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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 22:00

  C'est la troisième fois que je vous renvoie cet article, il ne veut pas passer. Inouï.

 

 

 

Risque de « Malaise dans la civilisation » : « usages magiques » des technologies dans la communication et irruption de discours ésotériques et religieux dans les médias en temps de crise mondiale

 

 

(Source : Halshs, par Marc Lalvée, Doctorant en Sciences de l’Information et de la Communication, CERSATES (Centre d’Etudes et de Recherches sur les Savoirs, les Arts et les Techniques, les Economies et les Sociétés), Lille 3, Université Charles de Gaulle, UFR IDIST, Mel : glalvee[at]nordnet.fr)

 

1. « Malaise dans les médias » en temps de crise mondiale

 

En 1990-91, la préparation de la guerre du Golfe et la guerre elle-même ont suscité de nombreuses interrogations relatives au traitement de l’information par les médias et aux manipulations communicationnelles opérées notamment par des agences spécialisées au service de l’administration américaine (Ferro, 1991 ; Wolton, 1991 ; Chaliand, 1992). Comme le souligne Chaliand (1992, p.21), « il est singulier qu’une partie des professionnels des médias en Occident aient paru découvrir, à l’occasion de la guerre du Golfe, qu’ils sont, en temps de guerre, manipulés, comme si la propagande était seulement destinée à l’adversaire ». « La persuasion de masse est devenue un des moyens d’action et un des enjeux de la guerre moderne. Dans quelle mesure les médias participent-ils, volontairement ou non, à cette forme de propagande ou d’action déstabilisatrice ? ». On retrouve ici toute une thématique de « viol des foules » mise en lumière en son temps par Tchakhotine (1939). Comment les démocraties affronteront-elles les conflits actuels susceptibles de se généraliser en crise mondiale sans précédent, compte tenu de la vulnérabilité croissante de leurs opinions publiques et de la guerre de l’information (Volkoff, 1986) et de l’apparition de nouveaux enjeux religieux, voire ésotériques dans les médias ? Afin de mieux pouvoir définir ce malaise croissant, rappelons quelques éléments d’Histoire des Sciences.

 

2. « Les origines magiques des technosciences »

 

2.1. Science expérimentale et sciences occultes

 

La volonté de pouvoir de l’homme sur la nature semble avoir amené les ancêtres des physiciens modernes à reprendre à leur compte les ambitions scientifiques et techniques des premiers magiciens. Cela conduit certains historiens des sciences à penser que « la science expérimentale a une dette envers les sciences qu’on appelle occultes » (Thuillier, 1997, p.6-31 ; Thorndike, 1923-1958). L’utopie prophétique du moine franciscain, savant et alchimiste Roger Bacon (1214-1294), surnommé « Le Docteur Admirable », reste à cet égard frappante dans sa Lettre sur les oeuvres secrètes, à une époque où magie et science restent entremêlées. Il y imagine avions et sous-marins et y affirme : « On peut aussi réaliser facilement une machine permettant à un homme d’en attirer à lui un millier d’autres par la violence et contre leurs volontés, et d’attirer d’autres choses de la même façon » (Thuillier, 1997, p.29 d’après Thorndike). Retenons par ailleurs le rôle important de Roger Bacon, précurseur du recours à la méthode expérimentale dans les sciences, à la fondation du premier College d’Oxford, le Merton College, en 1264.

 

En 1583 et 1584, c’est aussi à Oxford que séjournera le dominicain Giordano Bruno, copernicien précurseur de Galilée, pour y professer sa philosophie empreinte d’hermétisme alexandrin et porter sur la Nature un regard magique et panthéiste[1]. Il publiera à Londres trois de ses oeuvres majeures : Le Banquet des cendres, La cause, le Principe et l’Unité ainsi que l’Infini, l’Univers et les Mondes.

 

Certains auteurs[2] ont ainsi bien éclairé les liens ayant existé entre sciences occultes, hermétisme et science expérimentale à la naissance de la science moderne. Gérard Simon, par exemple, dans ses travaux[3], ne sépare pas en Della Porta le curieux d’optique du passionné de physiognomonie pétri de magie naturelle ou en Kepler l’astronome de l’astrologue. On pourrait encore citer Paracelse, médecin et alchimiste, ou Cardan, médecin, mathématicien et auteur d’ouvrages occultes.

 

2.2 Les « derniers magiciens » de la naissance de l’Invisible College à la Royal Society

 

L’influence de Roger Bacon puis de Giordano Bruno ne semble pas être restée lettre morte dans les différents Colleges d’Oxford considérés par Blanchet[4] comme un refuge de diverses initiations occidentales d’autant que la figure du philosophe Francis Bacon[5] (1561-1626), auteur du Traité de la valeur et de l’avancement des sciences (1605) et de La Nouvelle Atlantide (1627)[6], ainsi que celle du philosophe rosicrucien et alchimiste Robert Fludd[7] du Christ Church College marquent durablement les oxfordiens au début du XVIIe siècle. Frances Yates[8] a fort bien développé les conditions de l’apparition de l’Invisible College à Oxford vers 1645, en particulier sous l’impulsion de John Wilkins (1614-1672) du Wadham College et du rosicrucien Samuel Hartlib en rapport étroit avec l’humaniste morave Coménius et diffusant sa « pansophie ».

