occasions, des experts de diverses spécialités sont régulièrement invités, les fouilles étant documentées au moyen d'enregistrements vidéo et de photos.


On peut trouver et examiner sans difficultés des traces de pieds de dinosaures et d'autres animaux dans toute la région. On peut alors sur place se convaincre facilement que les traces suivent une couche déterminée et disparaissent quelques mètres plus loin sous la couche déposée au-dessus. Qu'est-ce qui est plus tentant alors que d'éliminer cette couche déposée sur les empreintes et de mettre au jour des traces intactes ? Quand on a de la chance, on trouve au-dessous des empreintes d'êtres humains.


Pour convaincre le public et les médias de l'originalité et donc de l'authenticité des traces, il n'y a à proprement parler, vu les circonstances que j'ai présentées, qu'une seule méthode : il faut décoller devant des caméras de télévision en marche et en présence de représentants des médias et de scientifiques une couche de roche intacte. Si l'on a de la chance, on verra des empreintes originales, qui sont intactes depuis leur genèse. De l'avis de la science scolaire, ces traces de pieds devraient même être vieilles de 140 à 400 millions d'années. C'est exactement la méthode que le Dr Baugh a suivie. Le risque était que lors de cette fouille précisément, on ne trouve aucune trace. S'il avait fallu s'y reprendre à deux fois, les personnes invitées ne seraient sûrement pas venues de si loin. Dans un de ses livres, il rapporte une fouille pratiquée en janvier 19879. Plusieurs professeurs et scientifiques étaient sur place, et la presse du Fort Worth Star Telegram était représentée. Le reporter Mark Schumacher de la télévision Dallas Channel 5 KXAS-TV arriva en hélicoptère de Dallas.


On découvrit à cette occasion des empreintes de pieds où figuraient nettement les cinq orteils d'un homme. Cette manière de procéder permet d'exclure des falsifications de traces pétrifiées, même sans examen circonstancié. En même temps, on démasque le caractère illusoire de l'image du monde usuelle propre à l'évolution, car des dinosaures et des hommes, selon la théorie et les lois biogénétiques en vigueur, ne peuvent pas avoir vécu en même temps. Les examens ont même montré que l'on peut trouver des traces de pieds d'hommes au-dessous de couches contenant des traces de dinosaures. D'après Darwin, les hommes devraient donc être plus âgés que certaines espèces de dinosaures, car plus les couches rocheuses sont géologiquement profondes, plus les fossiles qu'elles contiennent doivent, conformément à l'évolution, être primitifs et âgés.


On a même découvert une piste complète avec plusieurs empreintes de dinosaures dans la couche supérieure. Si les dinosaures avaient disparu depuis 65 millions d'années, alors on ne devrait pas trouver de traces correspondantes à la surface de la terre, parce qu'elles devraient être effacées par les influences de l'érosion. Les dinosaures et les hommes ont-ils vécu ensemble dans un passé pas tellement lointain ? Est-ce parce qu'elles sont récentes, et non très anciennes, que les traces trouvées sont encore bien reconnaissables ?


Dans le lit de la Paluxy River, on trouve habituellement non pas des empreintes de pieds singulières et isolées, mais des séquences continues d'empreintes alternantes du pied gauche et droit. Ces pistes sont le plus souvent appelées selon leurs découvreurs. En dehors du Dinosaur Valley State Park se trouvent le Clark Trail et le Taylor Trail. Les deux pistes sont éloignées uniquement de quelques mètres et présentent des traces très ressemblantes. Le Taylor Trail, du nom de son découvreur Stan Taylor, se trouve dans l'actuel lit de la rivière, et donc dans des couches rocheuses notablement plus profondes que le Clark Trail qui se trouve sous la couche calcaire supérieure, sur la ligne de faîte. Considérées géologiquement, des millions d'années séparent les deux pistes, avec les empreintes de pieds d'hommes et de dinosaures que chacune contient.


Le Taylor Trail est connu depuis la fin des années soixante dix. À l'époque, seules neuf empreintes avaient été découvertes, la roche calcaire déposée sur cette trace ainsi que les galets fluviaux de la Paluxy River ayant été éliminés. Ces traces se trouvent maintenant directement dans le lit de la rivière, et sont lors des hautes eaux inondées et obstruées par les galets de la rivière. Même les traces plus anciennes sont encore bien reconnaissables, mais l'érosion progressive les a rendues un peu plus indistinctes. Par bonheur, la roche calcaire présente dans cette région a une structure très ferme, contrairement à la roche du Clark Trail, et se prête de ce fait mieux à des examens plus précis.


Nouvelles investigations


Après plusieurs mises à jour répétées des anciennes empreintes du célèbre Taylor Trail, le Dr Baugh et le Dr Patton ont ouvert en 1988 une nouvelle série d'empreintes, servant de complément et de continuation aux traces découvertes jusque-là. Les investigations qui durent depuis cette époque ont montré que le Taylor Trail se compose d'au moins quatre pistes de dinosaures différentes qui se croisent. La trace la plus intéressante et la plus longue consiste en 15 empreintes qui se suivent, et qui sont orientées de façon à peu près parallèle à la direction actuelle de la rive. Les empreintes singulières ont été numérotées de – 7 à + 6. Des investigations précises ont montré que dans les empreintes pétrifiées de pieds du dinosaure et sur leur bord, on pouvait trouver et mettre en évidence des traces humaines. Bien des fois, on peut reconnaître nettement plusieurs orteils ou plus rarement tous les orteils, alors que pour d'autres empreintes seul le gros orteil peut être distingué. Mais c'est là chose normale, quand on pense que les conditions lors de la marche sur un sol boueux sont très variables, car la vitesse de la marche et sa direction changent à chaque pas, en fonction de la différence de consistance du sol.


En tout cas, on a l'impression qu'un homme a marché dans les traces de pieds d'un dinosaure ! Si l'on se représente un sol boueux, il est évidemment plus simple de marcher dans une trace déjà présente, parce que naturellement il ne s'y trouve pas de boue, ou au moins il s'en trouve peu. Bien sûr, les empreintes de pieds d'un grand dinosaure se prêtaient particulièrement bien à ce procédé. Nous avons réalisé divers essais de champ, où nous imitions la marche sur un sol mou. Les résultats peuvent très bien être comparés avec les traces pétrifiées que l'on a trouvées, et présentent les mêmes caractères. En raison des circonstances et de la mollesse de la boue, l'homme et le dinosaure doivent tous deux avoir marché sur la même surface de terrain dans un laps de temps très bref. Les traces causées doivent peu de temps après avoir été recouvertes par une masse molle, et ainsi conservées. Il ne peut pas s'être écoulé des jours, des mois et a fortiori des années, comme l'indique l'opinion scientifique, jusqu'à ce que les pétrifications soient achevées, parce qu'autrement elles auraient été érodées par des intempéries ou d'autres influences. Il ne saurait y avoir de doute à ce sujet.


Nouvelle visite à Glen Rose


Le Taylor Trail était depuis 1994 de nouveau recouvert par l'eau, et dut être remis au jour en août 1996, afin que les investigations puissent continuer. J'en fis l'occasion de rendre une nouvelle visite à Glen Rose et donc au Dr Baugh ainsi qu'à son Creation Evidences Museum. Je devais voir sur place de mes propres yeux la preuve de la coexistence des dinosaures et de l'homme. Le 6 août 1996, j'arrivai avec ma famille à Ft. Worth, et nous allâmes directement à la petite ville de Glen Rose. Je rendis d'abord visite au courtier Grover Gibbs qui a un bureau directement situé dans le centre historique. Au début des années soixante-dix, il avait guidé des visiteurs venus de Dallas dans les fouilles du Dr Dougherty. Il était ainsi un témoin oculaire de preuves extraordinaires, et il confirma l'authenticité des photos que je lui montrai, représentant les traces aujourd'hui malheureusement érodées.


