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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 13:45

  Alors après avoir parlé du séisme dont une secousse a eu lieu à 18 km de la centrale nucléaire de Tricastin, voilà une article intéressant qui nous informe sur ce qu'il adviendrait en France comparativement avec Fukushima, dont la situation est mille fois pire que Hiroshima et Nagasaki réunis, en termes de radioactivité relâchée. Je ne sais pas si vous vous imaginez.

 

Selon les trois chercheurs en physique nucléaire qui s'expriment sur le sujet, la centrale de Fessenheim pourrait supporter un séisme de 6.9, donc s'il y en avait un équivalent ou supérieur à Fukushima, l'endommagement serait le même. Voilà. Les choses sont claires. En précisant que l'on parle là du séisme et non du tsunami. Séisme qui entraînerait sans doute des ruptures de canalisations qui seraient alors hors d'usage. Les capteurs de niveau d'eau, de température, de pression, seraient hors service. Et il y aurait une rupture de l'alimentation externe en électricité.

 

Maintenant, en ce qui concerne le tsunami à Fukushima, la vague a achevé le travail de destruction, noyé les diesels, bouché et cassé les canalisations de prise d'eau dont certaines font plus d'un mètre de diamètre. A Fessenheim, on pourrait penser qu'il ne peut pas y avoir de "vague" comme au Japon, on se trompe. Et ce que vous allez lire prouve bien que les concepteurs de centrales pensent à tout, sauf à l'Essentiel. Sans doute, s'imaginent-ils eux aussi que tout est figé et acquis. Figurez-vous qu'il y a des barrages non loin de la centrale qui est CONSTRUITE A QUINZE METRES EN DESSOUS du niveau du canal de prise d'eau ! Imaginez... une grosse secousse... adieu le barrage... et maintenant, imaginez la déferlante... ce qui induirait le même schéma qu'à Fukushima. Noyage de toutes les pompes et des diésels. Bravo les nucléaristes !

 

Ceci s'est d'ailleurs déjà produit à la centrale du Blayais -un clin d'oeil à Eve !- en 1999 et pourrait aussi se passer à Flamanville où un réacteur EPR est en construction. En effet, les diesels prévus pourraient être submergés par une vague qui dépasserait le niveau de la plate-forme prévue à 12 m au-dessus du niveau de l'océan. Un spécialiste a suggéré de REMONTER ces diesels en haut de la falaise. Vont-ils le faire ?

 

Ensuite nos trois physiciens continuent de nous brosser le spectacle calamiteux de ces vagues qui pourraient déferler sur des centrales en France à cause des fleuves, rivières, canaux ou océan se trouvant à proximité, toujours en cas de séismes. De nombreux endroits se trouvent dangereusement exposés, notamment Golfech sur la Garonne, Gravelines dans la Manche, sans oublier les 14 réacteurs de la vallée du Rhone. Ajoutons à cela Tricastin... dont les nombreuses alertes ne peuvent nous laisser indifférents. Surtout après ce dernier séisme inhabituel, selon les spécialistes. D'autant que le site nucléaire de Tricastin est entouré par trois failles, voilà où ils construisent les centrales :

 

La zone du site nucléaire de Tricastin, entre Vaucluse et Drôme, est encadrée par les failles des Cévennes et de Nîmes. La terre a bougé dans le secteur par le passé. Il y a eu trois séismes historiques : à Manosque, en 1708 ; Lambesc, en 1909, près d’Avignon (40 morts) et à... Tricastin, en 1873. Pour les pouvoirs publics, on a tenu compte du risque pour ériger le réacteur. Selon certains, le vrai danger, c’est le risque d’inondation. Une troisième faille traverse la région : celle de Prades. Sources, voir ICI où ils parlent d'une vague dévastatrice, très bientôt.

 

  

 

FUKUSHIMA (suite 41)

"La grande leçon de Fukushima

pour la France"

 

 

par Dominique Leglu

 

 

Mercredi 3 août. Cinq mois après les débuts de la catastrophe de Fukushima, et à l'heure où les centrales nucléaires de très nombreux pays - dont la France - sont soumises à de nouveaux examens de sûreté, j'ai demandé à deux physiciens bien connus du GSIEN (groupement de scientifiques pour l'information sur l'énergie nucléaire), Monique et Raymond Sené, de se joindre à moi sur ce blog pour essayer de tirer ce que nous avons voulu appeler "La grande leçon de Fukushima pour la France" (le titre de cette note).