 

Ainsi, la constitution fin 1660 de la Royal Society à Oxford, à partir de l’Invisible College, laisse dans l’ombre nombre de croyances ésotériques et magiques présentes chez ses fondateurs ou premiers membres. Relevons chez Hunter (1994) ainsi que chez Blanchet les noms de membres de l’Invisible College appartenant presque tous à des colleges d’Oxford et qui deviennent des membres importants de la Royal Society : Lord William Brouncker, le physicien et chimiste Robert Boyle, John Wilkins[9], Robert Moray, Elias Ashmole, l’archéologue John Aubrey, Thomas Vaughan dit Eugénius Philalèthe, philosophe alchimiste, l’astronome et architecte Christopher Wren de All Souls College, John Evelyn, Robert Plot, le philosophe John Locke, l’astronome Edmund Halley auxquels il faut ajouter Sir Kenelm Digby[10], l’astronome, mathématicien et physicien Robert Hooke, le philologue et historien Thomas Gale et ses fils Roger et Samuel, ainsi bien sûr que Isaac Newton qui eut pour maître Isaac Barrow[11] et qui fut qualifié par la suite de « dernier des magiciens »[12].

 

D’après Blanchet, trois voies auraient ainsi influencé la pensée dans les différents Colleges d’Oxford : la mouvance celtique de la Society of Antiquarians dont les figures marquantes sont Ashmole, Wilkins, Aubrey, Gale, Plot et John Toland, la mouvance rose-croix dominée par Fludd, Ashmole, Wilkins, Boyle, Wren, Moray et Newton, et celle des « maçons acceptés » avec principalement Ashmole et Wren. Mentionnons encore le nom de Henry Oldenburg, très actif secrétaire de la Royal Society de 1663 à 1677. Oldenburg fut de plus en contact régulier en France avec l’académie de Montmor (1657-1664) initiée par Gassendi autour de Henri-Louis Habert de Montmor. Cette académie rassembla entre autres, François Bernier, disciple de Gassendi, Jacques Rohault, disciple de Descartes, Huygens, Fermat, Blaise Pascal, Auzout et Roberval. On considère cette académie comme l’ancêtre de l’Académie des Sciences fondée en 1666. Oldenburg parrainera d’ailleurs par la suite à la Royal Society certains français comme Auzout ou Cassini en tant que membres étrangers correspondants.

 

Après ce survol historique, intéressons nous à des technologies actuelles susceptibles d’être utilisées de façon « magique » dans la communication.

 

3. Une possibilité de manipulation de masse : « usages magiques » des technologies dans la communication

 

3.1 L’« âge des satellites », la « société de l’information » et la globalisation

 

Les satellites de télécommunication occupent une place grandissante dans notre vie quotidienne (Sennequier, 2000, p.3). Comme un autre auteur le rappelle (Dupas, 1999, p.10-11) :

 

Ce succès s’explique essentiellement du fait que les capacités des satellites concordent avec les deux grandes révolutions du monde actuel : le développement de la « société de l’information » et la globalisation. Les engins spatiaux qui tournent autour de la Terre sont avant tout des machines informationnelles : ils collectent, reçoivent, diffusent des informations, qu’il s’agisse de photographies de la Terre, de trafic téléphonique, d’émissions de télévision ou de radio, de liaisons Internet. En outre, les trajectoires qu’ils parcourent autour du globe leur permettent d’accéder à n’importe quel point de la planète : par essence, les satellites sont des outils globaux.

 

S’il est indéniable que les satellites ont permis de grandes avancées en matière de collecte et de diffusion d’informations, pouvons-nous pour autant suivre le même auteur lorsqu’il conclut (p.33) :

 

Grâce aux applications pratiques du cosmos, le monde est un endroit plus sûr, où les hommes communiquent mieux, et peuvent déceler les risques, civils ou militaires, qui menacent leur vie ou leur environnement.

 

alors qu’il concède par ailleurs[13] que certains engins, dans le cadre du projet Echelon, « sont les ``oreilles’’ de la National Security Agency, la NSA, toute-puissante organisation qui décode les conversations et les messages pour le compte du Pentagone et de la Maison Blanche » ?

3.2 Hologrammes et images virtuelles.

 

L’essor des applications pratiques du laser permet désormais de créer des hologrammes d’objets ou de personnes très réalistes, y compris à partir de figures de personnages célèbres. Cette technologie est utilisée pour le divertissement dans divers parcs d’attraction et on parle même d’holographie industrielle[14]. Le traitement numérique d’images de synthèse et des techniques telles que celle du morphing permettent par ailleurs tout un ensemble de transformations spectaculaires et de manipulations sur l’image[15]. Ces créations de « réalités virtuelles » jusqu’alors utilisées dans le cadre du divertissement (cinéma, télévision) pourraient finir par contaminer certaines chaînes d’informations dont la politique éditoriale d’ « information mondialisée » met en jeu de nouvelles notions : « l’actualité comme histoire au quotidien », « l’information comme aventure », « le forum planétaire », « une mondialisation majeure basée sur l’homogénéisation des systèmes de valeur et de représentation » (Semprini, 2000).