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Pendant mon séjour à Glen Rose, j'eus aussi l'occasion d'examiner, au niveau des talus de la rive de la Paluxy River, une couche d'une épaisseur globale d'un peu plus d'un mètre. Nous fîmes à cet endroit, ma fille et moi, des trouvailles qui ne concordent pas avec la théorie de la constitution lente de dépôts d'animaux morts. Dans des circonstances normales, les escargots, les coquillages et d'autres êtres vivants meurent dans l'eau et tombent jusqu'au fond. Lorsque cela se passe assez souvent et longtemps, il doit se former une couche de fossiles, comme dans le cas que nous examinons. Quand des coquillages meurent et descendent jusqu'au fond, les muscles se relâchent et les coquilles s'ouvrent. Seul un coquillage vivant est normalement fermé. Or dans cette couche, nous trouvions uniquement des empreintes de coquillages fermés d'espèce et de taille variées. Ce fait indique que les coquillages ne sont pas morts d'une mort naturelle. Ces animaux ont été surpris par une mort extrêmement soudaine, si bien qu'ils n'avaient pas la possibilité de relâcher leurs muscles et par conséquent d'ouvrir leurs coquilles. Les coquillages fermés impliquent une cause de mort soudaine, et leur survenue massive dans les pièces pétrifiées, sur l'ensemble de la terre, doit à vrai dire être considérée comme la preuve d'une catastrophe qui s'est déroulée très rapidement.


Même les pétrifications que l'on trouve en Allemagne sont censées s'être formées au cours de vastes périodes de temps. Mais comment explique-t-on les pétrifications d'animaux qui doivent s'être formées comme une sorte d'instantané ? Une pétrification bien connue est celle d'un poisson relativement grand qui a dans sa gueule un poisson plus petit et qui a été pétrifié pendant son repas. Le poisson s'est-il étouffé à cause de son repas trop plantureux, conformément à l'interprétation scientifique, ou a-t-il été surpris par un événement extrêmement soudain, tué et conservé  ?


Des processus de solidification rocheuse qui se déroulent rapidement permettent que se pétrifient non seulement les squelettes, mais aussi les parties molles des animaux. Chez un petit saurien de 24 cm, qui a été trouvé dans le sud de l'Italie, l'« intestin parfaitement pétrifié » peut encore fort bien être reconnu. Les chercheurs italiens Dal Sasso et Signore signalent aussi des fibres musculaires conservées ainsi que des dépôts rougeâtres qui doivent provenir du foie10. Cet animal a été rapidement conservé et pétrifié, car autrement les entrailles se seraient putréfiées et décomposées, ou auraient servi de source alimentaire à d'autres animaux.

À Holzmaden en Allemagne, on a trouvé une scène de naissance pétrifiée. Il s'agit d'un ichtyosaure long de 55 cm, dont la tête se trouvait encore entre les os du bassin de la mère. Cette naissance fossilisée ne constitue pas un destin singulier, c'est ce que montrent les squelettes massifs de ces poissons-sauriens, qui ont été littéralement pétrifiés l'un sur l'autre en grandes quantités, comme des harengs dans un saloir. L'énorme accumulation de cadavres d'animaux dans l'espace le plus étroit et leur conservation rapide laissent imaginer directement une catastrophe monstrueuse. Dans le cas d'autres animaux pétrifiés, on peut encore reconnaître la chair qui correspond à une teinte différente de la pierre. Mais un animal complètement pétrifié avec « la peau et les poils » doit avoir été enveloppé au cours d'une période brève par un matériel mou. Si ce processus durait longtemps, il ne resterait, jusqu'à l'achèvement de la pétrification, plus aucune chair et vraisemblablement aussi aucun vestige d'ossements. Est-ce un hasard si des découvertes correspondantes constituent plutôt la règle que l'exception ?


Nous avons aussi pu découvrir sans difficulté des pétrifications de vers. Ces derniers étaient faciles à découvrir en coupe transversale et à la surface de la roche calcaire. Quand on peut voir un vers en coupe transversale au bord de la roche, il doit être enveloppé par le calcaire attenant à cet endroit. Comme on pouvait aussi découvrir des vers fossilisés au bord et à la surface des pierres, les animaux doivent obligatoirement avoir été surpris par un événement soudain, inclus et pétrifiés. En outre, cette répartition donne pour les vers un âge plus élevé que pour la roche qui les entoure, parce qu'ils doivent avoir été rapidement entourés par elle quand elle était molle : ils n'auraient pas pu pénétrer dans le calcaire déjà solidifié. C'est encore et toujours le même scénario : il doit y avoir eu un durcissement soudain, violent et rapide de la boue originellement molle.


Il est conforme au bon sens et à l'expérience quotidienne que des traces de pieds ne puissent pas se pétrifier en pleine nature, car elles ne sont pas assez longtemps conservées, jusqu'à ce que la vase molle se pétrifie, donc se durcisse, lentement, au terme de millions d'années. Cette représentation géologique, qui permet de définir la longue durée de la genèse des couches rocheuses singulières, est semble-t-il fausse. Il est tout à fait évident que les couches de sable et de calcaire doivent durcir aussi vite que du béton avec les traces de pieds qui y sont contenues, pour qu'elles puissent être conservées. C'est pourquoi les couches géologiques ne constituent pas une horloge étalonnée des ères terrestres, comme le montre l'exemple suivant :


Dans les années 1980 et 1983, au volcan de Mount St. Helens dans l'État de Washington (USA), en quelques heures, des couches géologiques épaisses chacune de 8 mètres ont été déposées par un flot de vase. Cette formation en tout épaisse de 16 mètres, formée en 2 jours de catastrophe, aurait pu se constituer non en 3 ans, mais aussi en 2 jours ou en 5000 ans. Il n'est pas possible de déterminer par des mesures l'âge ou la durée de formation de couches sédimentaires.


Le bois pétrifié est considéré comme une preuve d'un grand âge de la croûte terrestre, car la pétrification est censée se produire pore par pore, très lentement, pendant une longue période, des millions d'années. Pourtant, dans le cadre de catastrophes terrestres, le bois pétrifié peut se constituer rapidement, en quelques heures ou en quelques jours. Même le tableau décrit plus haut de la mort rapide des escargots, des coquillages et des vers, suggère la formation rapide de couches sédimentaires et par là un horizon événementiel de catastrophes naturelles, le déluge.


Il apparaîtra dans le cadre de ce livre que l'ensemble de la Terre a été exposé il y a tout au plus 10 000 ans, ou plutôt 6000 ans voire encore plus tard, à des catastrophes naturelles dévastatrices et à une inondation, au cours desquelles presque toute vie sur ce monde a été anéantie . Jusqu'à cette catastrophe, les hommes et les dinosaures, mais aussi de grands mammifères, vivaient ensemble.


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Énigmes temporelles




Les découvertes de traces de pieds pétrifiées ne sont qu'une pièce dans le puzzle de l'image du monde qu'il s'agit de décrire à neuf. Si les dinosaures ont vécu à la même époque que les hommes, alors on doit faire dans les couches géologiques correspondantes d'autres découvertes qui ne peuvent coexister selon la théorie de Darwin. Elles contrediraient aussi le point de vue de la géologie, pour qui les couches terrestres, considérées globalement, se sont formées continuellement et pendant un très grand laps de temps, lentement, l'une après l'autre, millimètre par millimètre.



Dinosaures à la surface de la Terre

Le Dr Baugh rapporte qu'on a trouvé, à côté de pièces singulières, deux squelettes de dinosaure avec 100 os, dans des couches (trop) proches de la surface11. On peut faire cette observation pour presque toutes les découvertes correspondantes dans le monde entier. En Australie, dans la région de Kimberley à Winton, on a découvert une piste de dinosaure longue de plus de 80 km avec plusieurs milliers d'empreintes de pieds de différentes espèces de dinosaures. La découverte d'empreintes de pieds pétrifiées n'est donc pas un hasard ou un événement particulier. À considérer la chose précisément, il semble que ce soit la règle. Il doit avoir régné dans de grandes parties du monde des conditions climatiques et géologiques foncièrement identiques, qui ont conduit à la conservation des empreintes. Mais pourquoi n'observe-t-on plus de nos jours de pétrifications, ni d'un point de vue global, ni où que ce soit en un lieu déterminé ?


Après 64 millions d'années, chaque type de vestige de l'époque des dinosaures, que ce soit le squelette ou la trace de pied, devrait être profondément caché dans le sol terrestre ! Les explications comme les glissements de terrain, les influences dues aux tremblements de terre, les failles des strates géologiques ou les bouleversements des plaques de la croûte terrestre, pour les découvertes qui sont faites au grand jour, ne peuvent satisfaire qu'un observateur non intéressé ou livrer une raison suffisante dans certains cas singuliers.


En avril 1998, le journal Illustrierte Wissenschaft a fait un rapport sur une découverte inhabituelle. Le géologue amateur britannique Alan Dawn a trouvé les ossements presque complets d'un saurien aquatique long d'environ trois mètres, carnivore. Ce squelette de l'animal éteint soi-disant il y a 150 millions d'années ne se trouvait pas enterré à plusieurs mètres du sol, comme on pourrait le supposer d'un point de vue géologique et biologique, au contraire, les os dépassaient même de la terre12.