 

Par Monique Sené, physicienne, directrice de recherches honoraire au CNRS , membre du Haut comité à la transparence et présidente du GSIEN (groupement de scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire)

 

Raymond Sené, physicien nucléaire, membre du GSIEN

 

Dominique Leglu, physicienne, directrice de la rédaction de Sciences et Avenir

 

Oui, Fukushima n’est pas Hiroshima. Des réacteurs ne peuvent pas exploser comme une bombe atomique. Il n’empêche, la catastrophe qui a eu lieu dans la centrale de Fukushima-Daiichi sur 4 de ses 6 unités est pire que Hiroshima et Nagasaki réunis, en termes de radioactivité relâchée. C’est mille fois plus (1), en ordre de grandeur.

 

Oui, l’impensable est arrivé. Après le séisme du 11 mars, suivi du tsunami, la centrale a perdu toutes ses sources électriques et ses moyens de refroidissement, qui ont conduit à une situation incontrôlable. Quels enseignements en tirer ?

 

Le séisme. A Fukushima, le séisme de niveau 9 a vraisemblablement commencé par endommager de nombreuses canalisations, indispensables aux arrivées d’eau permettant le refroidissement du cœur des réacteurs, ainsi que des piscines de combustible. De surcroît, il a stoppé l’arrivée externe d’électricité, reprise automatiquement par les systèmes de secours diesel et batteries. La centrale n’avait été dimensionnée que pour séisme de niveau 7.

 

Que se passerait-il en France ? La centrale de Fessenheim, qui a démarré en 1977, avec les règles de sûreté de l’époque, a été dimensionnée en référence au séisme de Bâle (18 octobre 1356), alors évalué à 6,9 – équivalent au séisme d’Izmit (Turquie) en 2000. On sait qu’il a depuis été réévalué à la hausse, de l’ordre de 7,2. Augmentation qui peut paraître minime mais en fait correspond à une énergie dégagée 9 fois plus forte. On peut donc craindre, en cas de séisme, un endommagement de même type qu’à Fukushima : canalisations hors d’usage, capteurs (de niveau d’eau, de température, de pression…) hors service, parois et pompes ébranlées… Et rupture de l’alimentation externe en électricité.

 

 Le tsunami. A Fukushima, la vague a achevé le travail de destruction. Elle a noyé les diesels, bouché et cassé les canalisations de prise d’eau (qui peuvent faire plus d’un mètre de diamètre). En France, pareille vague pourrait survenir de multiples manières. A Fessenheim, s’il y a rupture du (ou des) barrage(s) en amont de la centrale, située 15 m en-dessous du niveau du canal de prise d’eau, une vague pourrait provoquer des dégâts majeurs. En particulier, noyage de toutes les pompes et des diesels. Comment les opérateurs pourraient-ils alors réagir ?

 

De fait, pareil noyage des pompes à déjà eu lieu, à la centrale du Blayais lors de la tempête de fin décembre 1999. Heureusement, l’une d’elles a continué à fonctionner et les diesels aussi. Mais une situation aussi dangereuse peut être redoutée, notamment à Flamanville. M. Jacques Fos, vice-président de la Commission locale d’information (CLI) de cette centrale a ainsi fait remarquer que les diesels prévus pour l’EPR, actuellement en construction, pourraient être submergés par une vague qui dépasserait le niveau de la plate-forme prévue à 12m au-dessus du niveau de l’océan. Et il a suggéré de remonter ces diesels en haut de la falaise. Ceci sera-t-il accompli ?

 

Ce grave problème de vagues (sur les fleuves, rivières, canaux ou océan) qui déferleraient sur une centrale pourrait se poser dans bien d’autres endroits, notamment à Golfech sur la Garonne, à Gravelines dans la Manche, sans oublier les 14 réacteurs de la vallée du Rhône.

 

L’explosion hydgogène. A Fukushima, le dénoyage du combustible dans les cœurs des réacteurs et dans les piscines, a conduit à l’émission d’hydrogène, avec les explosions ultérieures (réacteurs 1,3, 2) et les incendies (piscines 3 et 4) que l’on sait. Que se passerait-il en France ? Pourrait-il y avoir des explosions du même genre ? Les réacteurs à eau pressurisée français sont désormais équipés de « recombineurs passifs » - appareillages destinés à piéger l’hydrogène, à condition que ce dernier ne s’accumule pas dans certaines zones fermées non équipées. Rappelons que les bâtiments réacteurs sont de gigantesques enceintes, d’un volume de plusieurs dizaines de milliers de m3 (de 46 000 m3 à Fessenheim à plus de 50 000 m3 dans des centrales plus récentes). L’explosion hydrogène reste également à redouter dans les bâtiments combustibles en cas d’endommagement des piscines, conduisant à un dénoyage rapide, des combustibles en cours de refroidissement. Notons également que sur nos 58 réacteurs les piscines ne sont pas bunkerisées.