 

3.3 Infrasons et cortex auditif

 

3.3.1 Nature, sources et effets des infrasons.

 

Deux auteurs, les docteurs Déoux[16] nous permettent de rappeler la nature et les sources des infrasons. Les infrasons correspondent ainsi à la bande étroite des vibrations mécaniques aériennes de fréquences inférieures à 20 Hz qui sont de même nature que le son, mais non perçues par l’oreille. Les sources naturelles d’infrasons (vent, etc.) ont habituellement une fréquence inférieure à 2 Hz tandis que les infrasons artificiels (explosions, vibrations liées à l’industrie, aux moyens de transports) sont habituellement au-delà de cette fréquence. L’émission d’infrasons se fait essentiellement sous forme d’ondes sphériques et est donc peu directive. Les infrasons se propagent à grande distance. Les explosions peuvent ainsi être décelées à des milliers de kilomètres, l’onde infrasonore tournant autour de la terre. Les propriétés des infrasons ont d’ailleurs été utilisées par les militaires américains pour communiquer à très grande distance avec leurs sous-marins. Comme le rapportent encore les Déoux, dans le cadre de la théorie de la résonance, certains chercheurs comme le Pr Gavreau[17], ont émis l’hypothèse d’un danger spécial des infrasons de fréquence 7 Hz car il y aurait alors correspondance avec la fréquence du rythme alpha des courants du cerveau.

 

3.3.2 Le cortex auditif pourrait-il servir d’antenne auditive ?

 

Il est établi en électrophysiologie que le cortex auditif a une fréquence de résonance biologique d’environ 15 Hz[18]. De façon étonnante, l’auteur américain Jerry Smith[19] rapporte la description d’un brevet déposé aux USA par un certain Philip Stocklin : « un microphone est utilisé pour transformer des signaux auditifs en signaux électriques qui sont à leur tour analysés et traités afin de générer des signaux d’ondes de différentes fréquences ; ces ondes multi-fréquences sont alors appliquées au cerveau dans la région du cortex auditif. Par cette méthode le cerveau peut percevoir directement des sons représentatifs du son original reçu par le microphone ». De façon plus étonnante encore, un citoyen américain[20] poursuit la NSA en justice, à propos de ce qu’on appelle en américain « Remote Neural Monitoring » (monitoring neuronal à distance).

 

3.4 La technique et la science comme « idéologie »

 

La question de la technique et de la science comme « idéologie » n’est pas nouvelle[21]. Nous nous contentons ici de reproduire un passage tiré de L’Homme unidimensionnel de Marcuse cité par Habermas dans son ouvrage[22] traduit en français en 1973, qui nous apparaît pertinent et toujours très actuel par rapport à notre propos :

 

Ainsi la méthode scientifique qui a permis une domination de la nature de plus en plus efficace, a fourni les concepts purs, mais elle a fourni au même titre, l’ensemble des instruments qui ont favorisé une domination de l’homme par l’homme de plus en plus efficace, à travers la domination de la nature. La Raison théorique, en restant pure et neutre est entrée au service de la Raison pratique. Cette association leur a été bénéfique. Aujourd’hui la domination continue d’exister, elle a pris de l’extension au moyen de la technologie mais surtout en tant que technologie ; la technologie justifie le fait que le pouvoir politique en s’étendant absorbe toutes les sphères de la culture.

 

[...] La rationalité technologique ne met pas en cause la légitimité de la domination, elle la défend plutôt, et l’horizon instrumentaliste de la raison s’ouvre sur une société rationnellement totalitaire[23].

 

3.5 HAARP et Projet Blue Beam : science-fiction ou réalité ?

 

Dans un ouvrage consacré à l’étrange et peu connu physicien John Worrell Keely (1837-1898), Paijmans[24] évoque les machines électromagnétiques et les expérimentations extraordinaires réalisées par Keely à Philadelphie. Ses travaux furent bien connus de Jules Verne et d’autres savants tels que Thomas Edison[25], Nikola Tesla, surnommé « le sorcier de Wardenclyffe » après la conception de son étrange tour dite de Wardenclyffe à Long Island en 1904, ainsi que de Helena P. Blavatsky[26], fondatrice de la Société Théosophique, amie d’Edison et de Camille Flammarion.

 

Les recherches et expérimentations du scientifique Nikola Tesla dans la première moitié du XXe siècle semblent avoir débouché sur des applications technologiques maintenant plus concrètes suite aux travaux de Bernard Eastlund, physicien du MIT. Il existe ainsi une installation électromagnétique appelée HAARP, constituée d’un champ d’antennes émettrices, propriété de la Défense Américaine, située dans le sud-est de l’Alaska. On trouve peu d’informations en français facilement accessibles sur HAARP[27]. Magda Haalvoet, députée belge du groupe des Verts au Parlement Européen en charge de ce dossier a néanmoins affirmé que ce système « peut mettre en danger les libertés individuelles et la démocratie »[28] Sciences et Avenir est une des rares revues à avoir mentionné l’existence de HAARP dans un dossier intitulé « Les maîtres du temps » dans un article consacré aux recherches sur la modification du climat[29] :

 

des écologistes et pacifistes pensent avoir aperçu l’un des fleurons de cette recherche hébergé en Alaska depuis 1993. Son nom : HAARP (High Frequency Active Auroral Research Program). En principe, c’est un radar destiné à l’étude de l’ionosphère, plasma d’ions et d’électrons situé à 80 kilomètres d’altitude. En seréfléchissant sur cette couche conductrice, les ondes radio franchissent de grandes distances. L’objectif est donc de mieux comprendre la transmission des ondes à ces altitudes pour l’améliorer... ou la perturber. Le système est actif, capable de chauffer l’ionospère avec des ondes hautes fréquences de grande puissance pour en modifier localement la structure.