Des archéologues ont trouvé en Mongolie intérieure un grand squelette de saurien. La plus grande pièce jamais découverte jusqu'à présent en Asie. Le dinosaure long de 21 mètres et haut de 7 mètres doit avoir pesé 100 tonnes. Il a été découvert dans la partie occidentale de la steppe de Xilin-Gol. Cette région est appelée « le dino-cimetière » parce qu'on y a déjà découvert plusieurs fois des squelettes et des œufs pétrifiés de dinosaures13. On trouverait donc après 70 millions d'années, aussi simplement, un squelette dans la steppe ? Même si l'on tient compte de tempêtes importantes et de vents correspondants, les découvertes de ce genre devraient être considérées comme un coup de chance extraordinaire. Pourtant, d'autres communiqués de presse publiés ces derniers mois témoignent de découvertes similaires dans le monde entier.


Au Brésil, une femme emmenait son chien promener et a découvert ainsi, tout simplement, un squelette de dinosaure entier. À Sumatra, des pêcheurs avaient pris un squelette dans leur filet, et craignaient, à leurs dires, que ce ne soient les restes d'un dragon! Les scientifiques qui s'y rendirent identifièrent cette pièce comme étant les restes d'un dinosaure aquatique. Ainsi donc, après au moins 64 millions d'années, on attrape tout simplement un squelette avec un filet de pêche absolument normal ? Ces vieux ossements ne devraient-ils pas être depuis longtemps putréfiés, couverts de coraux ou pulvérisés d'une autre manière par les meules du temps ? Partout dans le monde, on trouve des œufs de dinosaures, et même des nids complètement intacts. Silencieusement, j'ai supposé un jour, ce qui n'est nullement assuré, que les nids réguliers avec de grands œufs proviennent aussi de dinosaures, bien que sous ce rapport j'aie toujours pensé dans un premier temps à des oiseaux. En fait, il n'est pas non plus prouvé encore que tous les œufs proviennent de dinosaures. Quoi qu'il en soit, un œuf venant d'une découverte analogue dans la province chinoise du Henan a été examiné par des rayons laser au Methodist-Hospital d'Arcadia, Californie, et radiographié. On a pu de cette manière rendre visible l'embryon contenu par l'œuf. Ces découvertes facilement destructibles avec un contenu initialement fragile, mais qui pourtant ne s'est pas putréfié ou décomposé pendant la pétrification, témoignent d'un processus très rapide de conservation.


Les dinosaures ne sont pas inhumés comme les hommes. On trouve les restes de nos ancêtres humains surtout dans des tombes. Ils ont donc été protégés d'une désagrégation rapide. Mais même ces ossements pourrissent en un temps relativement bref. Comment se fait-il en général qu'il y ait encore après cette longue période de temps tellement de restes de dinosaures, qui n'ont pas été consciemment enterrés ? On a trouvé les ossements de ces animaux primitifs dans le monde entier, en Amérique du Nord et du Sud, en Afrique, en Europe, en Australie, en Mongolie ou aussi dans l'Antarctique. Partout, ces squelettes et ces traces pétrifiés sont trouvés très près de la surface, et aussi directement dans la couche supérieure. Si on le considère plus précisément, ce fait doit rendre plus que songeur.


En fait, si un animal était mort dans les temps primordiaux, il devrait s'être décomposé. Des squelettes de quelques mètres de long et surtout de haut ne restent pas si simplement conservés, et ce même dans un sable friable ! Ni sous forme complète et en tant que structure osseuse tridimensionnelle. En Afrique, le sol devrait être empli d'os fossiles et commençant à se pétrifier d'un grand nombre d'animaux morts au cours des années passées, si notre image du monde concernant les temps primordiaux était exacte. Comme ce n'est pas le cas, il n'y a pas besoin d'arguments supplémentaires. Il n'y a qu'une solution : les cadavres ont été recouverts et conservés dans le laps de temps le plus bref par un matériel déposé durcissant rapidement, du sable, du loess, ou de la cendre.


Il faut dans ce cadre, à côté de ces découvertes datant de l'époque des dinosaures, qui ne documentent que la présence physique à une période qui ne nous est pas connue, renvoyer encore une fois au marteau fossile fabriqué par l'homme, que j'ai décrit exhaustivement dans le chapitre précédent et qui a été trouvé dans une couche rocheuse temporellement comparable. Or cette découverte n'est pas un cas isolé. D'autres objets aussi ont été trouvés inclus dans une roche solide. Les lieux de ces découvertes sont disséminés dans le monde entier.


David Brewster rapporte en 1844, sous le titre Questions et communications relatives à un clou trouvé enfoncé dans un bloc de grès, obtenu à Kongoodie (Mylnfield) Quarry, nord de la Grande Bretagne, à la British Association for the Advancement of Science, que l'on a découvert, dans une carrière du nord de l'Angleterre, des clous qui ont été extraits d'un bloc de grès massif. La découverte analogue d'une figure de glaise est décrite par Frederick Wright en 1887 sous le titre Man and the Glacial Periode14.


Le 22 juillet 1844, on a trouvé à Rutherford-Mills, Angleterre, un fil d'or produit mécaniquement encastré dans un roc pur, à 2,50 m de profondeur15. Les sphères métalliques d'Afrique du sud représentent une autre énigme. Dans une mine de pyrophyllite à Ottosdal, on est tombé sur des sphères dont le pourtour est gravé de cannelures. Ces artéfacts métalliques doivent être plus âgés que le pyrophyllite entourant ces sphères, qui est estimé à un âge de 2,8 milliards d'années ! Doit-on maintenant rejeter l'âge de l'humanité aussi loin dans l'histoire temporelle de la Terre ? Dans ce cas, les hommes auraient déjà vécu dans ce monde avant les dinosaures, les trilobites et d'autres animaux existant avant nous dans ce que l'on présente comme l'histoire de l'évolution. De ce point de vue, il aurait dû y avoir déjà des êtres humains au début du développement de la vie, quand seuls existaient des unicellulaires et d'autres formes de vie primitive. C'est ce qui serait prouvé, selon les règles et la détermination de l'âge géologiques, par les découvertes que je viens de décrire, s'il ne s'agit pas de supercherie ou si la datation scientifique de la roche est fausse.


C'est encore et toujours le même problème qui se pose : quelque chose ne peut absolument pas correspondre à la détermination temporelle, aux âges de la Terre et à l'évolution. Luc Bürgin parle dans le livre Mondblitze du problème des sphères gravées et s'est mis en relation avec le Dr Roelf Marx du Klerkdorp-Museum, qui possède quelques unes de ces nombreuses sphères. Il en est ressorti une histoire curieuse. Une sphère ovoïde était exposée dans le musée. Après quelque temps, on constata que l'objet sphérique avait tourné. On pensa que la femme de ménage ou des visiteurs du musée avaient changé la position de la sphère. Après avoir parfaitement collé le boîtier de verre et le support, l'objet ovoïde recommença à tourner. On observa que cet œuf de métal tournait autour de son axe en 128 jours. Des phénomènes similaires purent être observés sur d'autres sphères. Mais Bürgin rapporte aussi la découverte de sphères artificielles qui ont été trouvées dans une mine de charbon près de la ville de Most. Ces objets présentaient aussi des cannelures, mais ils sont constitués, en dehors de l'acier, par des roches volcaniques. Dans de rares cas, ces sphères ont la capacité correspondante de s'orienter vers le pôle Nord16.


Près d'Olancha, en Californie, on a trouvé en février 1961 une géode rocheuse (corps rocheux minéral sphérique) présentant à la surface des coquillages fossiles, dont l'âge est estimé à au moins un demi million d'années. Des radiographies ont montré dans les deux moitiés de la géode sciée un instrument technique non identifié, fait d'un métal brillant. Les deux moitiés étaient à l'origine reliées par une pointe ou un axe métallique17.