 

 Le pilotage en situation accidentelle. A Fukushima, les opérateurs, dès le séisme – à cause de la mise en marche automatique des systèmes de secours (injection des barres de contrôle dans le cœur des réacteurs, démarrage des diesels…), ont constaté une baisse trop rapide de la température et de la pression. Les procédures leur enjoignaient alors d’arrêter ce refroidissement d’ « ultime secours ». Ce qu’ils firent. Malheureusement, après l’arrivée du tsunami (voir plus haut), ils n’ont jamais pu le redémarrer, faute d’électricité. A partir de ce moment-là, ils ont dû piloter à vue, avec des instruments déréglés ou hors service. Exemple désormais connu : les indicateurs de niveau d’eau dans les cuves de réacteurs sont restés bloqués au niveau qu’ils avaient au moment du séisme.

 

On constate ainsi que, lors d’une catastrophe, les opérateurs humains sont confrontés à des situations ingérables, aucune fiche de procédures ne correspondant de surcroît à la situation. Ils oeuvrent en aveugle et doivent improviser. On se souvient par ailleurs qu’à Three Mile Island, aux Etats-Unis, c’est un problème de signalisation erronée (2) qui a transformé l’accident en 1979, en catastrophe. Et plus récemment, en 2009 lors du crash de l’Airbus RIO-Paris, les analyses actuelles semblent aussi montrer que l’application des procèdures liées à des indications erronées ont conduit à la catastrophe.

 

Ultérieurement, qualifier d’ « erreur humaine » les prises de décisions de ces opérateurs revient à faire reposer sur eux une responsabilité bien plus globale. Responsabilité qui va de la conception de la centrale (ou des capteurs d’un avion) au management de l’ensemble du système.

 

En France, il faut se rappeler que dans un rapport 2006 de l’IRSN (3) il est écrit « dans le cas des centrales existantes, les accidents graves n’ont pas été considérés lors de leur conception » - leur probabilité était alors vue comme trop faible- peut-on alors parler de « sûreté nucléaire » ?

 

Sachant aussi qu’à la clé, lors de la défaillance sévère d’une installation nucléaire, l’impact est dévastateur sur les travailleurs et la population ainsi que sur l’environnement (air, eau, faune, flore…). A Fukushima, on est aujourd’hui très loin de savoir le détail de cette contamination (nature, étendue, intensité…), même si des taux atteignant le milliard de becquerels par m2 ont été mesurés par endroits (4). On ne sait pas non plus ce qui va advenir de dizaines voire centaines de milliers de personnes ayant subi cette radioactivité (maladies, évacuation sans espoir de retour…). A Tchernobyl, malgré des années d’études, on ne sait toujours pas tout non plus et le saura-t-on un jour ? .

 

En France, que se passerait-il alors en cas d’accident ?

 

Une seule chose est sûre : il y a maintenant urgence à modifier tous les procédures post-accidentels envisagées jusqu’à présent par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Et ce, qu’il y ait poursuite du nucléaire ou non. En effet, même si l’on se place dans la perspective de cette dernière hypothèse, il y aura encore pendant des décennies à gérer plus d’une centaine d’installations..Ce sont celles qui vont être soumises à l’audit de l’ASN (demandé par le pouvoir politique en réponse aux questionnement des populations), audit dont le premier rapport est prévu pour décembre 2011. Sera-t-on capable de tirer des leçons des résultats de cet audit, si tant est que le mode opératoire choisi lui donne un sens..

 

1) La bombe, celle d’Hiroshima, a produit de l’ordre du kilo de produits de fission, alors que dans un réacteur nucléaire les produits de fission présents sont de l’ordre de la tonne. Rappelons une évidence : une bombe, par définition, est faite pour tuer (100 000 morts instantanément -voire plus selon la puissance-), ce que n’est pas la finalité de conception d’un réacteur. Pour les précisions techniques, consulter le livre « Les irradiés de Béryl », par Louis Bulidon, paru ce mois de juin, aux éditions Thaddée.

 

2) La soupape du pressuriseur était restée ouverte alors que la signalisation visible par les opérateurs indiquait non la position réelle de la soupape mais simplement que l’ordre de fermeture avait bien été envoyé.

 

3) Cité dans « L’Europe à l’épreuve de la sûreté nucléaire », Le Monde, p. 16. 25 mai.