 

A priori, cette installation ne semble donc pas concerner les ondes de très basse fréquence. Cependant, l’auteur américain Jerry Smith[30] précise, lui, que :

 

Sont d’une importance spéciale pour HAARP les bandes hautes et basses du spectre électromagnétique : les fréquences extrêmement basses (ELF), de 0 à 1000 cycles par seconde (en dessous de 1kHz) et les hautes fréquences juste en dessous du domaine de la lumière visible. [entre 2,8 et 10 MHz]

 

[...]

L’US Air Force a commencé la construction de son système de tours Ground Wave Emergency Network (GWEN) au début des années 1980. [...] Le système de communication GWEN utilise des ondes très basses fréquence pour envoyer des messages.

 

Les différents éléments précédents pris séparément comportent déjà de quoi faire réfléchir en terme de potentiel de manipulation communicationnelle. Or un journaliste québécois à l’origine de l’Agence Internationale de Presse Libre (AIPL), Serge Monast, a cherché à attirer l’attention de ses concitoyens vers 1995-96 par des conférences sur un étrange projet dit Projet Blue Beam, qui aurait été développé par un ensemble d’institutions américaines. L’objet de ce projet serait d’avoir la capacité en temps de crise mondiale généralisée d’avoir recours à une combinaison de moyens technologiques (réseau de satellites équipés de lasers, installations électromagnétiques du type HAARP permettant de créer des ondes électromagnétiques sphériques de très basse fréquence sur l’ensemble de la planète, etc.). Cette combinaison rendrait possible l’utilisation de l’atmosphère comme un immense écran de projection afin d’y faire apparaître des hologrammes d’objets ou de personnages réels ou de synthèse pouvant s’adresser directement à l’ensemble de l’humanité.

 

Si un tel projet semble a priori extravagant et digne du Big Brother d’Orwell et si ses conditions d’exécution ne sont pas réunies à l’heure actuelle, il nous paraît cependant important de prendre conscience que des usages quasiment magiques d’une combinaison de satellites, lasers, ordinateurs et ondes électromagnétiques rendent possible la construction d’un véritable « show planétaire de réalité virtuelle » susceptible de tromper massivement les populations.

 

4. Vers l’irruption de discours ésotériques et religieux dans les médias ?

 

4.1 Le discours ésotérique en expansion dans les médias depuis les années soixante

 

4.1.1 Extension d’un phénomène : la vulgarisation ésotérique

 

Des possibilités de rencontres de discours entre « vulgarisation ésotérique » et vulgarisation scientifique ont pu être mises en évidence, ceci dès la création des deux genres littéraires en France à la fin du XVIIe siècle (Lalvée, 2003).

 

Une tradition d’auteurs français écrivant spécifiquement des ouvrages et des articles relatifs à l’ésotérisme est observable depuis la fin du XIXe siècle avec la figure du Dr Gérard Encausse (1865-1916) dit Papus. Certains de ces auteurs spécialisés ont publié depuis les années cinquante plusieurs dizaines d’ouvrages et des centaines d’articles visant à rendre des sujets ésotériques plus accessibles au grand public. Serge Hutin (1929-1997), par exemple, est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, de près de quatre cents articles dans plus de soixante-dix revues et de centaines de conférences à travers toute la France sur une période de quarante ans. La vulgarisation ésotérique s’est ainsi développée en France dans un ensemble de revues à destination du grand public à partir des années 1960. Après La Tour Saint-Jacques fondée par Robert Amadou qui désirait « restituer l’occulte à la culture » et la revue Planète issue du best-seller Le Matin des Magiciens de Louis Pauwels et Jacques Bergier(Renard, 1996), des revues mensuelles de vulgarisation ésotérique se sont multipliées :L’Autre Monde, L’Inconnu, Le Monde Inconnu, etc. Les années 1970 ont même vu naître un « hebdomadaire de l’actualité mystérieuse », Nostradamus qui deviendra Nostra puis Nostra magazine Parallèlement, beaucoup de grands éditeurs ont développé au cours de la même période des collections éditoriales ésotériques dont les plus connues restent : Les Enigmes de l’Univers, l’Aventure Mystérieuse, Les Chemins de l’Impossible, Les Portes de l’Etrange.

 

Depuis la fin des années 1990, on assiste à une évolution des revues de vulgarisation ésotérique, d’un côté vers des revues plus politiques relatives à de prétendus dossiers secrets ou à des informations censurées par exemple dans les revues Facteur X, Nexus ou Top Secret, d’autre part à un essor de revues plus spécialisées voire militantes dans le domaine des courants new age, de l’astrologie et de la magie ou de la sorcellerie notamment.