D'autres objets, comme une vis ou une monnaie étrange, font aussi partie des découvertes qui étaient enchâssées dans de la roche ou dans des couches rocheuses profondément enfouies. La raison en est évidente, car tous ces objets devraient être plus âgés que la roche qui les entoure, dont l'âge est estimé par la géologie, sans exception, à au moins plusieurs millions d'années. La trouvaille d'un cheveu dépassant d'un bloc de pierre de la pyramide de Chéops est intéressante  découvert par le Professeur Joseph Davidovits de l'Institut des Géopolymères en France, lors de l'examen au microscope d'échantillons de roche18. Soit ce cheveu est plus ancien que la pierre, formée en premier, soit le bloc de pierre est de fabrication artificielle. Des examens et des mesures des blocs employés pour construire la pyramide avaient livré un taux d'humidité trop élevé pour une pierre naturelle, mais qui d'un autre côté aurait été normal pour du béton. Ce qui serait l'indice d'une fabrication au moins partiellement artificielle des blocs de la pyramide de Chéops, car il y en a aussi indubitablement qui sont authentiques. Si cette hypothèse sensationnelle n'est pas juste, il faut accorder au cheveu trouvé un âge incroyable, puisqu'il doit être plus âgé que la roche. Mais les deux solutions sont en contradiction manifeste avec notre conception conventionnelle du monde.


Une autre trouvaille extraordinaire a été faite dans une couche contenant divers fossiles, à quelques kilomètres de Glen Rose, à proximité de la Chalk Mountain. Il s'agit d'un doigt humain fossile totalement pétrifié qui se compose du même matériel calcaire que les couches rocheuses situées dans la région de Glen Rose. On ne peut découvrir aucune différence visible quand on le compare avec le doigt d'un homme vivant. Des études comparatives permettent de conclure à une personne féminine, la taille du doigt pétrifié est supérieure d'environ 20% à la valeur moyenne. Même l'ongle est complètement conservé. Une section et d'autres examens (radiographies) de la structure interne du doigt pétrifié on montré que l'on pouvait mettre en évidence non seulement les os originels, mais aussi la moelle osseuse. Elle a été remplacée par des minéraux naturels pendant l'enveloppement dans le matériel mou du sol19.


Cette trouvaille est en tout cas inhabituelle, et presque unique, car la pétrification complète a touché non seulement les os, mais aussi la chair. Cela ne peut s'être produit que sous l'action d'un processus très soudain de plongée dans un sol mou dans un environnement dépourvu d'oxygène, le durcissement du sol et donc du doigt devant s'être accompli très rapidement, car autrement il y aurait eu décomposition du tissu.


Le 17 juin 1987, lors d'une fouille organisée par le Dr Baugh du Creation Evidences Museum, on a trouvé une dent qui présente une coloration noire. Elle se trouvait à 10 cm à peine au-dessus de la deuxième couche de roche calcaire dans un sol non remanié. On put conclure qu'il s'agissait de la dent d'un enfant en raison de sa taille et de sa forme. Un dentiste venu de Dallas confirma d'abord cette hypothèse à la suite d'une inspection, et constata dans la forme extérieure et les mesures de cette pièce des concordances avec l'incisive supérieure d'un homme. Lors de cette fouille, on trouva en outre les ossements d'une tortue, les racines d'une fougère fossile et le 18 août 1992 ainsi que le 11 août 1993, à proximité immédiate, deux nouvelles dents20.


En résumé, il est encore impossible de porter un jugement définitif sur la provenance de ces objets. Alors que d'un côté les examens visuels de ces dents par des dentistes ont relevé des similarités avec des dents humaines modernes, les investigations les plus diverses de la structure et de la nature de la surface par différents instituts n'ont pas permis de s'en forger une image exacte. La conclusion actuelle est que la dent est d'origine inconnue. Il semble que des indices humains caractéristiques au niveau de l'apparence soient associés à des propriétés de dents de poisson, relatives à la structure de l'émail de la surface. Des découvertes similaires n'ont jusqu'à présent jamais été signalées. Il n'est donc pas encore possible de tirer une conclusion définitive. Il existe, selon les examens pratiqués jusqu'à aujourd'hui, deux possibilités. Soit il s'agit dans ce cas d'une espèce jusqu'ici inconnue de poisson doté de dents qui à l'examen visuel ressemblent à celles de l'homme, soit il s'agit de dents d'un homme qui a peut-être vécu avant le déluge, avec une structure de l'émail qui ressemble à celle d'une espèce de poisson. Quoi qu'il en soit, ces deux alternatives possibles ne peuvent s'accorder avec les formes que nous connaissons.


George Adams, un habitant de Glen Rose, a trouvé deux crânes humains fossiles et le squelette d'une femme haute de 2,10 m dans des couches géologiques très anciennes, ou mieux trop anciennes. Le lieu où ont été trouvés ces ossements se trouve à quelques kilomètres de Glen Rose, mais dans la région de la Paluxy River. Toutefois, l'âge précis de ces squelettes fossiles n'a pas encore pu être déterminé. Une autre trouvaille remarquable est constituée par l'empreinte d'une main humaine. Dans la Dinosaur Valley State Park, le Dr Dougherty a trouvé en 1978 l'empreinte d'une main gauche d'enfant, à côté des empreintes de pieds d'un dinosaure21. Le Dr Baugh a fait une trouvaille similaire associée à des traces de pieds d'hommes et de dinosaures dans une couche géologique identique22. Dans ce cas, il s'agit d'une main droite. Directement à côté de cette empreinte se trouvent des empreintes de pieds humains, dans lesquelles on peut voir les cinq orteils. L'image globale donne l'impression d'un homme se trouvant dans une position à demi agenouillée qui s'appuie sur sa main droite. Une seule conclusion peut être tirée de l'impression causée par des empreintes juxtaposées de pieds de dinosaures et d'hommes ainsi que par une empreinte de main humaine distincte : ( SUITE DANS LE LIVRE A ACHETER  )


5 Dougherty, 1984.

6 Baugh, 1991.

7 « P. M. », édition spéciale Dinosaures, Munich 1997, 34.

8 Nature, 320/1986, p. 308.

9 Baugh, 1991.

10 « Fokus », N° 14/1998,p. 308.

11 Baugh, 1991.

12 « Illustrierte Wissenschaft », 7ème année, avril 1998, 24.

13 « Bild », 10/12/1996.

14 Wright, 1887, 379-381

15 Buttlar, 1996.

16 Bürgin, 1994 et Däniken, E. v. : « Golfbälle der Götter », in : « Ancient Skies », I/1988.

17 Steiger, 1989.

18 Langbein, 1996.

19 Baugh, 1991.

20 Helfinstine, 1994.

21 Dougherty, 1984.

22 Baugh, 1981

 



Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana Evangelizt - Publié dans : Falsification de l'Histoire
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Lundi 4 mai 2009

Je pose un extrait en deux partie du livre L'erreur de Darwin de Zillmer qui montre les problèmes de datation auxquels on se heurte avec les théories des scientifiques "patentés" -comme je les appelle- qui ostracisent automatiquement toutes les découvertes des chercheurs qui ne font pas partie du sérail. Car, à mon sens, et en me référant aux symboles et histoires mythiques légués par les Anciens, je pense avoir compris que notre Terre est soumise à des cycles destructeurs afin de se régénérer. Et avec elle, toute les créatures et toute la Création se régénèrent. Voilà pourquoi certaines espèces animales ont disparu tout comme les espèces d'hominidés qui nous ont précédés. Notre Terre ne cesse d'évoluer car elle va vers un but. Celui de la Perfection. Et il en est de même pour tout ce qui se trouve à sa surface. Sauf les Eléments essentiels que l'homme ne peut reproduire. Comme l'or, l'hélium, etc... j'en reparlerai dans la symbolique de l'Arc-en-Ciel dont les couleurs sont associés à ces différents éléments, chacun de ces éléments provenant d'une planète. Chose que beaucoup de gens ignorent.
Ici il est question d'un marteau retrouvé ainsi que des empreintes de pas d'hommes à côté d'empreintes de pas de dinosaures datant de 400 millions d'années...







L'Erreur de Darwin


par Hans-Joachim Zillmer


1ère partie





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Des idées et des théories qui contredisaient les notions que l'on a de l'histoire de la Terre et de l'évolution, ont été confirmées depuis la première édition de l'Erreur de Darwin :

 

a) L'action des « super » raz-de-marées a été plusieurs fois confirmée :

>>> Vagues d'une hauteur atteignant jusqu'à 130 m
en Australie il y a 6000 et il y a 400 à 500 ans ( Natural Hazards, vol. 24, 2001, p. 231-249).