 

4) Source MEXT (ministère de l’éducation japonais).

 

Sources Dominique Leglu Sciences et Avenir

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

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Published by Adriana Evangelizt - dans Nucléaire-HAARP
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commentaires

Lug54 05/08/2011 23:17



Einstein avait dit au sujet de sa découverte et des Powerplant : "


Ce n est qu'un "MOYEN-DIABOLIQUE"  de faire tourner des turbines à vapeur !!! ".


Et effectivement , çà reste si on schématise un max ceci...


Le problème , le danger vient du Faît que malheureusement celà entraine tout un tas de réactionS en chaines appliquant DES FORCES ENORMES et trés DIFFICILEMENT MAITRISABLE ( on le voit bien au
japon les ouvriers et spécialiste peuvent pas approcher le coeur ) EN CAS DE PROBLEME !!! ( et des problèmes ..... ben faut pas croire .... on le voit bien .... entre l ERREUR-HUMAINE et Dame
Nature ... y aura toujours de quoi faire ).


 


Le  problème avec cette vieille technologie de 50 ans ( car c est une vielle technologie à l heure ou' nous sommes  ) , c est que nous n'avons justement avec le nucléaire implanter prés
de chez nous ( j habite à 30 km de Catnom , un des ++ grosses de france )   "  PAS LE DROIT A L ERREUR " !!!!  quand le scénario catastrophe arrive ( et faut pas croire çà
arrive ) et ben a part se mettre un doight dans la narine et se gratter le pif jusqu au sang , qu est ce qu on peut y faire d autre ???????????????????????????????????????????????


Pour  info  , à  l époque dans les années 1980 des canalisations du systeme de refroidissement du powerplant Catnom ( certaines ) ont été  construites  sur une portion de
terrain type semi marécageux .... ( je vous laisse deviner se qui s y est passé en OFFICIEUX...  problème de refroidissement qui heureusement pour moi et les miens à pu être gérer au mieux
!!! (ps: ma source , un voisin qui y bossait , et qui nous l a dit ).


QU ON ARRETE DE NOUS PRENDRE POUR DES JAMBONS !!! des problèmes avec ces usines du diable il y a en a toujours eu et il y en aura toujours ... Il n y a que les moutons suicidaires qui refuseront
de voir la réalité en face.


Et quand y a problème avec celà et ben çà peut faire comme au japon le pays s écroule , les tsunami les seisme ils en ont pas tant peur , mais un nuage tueur invisible qui çà tente sérieusement
????


 


Faut  stoppé ces "usines à gaz" , trop de problème , trop chers ( QUE FAIT ON DES DECHETS SUR DES MILLIARDS D ANNEES ,,????????? ) putain qui peut dire se qu il va arriver dans des milliards
d années ?????? personne ... ou s est un fou , je vous le dit clairement.et quand la cata arrive ( j ai pas envie de ma gratter trop profondément le nez , voyez l image ???? ) ,


 


Allez voilou dsl j arrete , mais sérieux des fois , çà fait du bien quand même de se lacher un bon coup , parce qu avec les arguments des nucléairistes , ouai vous allez retourner à la
préhistoire , ouai le nucléaire s est pas cher ( ET LES DECHETS   PERSONNES LES VEUT CHEZ SOIT ET CES DES MILLIARDS 10 PUISSANCE 9 DE SUR NOTRE ECHELLE TEMPS !! rien que les dechets
faudrait les payé par les collectivité locale pendant des milliards d année....


Le plus bel exemple ( je continue encore un peu , dsl ) , Reste  de la Publicité d ' AREVA  : " pour faire embaucher des jeunes moutons en intérim nétoyer  ces  réacteurs
de la mort : "  


La publicité fait ( faisait je sais pas s ils l ont encore laissée ) , un gars qui est dans une boite de nuit , qui sort et une femme le regarde et quelqu un lui dit qu il boss
dans le nucléaire , et hop d un coup le cannon se jette sur lui et on peut entendre ou lire ceci


: " ET WI LE NUCLEAIRE S EST SEXY   .....................  " .


Faudrait demander aux Japonnais , aux Ukrainiens se qu ils en pensent de cette pub ...


allez lut all et dsl du caractère long et farfelue de mon post , dans l autre camp aussi ils le sont lol .  


Je suis contre !



grain de sel 04/08/2011 21:23



je me demande si il n'y a pas ue confusion entre deux dossier au sujet des zones d'implantation des centrales


l'un portent sur l'étude des zones à évitée et l'autre des zones préconiser pour l'implantation des dit centrales?