 

4.1.2 Invasion ésotérique dans la culture

 

Ignacio Ramonet[31], en recourant à des exemples puisés notamment dans l’univers télévisuel et cinématographique, s’est efforcé de mettre à jour « les manières dont se fabrique l’idéologie, dont se construit cette silencieuse propagande qui vise à domestiquer les esprits » et de souligner comment « les nouveaux hypnotiseurs entrent par effraction dans notre pensée et y greffent des idées qui ne sont pas les nôtres ». Il s’est en particulier intéressé au genre du film d’épouvante dans les années trente et du film-catastrophe depuis les années soixante-dix. Il rattache ainsi « la tentation » « de miser sur les forces obscures, les puissances occultes, la magie ou l’irrationnel » à des périodes de crise économique ou de mutation technologique (1929 et 1973) qui seraient révélatrices d’angoisses, de phobies ou de la perspective d’une société tourmentée[32].

 

Dans cet esprit, nous nous proposons de faire quelques constats au sujet de la diffusion de thèmes ésotériques dans divers domaines culturels, qu’il s’agisse de séries télévisées et de films principalement américains, ou d’ouvrages de science-fiction. Intéressons nous d’abord à l’utilisation cinématographique récente de deux sujets : les extraterrestres et la sorcellerie.

 

Si on ne peut pas a priori soupçonner les quelques séries cultes ayant utilisé le thème extraterrestre dans les années soixante et soixante-dix comme Star Trek, Les Envahisseurs ou Cosmos 1999 d’avoir été des supports de conditionnement, on peut néanmoins s’interroger sur la récurrence des films hollywoodiens utilisant ce thème entre 1977 et 1997 : Rencontres du troisième type (1977), La Guerre des Etoiles (1977), Alien le huitième passager (1979), Star Trek le film (1979), L’Empire contre-attaque (1980), ET l’extraterrestre (1982), Le retour du Jedi (1983), puis Stargate, la porte des étoiles (1994), The Arrival (1996), Independence Day (1996), Mars attacks (1997), Sphere (1997), Men In Black (1997), Alien la résurrection (1997), Le cinquième élément (1997), Contact (1997) et Star Trek premier contact (1997).

 

La période 1996-97 marque à ce propos un apogée avec la sortie de neuf films en rapport avec le thème extraterrestre. Peut-il s’agir d’un simple engouement hollywoodien pour le sujet ou en gardant à l’esprit une réflexion de Ramonet sur les groupes contrôlant le cinéma américain[33], ne peut-on pas soupçonner ici une volonté d’influer sur les esprits, d’utiliser des films de fiction pour convaincre, notamment la jeunesse, de l’existence d’extraterrestres, qu’ils soient bons ou mauvais ?

 

Nous trouvons ainsi révélateur de lire dans un ouvrage[34] datant de fin 1996 consacré à la série The X-Files apparue sur le petit écran vers 1993-94 :

 

Les autorités américaines ont l’habitude d’avoir affaire chaque année à des milliers de personnes affirmant avoir observé des ovnis, ou avoir été enlevées par des extraterrestres. Ce phénomène de masse n’existait pas en France jusqu’à aujourd’hui, mais les X-Files semblent avoir fait une telle impression sur le public français que le ministère de l’Intérieur lui-même prévoit qu’un nombre croissant de français vont voir des ovnis ou être « enlevés » par des extraterrestres dans les trois ans qui viennent. Le chiffre exact n’a pas été communiqué, mais certaines sources affirment que des formulaires et des brochures seront distribués dans les gendarmeries, les postes de police, les casernes de pompiers, etc., afin de prendre sans délai les dépositions de ces témoins d’un nouveau genre. Le phénomène ovni est donc enfin arrivé en France. Ouf ! On commençait à se vexer que les petits hommes gris ne s’en prennent jusqu’alors qu’aux citoyens américains...

 

De la même façon, on remarque le chemin parcouru en terme de popularité par la sorcellerie depuis la série américaine Ma sorcière bien-aimée[35] des années soixante et soixante-dix. Si le thème a été réutilisé au cinéma dans les années 1980 et 1990 avec La sorcière (1987), Les sorcières d’Eastwick (1987), Les sorcières (1990), Hocus Pocus les trois sorcières (1993), Un amour de sorcière (1997), La neuvième Porte (1999) ou encore à la télévision avec la série Charmed, il a littéralement explosé dans la jeunesse avec les adaptations cinématographiques des différents volumes de la série Harry Potter de J.K. Rowling. On ne compte plus maintenant les multiples produits dérivés de cette série et les éditeurs en profitent pour publier des livres pratiques visant à devenir sorcier en quelques leçons ou à découvrir les meilleures recettes de sorcellerie, rendant d’année en année la fête d’Halloween de plus en plus populaire. Les revues grand public relatives à la sorcellerie sont elles aussi en plein essor.