>>> Un raz de marée haut de 500 mètres il y a prétendument 120 000 ans à Hawaï ( Geology, vol. 32, n°9, septembre 2004, p 741-744 )

>>> Des « super » raz-de-marée ont rempli plusieurs lacs
qui n'existent plus aujourd'hui : la mer Caspienne et le lac d'Aral ( Science, 29/03/2002, vol. 295, p 2379-2380 )

>>> Le nord-ouest du Pacifique au niveau de l'Amérique du Nord a été en quelques heures radicalement transformé par un flot venant du lac Missoula et suivant la période glaciaire ( Science 29/03/2002 vol.295 p 2379-2380 

>>> Tsunami de plus de 1000 m de haut
sur l'Allemagne du vivant de nos ancêtres.
 

 

b) Le bois pétrifié peut se former en quelques joursAdvanced Materials, vol. 17, janvier 2005, p 73-77 ).

 

c) L'humanité a failli s'éteindreProceedings of the National Academy of Sciences », 1999, vol. 96, p 5077-5082).

d) Il y a eu une modification rapide de l'axe de rotation de la Terre d'environ 20 degrés, accompagnée d'une modification globale du mouvement des plaques, de grandes éruptions volcaniques locales et d'une modification de la polarité du champ magnétique pendant l'ère des dinosaures ( Science, vol. 287, 21/01/2000, p 455-459).

 

e) L'existence des dinosaures il y a relativement peu de temps a été confirmée par plusieurs découvertes d'os non pétrifiés (cf. Le mensonge de l'évolution, 2005, p 53 sq.) ainsi que de quelques cellules manifestement intactes, tissu mou bien conservé et vaisseaux sanguins élastiques et extensibles, appartenant à un tyrannosaure fossile ( Science, 25/03/2005, vol. 307, p 1952-1955).

 

f) Le pétrole s'est formé de façon anorganique et non à partir de matière organique morte ( Proceedings of the National Academy of Sciences, 2002, vol. 99, p 10976-10981).

 

g) Le Grand Canyon s'est formé en raison de super-raz de marées qui étaient jusqu'à 37 fois plus importants que la plus grande inondation par le Mississippi il y a 10 000 et seulement 1300 ans (in : House et al., 2002).

 

h) Des crânes de l'âge de pierre (néandertaliens et cro-magnon) originaires d'Allemagne ont été brusquement rajeunis de presque 30 000 ans et leur âge a été estimé à tout au plus 5000 ansLe mensonge de l'évolution, 2005, p 209 sq.).

 

i) Les oiseaux modernes ne proviennent pas de dinosaures théropodes (sauriens prédateurs) ( Bild der Wissenschaft , Onlineticker 16/08/2002).

 

j) Coexistence de grands mammifères et de dinosaures : on a découvert en Chine les restes fossilisés, vieux de 164 millions d'années d'un proto-castorScience, 24/02/2006, vol. 311, p. 1123-1127), et on a trouvé en outre un mammifère âgé de 128 à 139 millions d'années (Repenomamus robustus) qui avait avalé un petit psittacosaurien ( Nature, vol. 421, 2003, vol. 416, p. 807-814).

 

k) Les primates pourraient avoir vécu déjà 35 millions d'années plus tôt qu'on ne l'admettait auparavant, pendant le crétacé, avec les dinosaures ( Nature, 18/04/2002, vol. 416, p. 726-729).

 

l) Le 29 juillet 2005 a été découvert le corps céleste 2003 UB 13, provisoirement considéré comme la 10e planète. Cet objet baptisé Xena, accompagné par une lune, est plus grand que Pluton et suit une trajectoire semblable à une comète.

 

 Prologue 

 

Il était une fois une image du monde, démontrée d'une manière scientifiquement exacte, qui était âgée de 200 ans. Il ne restait plus que peu de choses à explorer, et le savoir couvrait véritablement l'univers...


Ce conte moderne est le résultat des théories de la mécanique céleste d'Isaac Newton et de la doctrine de l'évolution de Charles Darwin. Une harmonie universelle est censée avoir toujours dominé. Selon ces principes, tout, y compris notre Terre, s'est développé de façon progressive et uniforme. Par hasard, un acide aminé a abouti à un unicellulaire. Il ne s'est pas ensuite développé d'abord en un bicellulaire, mais directement une forme de vie complexe, comme nous l'enseigne la théorie de l'évolution. Même si cela devait être exact, il se pose une question qui jusqu'à présent n'a pas été formulée : d'où est venue la deuxième cellule, après que la première se soit formée par un hasard incroyable ?


Y a-t-il eu simultanément plusieurs hasards incroyables, ou deux seulement, au début ? Dans ce cas, il doit y avoir eu n'importe quand, un jour, un bicellulaire.


Pourquoi ne trouve-t-on pas cet organisme dans la nature, ni un tri ou un tétracellulaire ? D'où vient le code génétique, comment est-il entré dans la cellule : c'est toujours une des plus grandes énigmes de la science. Quoi qu'il en soit, la vie est censée s'être développée d'abord dans l'eau, puis aussi sur la terre. Tout se serait déroulé très lentement mais systématiquement.


La théorie de Charles Lyell, qui fonde la géologie, et affirme que la modification de la surface terrestre est l'effet de forces actuelles infimes, est à la base de l'image que nous nous formons aujourd'hui du monde. Cela signifie que la physionomie apparente de la Terre ne s'est que très peu modifiée au cours de son histoire. La théorie de l'évolution de Darwin s'édifie à son tour sur ce dogme, inconditionnellement, car il ne peut y avoir d'évolution progressive que si des catastrophes terrestres graves et globales n'ont pas eu lieu. Le darwinisme part de la survie de l'espèce la mieux adaptée selon le principe de sélection. Mutation, sélection naturelle et isolation sont les facteurs les plus importants de l'évolution. Les théories que j'ai mentionnées revêtent en science un caractère de loi intangible. Dans ce livre, nous montrerons les contradictions de ces théories au moyen de découvertes fossiles, de pétrifications et d'exploitation des traditions antiques : c'est le chaos, et non l'uniformité, qui prédominait. L'Ancien Testament en particulier est sollicité pour éclairer des questions ouvertes.

 

Jusqu'à il y a 200 ans, on était convaincu que Dieu avait créé le monde. La théorie de l'évolution de Darwin a été méconnue pendant longtemps, parce qu'elle rejetait strictement l'histoire biblique de la création et donc la position particulière de l'homme qui l'accompagne, et les renvoyait dans le registre des contes. Dans notre livre, nous démasquons le caractère erroné de la théorie de l'évolution grâce à des preuves solides. De toutes nouvelles recherches dévoilent que l'un des appuis du darwinisme, qui paraissait jusque-là très solide : la loi biogénétique fondamentale d'Ernst Haeckel, est une simple supercherie. Toutes ces théories datent du XIXe siècle et doivent être repensées de fond en comble. Seuls des outsiders peuvent donner l'impulsion à ces études, par des réflexions interdisciplinaires, même si elles entraînent de vives contradictions, comme à l'époque de la publication des livres d'Immanuel Velikovsky.


Les doctrines de l'uniformité que nous avons citées rejettent catégoriquement toute notion de catastrophe terrestre globale, parce que celle-ci aurait donné le coup de grâce à l'idée d'une évolution progressive des espèces. Toutes les observations que l'on fait aujourd'hui sont, sans être modifiées, projetées dans le passé de la Terre. Un système commode, parce que, les conditions annexes étant toujours identiques, tout peut être calculé et interprété. Mais s'il y a eu au moins une fin du monde, aucune des théories de l'uniformité ne peut être juste, et elles doivent obligatoirement conduire à des résultats faux.

 

Si l'on démontre que les espèces qui se développent prétendument l'une après l'autre existent en même temps, la notion d'évolution est réfutée, car dans ce cas le darwinisme constitue par sa propre définition un château en Espagne sans fondement réel.

 

1

Artéfact ou supercherie ?

 

 

Pendant les vacances d'été 1988, j'ai lu un livre intéressant de Johannes von Buttlar concernant des découvertes et des trouvailles inhabituelles1. Un des chapitres rapporte brièvement que depuis des décennies, dans la région de la Paluxy River, à proximité de Glen Rose, on découvre sans cesse des empreintes de pieds et de chaussures à côté de traces fossiles de pieds de dinosaures. En outre, un vieux marteau abîmé par les intempéries avec un manche de bois brisé a été décrit, marteau qui a été trouvé par la famille Hahn en 1934 à proximité de la petite ville de London, Texas. Ce site de découvertes appartient à la même partie de la ligne de faîte du Llano Uplift que celui de la Paluxy River à proximité de Glen Rose. Seule l'extrémité brisée du manche du marteau dépassait dans les éboulis de roche. La tête et le manche de bois étaient à l'origine complètement entourés par du grès solide. Seule l'éventration du morceau de pierre massif a permis d'expertiser et d'examiner l'artéfact.