 

Un autre sujet de recherche intéressant consisterait à recenser l’ensemble des écrivains de science-fiction ou d’anticipation ayant eu des liens avec des groupements ésotériques ou initiatiques. L’exemple d’Herbert George Wells ayant appartenu à la société fabienne ou encore du prolifique écrivain français Jimmy Guieu (1926-2000), auteur de plus d’une centaine de romans de science-fiction intégrant toute une culture ésotérique serait à cet égard très révélateur de l’influence souterraine ou indirecte exercée par la culture ésotérique dans la culture populaire. Enfin les très nombreux sites ou portails consacrés sur le web à des contenus ésotériques mériteraient à eux seuls une étude spécifique.

 

Au-delà de l’explication du recours dans l’industrie culturelle à l’exploitation de l’irrationnel en temps de crise économique ou d’effondrement des valeurs traditionnelles, la diffusion croissante de thèmes ésotériques dans la culture nous semble marquer une volonté de promouvoir dans l’espace culturel des croyances issues d’une véritable culture ésotérique, remontant parfois à la fin du XIXe siècle, voire à des mouvements gnostiques de l’Antiquité, comme a pu le montrer Stoczkowski[36] à propos de la croyance à la « Théorie des Anciens Astronautes » diffusée dans de multiples ouvrages des années soixante et soixante-dix entre autres par Charroux et Von Däniken.

 

4.1.3. Ere du Verseau, religiosité scientifique et millénarisme

 

Des sociologues des religions ont souligné la croyance dans des mouvances ésotériques et mystiques en l’alliance entre la science et la religion (Champion, 1993). C’est particulièrement vrai dans les mouvances new age où l’on évoque à la fois des thèmes ésotériques telle que l’arrivée de l’Ere du Verseau et des thèmes scientifiques comme les capacités cognitives du cerveau[37].

 

Cette convergence entre thèmes scientifiques et thèmes ésotérico-religieux a d’ailleurs déjà été observable dans diverses manifestations telles que le curieux « Colloque de Cordoue » organisé par France-Culture[38] en 1979 (Thuillier, 1983, p.115 ; Lévy-Leblond, 1984, p.131) et semble donner lieu pour certains à la naissance d’un nouveau paradigme scientifique. Ce type de proximité entre discours scientifiques et discours ésotériques ou mystiques a été étudié par Terré-Fornicciari[39] qui critique cette confusion des genres. D’autres, au contraire, semblent appeler de leurs voeux un réenchantement du monde[40]. Ont ainsi été popularisées des théories relatives au « tao de la physique »[41], à un « paradigme holographique » reposant sur l’idée que « l’univers est un hologramme »[42] ; diverses revues ont fait état récemment des résultats du rapport « scientifique » Sturrock sur le phénomène ovni, rapport issu d’un colloque privé financé par le milliardaire Laurance Rockefeller. Suite à la polémique sur la question du clonage humain, les raéliens ont pu à nouveau diffuser dans les médias leurs croyances en l’intervention ancienne d’extraterrestres dans l’évolution humaine, illustrant un étonnant syncrétisme scientifique, ésotérique et religieux. D’autres thèmes tels que l’écologie, la préservation de la planète ou le développement durable mis en valeur au Sommet de la Terre organisé à Rio de Janeiro en 1992 se prêtent eux aussi périodiquement à la diffusion de croyances ésotériques ou religieuses telles que le culte de Gaïa développé par James Lovelock ou d’autres idéologies promues par de nombreuses ONG soutenues par l’ONU. Les divers mouvements millénaristes ayant défrayé la chronique dans les années 1990 telles que le mouvement des Davidiens de Waco, l’Ordre du Temple Solaire, la secte Heavens’ Gate ou la secte AUM n’ont fait qu’ajouter à la confusion ambiante entre mouvements ésotériques, sectes et « Nouveaux Mouvements Religieux ».

 

4.2. Les discours religieux en question depuis le 11 septembre 2001

 

Il existe aux USA une forte tradition de la place de la religion dans les médias (Ben Barka, 2001) et depuis le 11 septembre 2001, l’élément religieux a pris une place encore plus importante dans le discours politique. La confusion peut s’avérer d’autant plus grande dans les médias que certains responsables politiques s’avèrent être membres d’organisations initiatiques : le président George W. Bush a ainsi révélé dans une autobiographie intitulé « Avec l’aide de Dieu »[43] être membre, depuis son passage à l’Université de Yale, de l’Ordre « Skull and Bones », société si secrète qu’il reconnaît ne pouvoir en dire plus à ses lecteurs. Nous avons ainsi affaire à de plus en plus de situations de crise médiatisées où interfèrent des discours relevant de différentes communautés (politique, religieuse, ésotérique, scientifique) illustrant ainsi la notion de dialogisme intertextuel plurilogal mise en lumière par Sophie Moirand[44].

 

Aux USA, des militants de mouvements new age ou néo-païens, revendiquent une place dans le débat politique ou religieux. Ainsi de la sorcière Starhawk qui, dans le prologue de son livre Femmes, magie et politique intitulé « Rêver l’obscur »[45] déclare : « Ce livre tente de relier le spirituel et le politique ou plutôt d’accéder à un espace au sein duquel cette séparation n’existe pas, où les histoires de dualité que nous raconte notre culture ne nous vouent plus à répéter les mêmes vieux scénarios ».

 

Pour ne rien simplifier, certains responsables religieux, dont notamment le pape, considèrent du ressort de leur fonction d’intervenir publiquement au sujet des différentes situations de crises internationales, notamment en ce qui concerne les situations conflictuelles au Proche-Orient.