Naturellement, ces découvertes sont en contradiction manifeste avec la théorie de l'évolution de Charles Darwin, car les dinosaures sont censés s'être éteints il y a environ 65 millions d'années, et le premier humain à marche verticale, l'Homo erectus, s'est développé, selon ce que nous enseigne l'anthropologie, seulement il y a 2 ou au maximum 3 millions d'années. D'après toutes les opinions admises et en particulier la théorie de l'évolution, dinosaures et humains se sont manqués temporellement de plus de 60 millions d'années.

 

Naturellement, on ne peut faire cadrer avec ces principes scientifiques le fait que des humains et des dinosaures ont laissé des empreintes de pieds dans la même couche géologique. De même, la trouvaille d'un marteau fabriqué par l'homme, qui, conformément à la détermination temporelle géologique, était enfermé par de la roche vieille de 140 millions d'années, ne s'accorde pas du tout avec l'idée de la théorie de l'évolution, qui entre-temps avait déjà été élevée au rang de doctrine, et par là de dogme, donc de loi intangible.


Automatiquement, on doit poser la question de l'âge effectif de la roche, puisque au moment de la genèse des traces de pieds pétrifiées de dinosaures et d'hommes, elle devait encore avoir une consistance molle, comparable à ce qui se passe dans le cas des empreintes de plâtre a durcissement rapide ! Il en va de même pour l'inclusion complète du vieux marteau dans du calcaire, qui constitue bien le produit de départ de notre ciment moderne à durcissement rapide. Si l'on suppose que les trouvailles et les traces décrites ne sont pas des supercheries, mais des preuves assurées, on obtient quelques conclusions intéressantes : les dinosaures et les hommes vivaient ensemble, et le calcaire s'est formé du vivant des dinosaures et des hommes. En d'autres termes : les sédiments se sont formés au temps de la coexistence d'êtres vivants, qui, selon notre image du monde, sont censés ne pas avoir vécu en même temps, pas même approximativement.

 

La question de la date de ces événements reste ouverte. Il peut sembler évident que les hommes et les dinosaures vivaient ensemble dans notre monde il y a au moins 65 millions d'années, car à cette date, ces animaux primordiaux sont censés s'être éteints très soudainement. La roche aussi est prétendument très ancienne selon les principes de la géologie. Si j'admets que les théories scientifiques sont exactes, il en résulte une nouvelle sensationnelle, car l'humanité ne serait pas relativement jeune, mais aurait un passé dont on ne connaissait pas auparavant la longueur.


Mais cela est-il juste ?


Peut-on penser inversement que les dinosaures ont survécu et se sont éteints il y a seulement quelques milliers d'années ? Dans ce cas, l'humanité serait, conformément à notre image du monde, relativement jeune. Mais cela signifie à son tour, si l'on est conséquent, que la roche de la Paluxy River avec les empreintes de pieds ne peut, elle aussi, s'être formée que dans le passé le plus récent. Cette possibilité constituerait sûrement une nouvelle absolument sensationnelle, qui défierait résolument la contradiction, car si l'on suit ces suppositions, la croûte terrestre ne peut s'être formée qu'il y a peu de temps.


Pourtant, les géologues et les paléontologues sont unanimes pour estimer que les couches rocheuses en question doivent être âgées de 140 millions d'années, et rattachées à la fin du jurassique. Les dinosaures et les hommes seraient par conséquent exactement aussi vieux. Mais la détermination scientifique de l'âge est-elle exacte ? Si je remets fondamentalement en question les datations des géologues, j'obtiens des possibilités alternatives intéressantes, mais qui renversent notre image du monde :


>>> le calcaire ainsi que les dinosaures et les hommes sont au moins âgés de 65 millions d'années  

>>> les dinosaures, les hommes et les couches rocheuses correspondantes sont relativement jeunes, éventuellement âgés seulement de quelques milliers d'années 

>>> l'âge commun à déterminer se trouve entre ces valeurs extrêmes.
   

 
Les découvertes décrites et les conclusions qui en découlent sont littéralement incroyables. L'image du monde qui paraissait jusqu'à présent assurée se révélerait soudain une fausse piste si l'authenticité des trouvailles en question pouvait être démontrée. Comme j'avais eu l'attention attirée dans divers livres et journaux par des descriptions d'autres trouvailles pareillement inhabituelles, qui semblaient contredire notre conception du monde, j'ai décidé d'être actif et de mettre à l'épreuve sur place l'exactitude des théories.


Le marteau fossile


Les examens circonstanciés du marteau fossile confirment son authenticité. Cette découverte nécessite un changement radical de notre image du monde, parce que dans ce cas il ne saurait y avoir de développement lent et par là d'évolution.


La visite à Glen Rose


À l'occasion d'un circuit à travers le Middle West des USA, en 1993, j'ai saisi l'occasion de rendre visite au chef-lieu du Somervell County, Glen Rose. Le Somervell County Museum et le Dinosaur Valley State Park constituent des curiosités2
. Le musée abrite des témoignages des temps préhistoriques, et l'on peut voir dans le parc national, dans la Paluxy River et dans ses environs, des traces bien conservées de dinosaures.


Le Somervell County Museum se trouve en plein dans le centre historique du chef-lieu. Lors d'une brève promenade, j'ai eu l'attention attirée par les fossiles exposés d'une manière apparemment hétéroclite. Il s'agissait par exemple de différentes espèces et formes de bois pétrifié, de fragments fossilisés de corail, ainsi que de vieilles dents de requin, de morceaux de pierre taillés dans la roche brute avec des traces de pieds de dinosaures, de trilobites pétrifiés (crabes primitifs), de fragments de crâne de mammifères assez grands, d'os de divers animaux primordiaux, et d'autres trouvailles préhistoriques qui avaient été faites au cours des décennies passées dans les environs de Glen Rose.


La considération attentive des pièces me rendit songeur, parce que ces objets pétrifiés avaient tous été trouvés dans des couches géologiques similaires. Ce qui prouverait l'existence contemporaine des animaux primitifs les plus variés appartenant à des époques que l'on présente comme très différentes. Mais dans ce cas, la théorie de l'évolution de Charles Darwin, l'assise de notre image du monde actuellement valide, serait privée de toute base réelle, car s'il y a une coexistence des dinosaures et des mammifères, il ne peut y avoir aucun développement et donc aucune filiation des espèces.


En fait, j'ai visité le musée pour découvrir le marteau enveloppé de roche. J'avais apporté une photocopie de l'image publiée pour l'identifier. Le musée était surveillé par une dame âgée, la directrice, Jeannie Mack. Lorsque je lui ai posé la question, elle m'a confirmé que ce marteau avait séjourné il y a très longtemps, oublié, sur l'une des étagères proches de son musée. Elle put identifier sans équivoque cette pièce unique sur la photo, et il était ainsi clair qu'il ne s'agissait pas d'une simple invention. La dame ne put m'indiquer le lieu où il se trouvait actuellement, mais elle m'indiqua un autre musée que je ne connaissais pas, à 6 ou 7 kilomètres, en direction du Dinosaur Valley State Park.


Après un bref trajet, j'atteignis le Creation Evidences Museum à proximité du Dinosaur Valley State Park. Il était comparable à deux grands bureaux, situés l'un à côté de l'autre. Différentes pièces et photos étaient exposées, qui montraient dans nombre de cas des traces pétrifiées de pieds d'hommes et de dinosaures. Une partie des empreintes de pieds humains étaient plus grandes que la moyenne. Le directeur en est le Dr Carl Baugh, un archéologue, qui entreprend des fouilles à proximité.

 

Après un premier entretien, nous visitâmes, ma famille et moi, le Dinosaur Valley State Park. Nous trouvâmes d'innombrables traces pétrifiées de pied de dinosaures dans le lit de la Paluxy River et sur le plateau rocheux de la rive. Chose étonnante, ces traces se trouvaient très haut dans les couches géologiques. En fait, l'eau qui s'écoulait sur les traces de pieds aurait dû éroder très rapidement ces marques des animaux primitifs et les rendre ainsi impossibles à reconnaître, mais les traces vieilles d'au moins 65 millions d'années nous paraissaient fraîchement laissées. En outre, je trouvai deux empreintes qui présentaient la forme allongée grossière d'un pied humain, mais aucun détail, comme par exemple le gros orteil, ne pouvait être repéré.

 

Description du marteau


Nous revînmes au Creation Evidences Museum, et le Dr Baugh me fit accéder aux documents nécessaires relatifs aux résultats des examens du marteau fossile. Cet outil antique présente une forme simple, presque comme un marteau de maçon, usuel en Allemagne. Le manche a subi une pétrification cristalline, il est très dur et sa structure est intacte. On pouvait constater que la partie intérieure, partiellement poreuse était transformée en charbon. La combinaison de la carbonisation et de la pétrification ne peut être expliquée scientifiquement. Je ne connais aucune pièce similaire dans le monde entier. Deux processus tout à fait différents doivent s'être déroulés simultanément ou peu de temps l'un après l'autre. Une conservation dans une eau courante est absolument nécessaire pour une pétrification cristalline, alors que pour la genèse de carbone poreux, on pourrait supposer une chaleur extrême. Eau et feu (incandescence) sont deux éléments extrêmement différents, qui s'excluent réciproquement. Cette contradiction apparente sera résolue lors de l'analyse du déroulement du déluge, que nous entreprendrons plus tard.

Les couches externes du manche du marteau me rappellent les troncs et les souches de bois pétrifiés du Petrified Forest Nationalpark, Arizona, que j'avais déjà visité en 1988. Les troncs de bois fragmentés que l'on peut y examiner sont totalement pétrifiés et présentent une structure cristalline homogène. Je ne connais aucune pièce dans ce parc qui présente à l'intérieur du charbon, comme le marteau fossile. L'âge de ces troncs d'arbres est officiellement estimé entre 100 et 200 millions d'années. Le bois pétrifié apparaît quand il séjourne dans la terre en formant le dépôt de fleuves ou de lacs ayant débordé. Il est imprégné de silicates dissous dans l'eau, contenus par exemple dans de la cendre volcanique. Ces matières prennent la place de l'hydrogène et de l'air contenus par le bois, et entament le processus de pétrification par silicification. Il peut se former ainsi de l'opale ou du quartz très dur, et le produit final est à peu près cinq fois plus lourd que le bois de pin.

Cette brève description du manche du marteau montre à l'évidence que cet outil fossile doit être authentique et âgé ! Malgré toutes nos prouesses techniques, nous ne sommes pas capables de produire un manche de bois pétrifié contenant dans sa partie intérieure du charbon devenu poreux à l'aide de méthodes modernes, ni même démodées ! Une supercherie est de ce fait exclue. Je dois souligner nettement cette constatation, car tous les artéfacts qui ne cadrent pas avec notre image habituelle du monde sont prétendus faux. Et ce marteau ne peut être expliqué par notre science scolaire, parce que le bois pétrifié, et par conséquent cet outil antique, doivent, selon la conception du monde admise, être au moins vieux de 140 millions d'année. Or pour l'opinion de la science scolaire, il n'y a d'homme fabriquant des outils précieux que depuis quelques milliers d'années. Quelque chose ne cadre pas avec la datation et les grands laps de temps des époques terrestres passées. L'humanité est-elle âgée de X millions d'années, ou est-elle jeune, et les processus de formation rocheuse se sont-ils ainsi déroulés uniquement il y a peu de temps ?

 

Examen du marteau


Avant d'aborder plus précisément ces questions, je voudrais décrire plus en détail les particularités de la tête du marteau, car cette description complétera définitivement l'énigme. Des examens circonstanciés ont été entrepris indépendamment par divers instituts. John Mackay, le directeur du Creation Science Foundation en Australie, a soumis lors de son séjour en Amérique le marteau à des analyses très poussées3
. Divers métallurgistes australiens, ainsi que l'institut métallurgique reconnu du Batelle Memorial Laboratory à Colombus, Ohio, y ont participé. Des microscopes électroniques très perfectionnés ont servi à examiner la structure et la composition de l'acier avec lequel la tête du marteau a été fabriquée.

 

Le résultat des examens fut à la fois mystérieux et énigmatique, car il apparut que la composition chimique de la tête du marteau était à 96,6% constituée de fer, à 2,6% de chlore, et à 0,74% de soufre. Incroyable, ce matériel se compose de fer presque absolument pur ! On ne put mettre en évidence d'autres adjonctions ou impuretés.


On dispose, parmi les techniques d'examen non destructrices de la qualité de l'acier, de procédés radioactifs, magnétiques et de ceux qui utilisent les ultrasons. On a constaté au moyen de radiographies que l'acier de la tête du marteau ne contient aucune inclusion ou irrégularité. Il a donc été traité et durci d'une manière ou d'une autre. En fait, le fer chimiquement pur qui n'a pas été élaboré davantage doit être relativement mou. Mais d'après la structure uniforme mise en évidence, il semble s'agir d'un acier dur qui a été produit au moyen d'une technologie hautement développée à partir de fer chimiquement pur.

 

Le résultat de l'investigation est tout simplement sensationnel et en même temps presque utopique, car celui qui s'y connaît ne serait-ce qu'un peu en fabrication moderne d'acier sait que dans tous les processus connus de fabrication d'acier de haute teneur, des souillures par du silicium ou du carbone doivent inévitablement se produire ! Je souligne le mot doivent. Une production d'acier sans ces impuretés est tout simplement inimaginable ! Même d'autres additions connues dans l'affinage de l'acier, comme le cuivre, le titane, le manganèse, le cobalt, le molybdène, le vanadium, le tungstène ou le nickel, n'ont pu être mises en évidence. Dans les méthodes de fabrication de l'acier que nous connaissons, ces éléments et d'autres sont introduits, selon le domaine d'application, pour conférer certaines propriétés à l'acier.


Est aussi inhabituelle la haute teneur en chlore de la tête du marteau, car dans les processus de la fabrication moderne de l'acier, cette matière ne joue en fait tout simplement aucun rôle, et n'est pas non plus employée aujourd'hui. L'acier à haute teneur qui compose cet outil ne peut donc pas avoir été produit par nos méthodes d'élaboration moderne. La question suivante se pose automatiquement : qui a produit ce marteau et à quelle époque ? Selon l'état officiel de notre recherche et de notre science, ce marteau ne peut en fait tout simplement pas exister ni avoir été fabriqué. Une tête de marteau falsifiée est donc fondamentalement exclue. J'avais aussi constaté quelque chose d'analogue pour le manche déjà. Donc deux matériaux, sûrement non falsifiés, pour lesquels nous n'avons aucune explication scientifique, et qui sont réunis dans un outil. Une preuve tout à fait extraordinaire d'une histoire de la Terre ou de l'humanité radicalement différente.


Si notre science scolaire a raison dans sa présentation de l'histoire de la Terre, il ne reste plus qu'une solution possible : ce marteau a été perdu par un extraterrestre lors de sa visite sur la Terre. Mais il existe une autre explication logique que je décrirai dans le reste de ce livre. Quoi qu'il en soit, la solution de ce problème ne concorde pas avec les théories scientifiques traditionnelles.

 

Le marteau fossile présente encore d'autres particularités. Lors de l'ouverture du morceau de roc originel en 1934, la tête de métal a été endommagée au niveau de l'arrête supérieure, sous forme d'une petite encoche. La surface de cet endroit est apparue brillante comme de l'argent. Même après plus de 60 ans, cet endroit ne s'est pas modifié de façon constatable. On ne repère aucune trace de rouille ! Il se pourrait que la responsabilité de ce phénomène soit attribuée à la haute teneur en chlore, accompagnée d'une absence complète de carbone, qui autrement aurait produit au contact de l'air la réaction nécessaire à la corrosion. Le reste de la surface de la tête du marteau consiste en une surface noircie sombre, comme celle qui pourrait avoir résulté d'un incendie, ce dont témoigne aussi la partie intérieure carbonisée du manche.


L'analyse de ce revêtement donne 82,9% de silicium, 3,6% de soufre, 2,5% de calcium, 1,3% de chlore et 0,78% de potassium. La composition de cette croûte pourrait correspondre à la réaction chimique entre les éléments du métal et les parties du matériel rocheux entourant le marteau d'un côté, et d'un autre côté les substances dissoutes dans l'eau souterraine. On voit apparaître sur une partie de la tête du marteau un reste de roche qui semble collé et fusionné avec le métal.