 

On semble ainsi assister à la fois à une montée de l’irrationnel et à un retour du religieux recontextualisé récemment par Régis Debray dans deux ouvrages[46] Ces quelques exemples montrent que l’irruption de discours ésotériques et religieux dans les médias internationaux semble augmenter en fréquence et en intensité.

5. Canalisation du « sentiment océanique » et risque de « Malaise dans la civilisation »

Le 5 décembre 1927, Romain Rolland envoie une lettre[47] à Freud à propos de son ouvrage L’avenir d’une illusion. Il y évoque la source réelle de la religiosité comme résidant dans un sentiment particulier dont il suppose l’existence chez des millions d’êtres humains. « Ce sentiment, il l’appellerait volontiers la sensation de l’éternité et il y verrait le sentiment de quelque chose d’illimité, d’infini, en un mot d’ ``océanique’’ ». Freud rapporte ainsi au début de « Malaise dans la Culture » que d’après Romain Rolland, ce « sentiment océanique » serait[48] :

« la source de l’énergie religieuse, qui est captée, dirigée dans des canaux déterminés et certainement même absorbée en totalité par les diverses Eglises et systèmes de religion. Sur la seule base de ce sentiment océanique, on est selon lui en droit de se dire religieux, alors même qu’on récuse toute croyance et toute illusion »

 

Par rapport à cette notion, il nous semble intéressant de relever la capacité de certains systèmes de religion à canaliser ce « sentiment océanique » qui serait présent chez des millions d’êtres humains, peut-être à l’occasion d’événements perçus ou présentés comme exceptionnels par les médias. La mise en scène mondiale de la mort de Lady Diana et de ses obsèques le 6 septembre 1997 aboutissant, selon certains, à un possible nouveau culte[49], nous semble ainsi pouvoir relever de cette catégorie d’ « événements mondialisés » propices à une telle canalisation.

 

La possibilité d’une interaction ou d’une combinaison des thématiques abordées dans les quatre parties précédentes soulève pour nous la question d’un risque de « Malaise dans la civilisation » par des « usages criminels » de moyens technologiques dans la communication permettant de véhiculer des messages à contenu ésotérique et/ou religieux. Les enjeux communicationnels (Sicard, 1998) de tels usages nous apparaissent incommensurables. Nous faisons nôtre le credo de Dominique Wolton au début de son ouvrage L’autre mondialisation[50] : « Penser les conditions de la mondialisation de l’information et de la communication afin qu’elle ne devienne pas une sorte de bombe à retardement ».

 

Comme le sociologue, Jean-Bruno Renard (2001, p.72), nous pensons qu’il n’y a « pas de rupture entre le monde magico-religieux et un monde scientifique, technique, rationnel » et que des croyances et des pratiques irrationnelles investissent les technosciences, y compris dans le domaine de la communication, ouvrant des possibilités inouïes de manipulation des masses.

 

6. Références bibliographiques

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[1] Cf. A. Koyré. Du monde clos à l’univers infini. Gallimard, Tel, 1988, p.60-78 ; F. Yates, Giordano Bruno et la tradition hermétique. Dervy, 1996.

[2] M. L. Righini Bonelli et W. R. Shea (dir.) Reason, Experiment and Mysticism in the Scientific Revolution, New York, 1975 ; C. Webster. From Paracelsus to Newton : Magic and the Making of Modern Science. Cambridge University Press, 1982 ; B. Vickers (dir.), Occult and Scientific Mentalities in the Renaissance. Cambridge University Press, 1984 ; B. Copenhaver, Natural magic, hermeticism and occultism in early modern science In D. Lindberg et R. Westman (eds) Reappraisals of the scientific revolution. Cambridge, 1990, p.261-301.

[3] G. Simon, Kepler astronome astrologue. Gallimard, 1979 ; Sciences et savoirs aux XVIe et XVIIe siècles, Presses Universitaires du Septentrion, 1996.

[4] R. Blanchet (dir.) Les Collèges d’Oxford au XVIIe siècle : Le refuge des initiations occidentales. Rose-croix, tradition celtique, franc-maçonnerie. Tome 1. Le Jardin des Dragons n°12, novembre, 1994.

[5] P. Rossi, Francis Bacon : from Magic to Science. Londres, 1968.

[6] F. Bacon, La Nouvelle Atlantide, Payot, 1983 ; cette utopie est proche des idées rosicruciennes (cf. F. Yates,La lumière des rose-croix, Culture, Art, Loisirs, 1978, Francis Bacon « à l’ombre des ailes de Jehovah », p.149-159.)

[7] S. Hutin. Robert Fludd (1574-1637) alchimiste et philosophe rosicrucien. Omnium Littéraire, 1972 ; J. Godwin. Robert Fludd, philosophe hermétique et arpenteur de deux mondes. Pauvert, 1980.

[8] F. Yates. La lumière des rose-croix. Culture, Art, Loisirs, 1978, De l’Invisible College à la Royal Society, p.201-220.

[9] John Wilkins parraina à la Royal Society les philosophes néo-platoniciens de Cambridge Henry More et Ralph Cudworth.