 

John Mackay et des experts américains ont émis la supposition que ces phénomènes à la surface du métal pourraient s'être formés sous une pression d'au moins deux atmosphères, avec protection simultanée contre le rayonnement ultraviolet, ce qui présuppose à vrai dire des conditions atmosphériques radicalement différentes des nôtres. Il n'a pas été possible de donner une autre explication plausible à ces phénomènes inhabituels. En résumé, on se trouve en présence des faits suivants :

 

>>>  le marteau a été fabriqué par des hommes 

 


>>> le manche consiste en bois pétrifié, carbonisé à l'intérieur 

 


>>> la tête du marteau est faite d'un métal très pur, que nous ne pouvons pas produire, et il ne se corrode (rouille) pas 

 


>>>
le marteau était complètement enveloppé de roche 

 

 
>>> une chaleur extrême (lave ?) et de l'eau courante ont agi sur le marteau 

 


>>> à l'époque de la fabrication du métal, il devait vraisemblablement régner sur la Terre une pression d'au moins deux atmosphères qui a été suivie d'une chute de la pression atmosphérique.

 

Origine naturelle de l'acier ?


Si le métal de la tête du marteau ne peut pas avoir été produit avec nos méthodes modernes, la question se pose : peut-il être tout simplement d'origine naturelle ? On peut imaginer diverses explications. Une possibilité facile à envisager serait que ce métal soit fait d'un matériau déjà prêt présent dans le noyau d'une météorite métallique. Il n'aurait plus fallu alors que façonner et élaborer l'acier trouvé.


D'un point de vue technique, l'expérience montre qu'un procédé de ce genre, sans affinage supplémentaire de l'acier, accompagné en même temps de souillures inévitables, ne donne pas un bon marteau dur. En outre, le matériel de la plupart des météorites contenant du fer se présente associé à du nickel, et à de faibles souillures par du cobalt, de l'aluminium, du soufre, du phosphore, du chrome et du carbone. Or, à part du soufre, aucun autre élément n'a été mis en évidence dans le métal du marteau. La théorie de la météorite est donc exclue.


On pourrait aussi imaginer que le matériel de base a été trouvé dans un gisement quelque part sur terre. Mais on n'a pu jusqu'à présent mettre en évidence aucune trouvaille correspondante. Le minerai de fer apparaît presque toujours associé à d'autres éléments, et si ce n'est pas le cas, on a affaire à du fer mou, non à de l'acier.


Comme aucune de ces possibilités ne peut être envisagée, il ne reste qu'une conséquence, c'est que ce marteau a été fabriqué au moyen d'un procédé technique inconnu de nous, dans des conditions atmosphériques foncièrement différentes.

 

Quand a-t-il été fabriqué ?


On peut montrer que l'ensemble du marteau était autrefois complètement enveloppé par un grès massif, et l'est toujours partiellement. Une partie du métal a établi une liaison chimique avec le matériel rocheux environnant. Il en découle obligatoirement que le marteau fossile doit être apparu avant la genèse du matériel rocheux ! L'âge de la roche est estimé par les géologues à au moins 140, éventuellement même 400 millions d'années. Si cette appréciation était juste, le marteau devrait au moins être aussi vieux. Obligatoirement, l'humanité devrait exister non pas depuis peut-être 4 millions d'années, mais être âgée d'au moins 140 millions, peut-être aussi selon les données géologiques de 400 millions. Si l'on réfute cette détermination temporelle et si l'on met en évidence une erreur dans son fondement théorique, le marteau, mais du coup aussi la roche et l'extinction des dinosaures, pourraient n'être âgés que de 10 000 ans. Et c'est précisément cela, la non concordance et l'erreur fondamentale des méthodes de détermination de l'âge, que je mettrai en évidence au fil de ce livre. Dans notre cas, on obtient des conséquences fondamentales pour le déroulement théorique du développement de l'histoire de la Terre.

 

Comme les propriétés techniques, optiques, chimiques et physiques que j'ai décrites ne permettent pas d'envisager une falsification du marteau, la science scolaire traditionnelle a donc involontairement déplacé l'âge de l'humanité très loin dans le passé. En fait, trop loin. Pourquoi ? Parce qu'alors la théorie de l'évolution que l'on connaît aurait été disqualifiée et serait apparue comme une pure invention. Dans ce cas, l'homme était déjà présent avant les singes, qui du point de vue scientifique dominant auraient pu se développer au plus tôt après l'extinction soudaine des dinosaures, il y a soi-disant 65 millions d'années. Car c'est alors seulement que l'évolution progressive des grands mammifères est censée avoir commencé. C'est une contradiction fondamentale des énoncés de la science scolaire. Une question rhétorique, mais tout à fait conséquente du point de vue de l'évolution, se pose d'elle-même : le singe provient-il des hommes ? Sous cet angle de vue, une évolution et un développement fortuits et lents de l'homme, avec nombre de hasards et de mutations, à travers de longues périodes de temps, apparaît comme un conte de fées.


La seule possibilité pour les partisans de la théorie de l'évolution, c'est d'ignorer les preuves de la coexistence de l'homme et des dinosaures ou de la présenter comme une supercherie. C'est d'ailleurs ce qu'ils font, et cela va logiquement jusqu'à la diffamation personnelle des chercheurs concernés. Ce qui contredit l'opinion officielle n'est pas pris en compte, et est si possible transformé en objet de risée par la polémique. Car si l'on reconnaissait l'authenticité d'une seule découverte, presque tous les livres spécialisés ainsi que les programmes scolaires liés aux orientations spécialisées correspondantes devraient être réécrits. Tout deviendrait soudain radicalement différent. Mais qui veut librement s'exposer à tant de peines, ou qui admet aussi volontiers des erreurs fondamentales, même si elles doivent être attribuées aux modèles de pensée des grands auteurs du XIXe siècle ?


On se sent plongé dans l'obscur Moyen-Âge, quand la science et l'Église avaient établi irrévocablement que la Terre était plate. Des hommes comme le dominicain Giordano Bruno (1548-1600) ont même dû perdre leur vie pour de nouvelles idées. Mais déjà l'écrivain Plutarque (46-120) avait proclamé que l'univers était infini et comptait beaucoup de mondes habités, et il avait reconnu avec justesse que la Terre n'est pas le centre de l'univers ou de notre système solaire.

 

Une autre théorie


Comme je le montrerai encore dans ce livre, une série de catastrophes naturelles gigantesques (Déluge) a eu lieu dans le monde il y a tout au plus 10 000 ans. La croûte terrestre fut alors plissée, brisée, déplacée et emportée, donc complètement déformée, et des inondations majeures, aussi hautes que des montagnes dans certaines contrées, ont englouti de vastes domaines
. Lors de ces événements, au cours d'une inondation, le marteau fossile a été enveloppé d'une boue molle qui a par la suite durci rapidement, et le bois du manche du marteau s'est pétrifié dans des circonstances catastrophiques en quelques jours. Sont en faveur de ce scénario le bois pétrifié du manche et la croûte fusionnée à l'acier de la tête du marteau, qui ne peut s'être formée que dans des conditions de grande pression et de chaleur extrême.


Si le marteau est récent et si le manche de bois s'est pétrifié rapidement, alors la roche enveloppant le marteau doit aussi être jeune ! Il en résulte en même temps que la détermination de l'âge des couches géologiques est foncièrement fausse, et que dans ce cas, au moins 140 millions d'années d'histoire terrestre doivent disparaître sans compensation.


Ce saut dans le temps se fonde donc sur de grandes catastrophes naturelles, car les processus cataclysmiques se déroulent à une vitesse extrême, quasiment comme une espèce d'accélération du processus de sédimentation géologique, d'évolution uniforme et de longue durée. Dans ce cas, c'est la croûte terrestre, non la planète Terre en tant que telle, qui sans compensation, à la vitesse d'un glissement de terrain, devient plus jeune.


Sans ces ères que l'on réduit presque à une durée nulle, il ne peut y avoir, comme dans le cas de la théorie de l'évolution, absolument aucun homme et aucun mammifère, et ce pour des raisons de brièveté temporelle, puisque les grands mammifères sont censés n'avoir pu se développer progressivement qu'après l'extinction massive des dinosaures, seules des espèces primitives de la taille d'un rat étant censées avoir existé du vivant des dinosaures.

 

1 Zillmer, H.-J. : « Traces contemporaines de dinosaures et d'hommes », in « EFODON Synesis », 27/1998, 15-20.

2 APA Guides : « Texas », 1991.

3 John Mackay, in « Creation Ex Nihilo », volume 5 N° 4, Australie.



A suivre... 

Posté par Adriana Evangelizt  



Par Adriana Evangelizt - Publié dans : Falsification de l'Histoire
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