[10] Homme politique, physicien et alchimiste. Fils d’Everard Digby (l’un des conjurés de la « Conspiration des Poudres »), ce mystique catholique, se lança en France notamment dans d’innombrables et vaines intrigues. Apôtre de la poudre de sympathie, il a écrit :Discours fait en une célèbre assemblée [à Montpellier] touchant la guérison des plaies par la poudre de sympathie (1658). Cf. Amadou, R. Un épisode de la médecine magnétique : la poudre de sympathie. Nizet, 1953.

[11] Isaac Barrow, mathématicien et théologien, maître de Newton à Cambridge, lui même ami de Henry More.

[12] Betty J. Teeter Dobbs. Les fondements de l’alchimie de Newton. Paris : Guy Trédaniel, 1981 ;Loup Verlet, La malle de Newton, Gallimard, 1993 ; J. M. Keynes, « Newton, le dernier des magiciens ». Alliage n°22, printemps 1995, Nice, p.14-23 ; J.-P. Auffray, Newton ou le triomphe de l’alchimie. Le Pommier-Fayard, 2000.

[13] A. Dupas. L’âge des satellites. Hachette, 1997, p.61.

[14] P. Smigielski. Holographie industrielle. Teknea, 1994.

[15] Rencontres Internationales Média-Défense 1995 Imagina : les manipulations de l’image et du son. Hachette-Fondation pour les Etudes de Défense, 1996 ; G. Legrand. Trucages numériques et images de synthèse : cinéma et télévision. Dixit, 1998.

[16] S. et P. Déoux. L’écologie c’est la santé. L’impact des nuisances de l’environnement sur la santé. Editions Frison-Roche. 1998. Les infrasons, nuisance quotidienne inaudible. p.239-246.

[17]D. Depris, /depris.cephes.free.fr/whoswho.htm#gavreau> (consulté le 24/06/03)

« Vladimir Gavreau : Ancien directeur du laboratoire d’électro-acoustique du CNRS, à Marseille. C’est accidentellement qu’il s’intéressa aux effets des infrasons dans le courant des années 60, après que son laboratoire ait été gravement pollué par les infrasons générés par une entreprise voisine. Avec son collaborateur Levasseur, il fit de nombreuses expériences qui faillirent faire s’écrouler le bâtiment et eurent des effets sanitaires graves sur plusieurs membres de son équipe. Une partie des travaux de l’équipe Gavreau a été classifiée " secret défense " car elle était financée par les militaires qui s’intéressaient au développement des armes à infrasons. Vladimir Gavreau a publié quelques articles intéressants et a fait plusieurs communications à la fin des années 60. Science et Vie lui avait aussi consacré un article (1968). Avec Léonid Pimonov, Gavreau fut l’un des meilleurs spécialistes européens dans le domaine des infrasons. Il avait démontré que l’on pouvait fabriquer des armes infrasons très puissantes avec des moyens dérisoires, que l’on pouvait concevoir des générateurs d’infrasons à effet directif et que la fréquence infrasons de 7 Hz était particulièrement nocive. »

[18] M. Filterman. Les armes de l’ombre. Carnot, 2001, p.10.

[19] J. Smith. HAARP : the ultimate weapon of the conspiracy. Kempton, Illinois : Adventures Unlimited Press, 1998, p.141.

[20] J St Clair Akwei, « John St Clair Akwei vs NSA, Ft Meade, MD, USA », /www.angelfire.com/or/mctrl/akwei.html> (consulté le 24/06/03).

[21] Voir notamment P. Thuillier. Jeux et enjeux de la science. Robert Laffont, 1972 ; J.M. Lévy-Leblond et A. Jaubert.(Auto)critique de la science. Seuil ; H. Rose, S. Rose et al. L’idéologie de/dans la science, Seuil ; P. Roqueplo, Penser la technique : pour une démocratie concrète. Seuil, 1983.

[22] J. Habermas, La technique et la science comme « idéologie ». Gallimard, 1973, Collection Tel, 1990, p.9 dans une traduction légèrement différente.

[23] H. Marcuse. L’Homme unidimensionnel. Editions de Minuit, 1968, p. 181-182.

[24] T. Paijmans. Free Energy Pioneer : John Worrell Keely. IllumiNet Press, 1998.

[25] Edison surnommé le sorcier de Menlo Park par Villiers de l’Isle Adam dans son roman L’Eve Future

[26] P. Washington, La saga théosophique : De Blavatsky à Krishnamurti. Editions Exergue, 1999 ; Richard-Nafarre N. Helena P. Blavatsky ou la réponse du Sphinx. Paris : Editions François de Villac, 1996. Helena P. Blavatsky fait allusion aux travaux et découvertes de Keely dans La Doctrine Secrète, synthèse de la science, de la religion et de la philosophie. Deuxième volume, Paris : Editions Adyar, 1949, Troisième partie : science occulte et science moderne. Section IX : La force de l’avenir, ses possibilités et ses impossibilités p.313-328.

[27] M. Filterman. op. cit.,. Le système HAARP. p.133-146 ; J. Manning et N. Begich, Les anges ne jouent pas de cette « HAARP », Louise Courteau Editrice, 2003. (Traduction deAngels don’t play this HAARP. Anchorage : Earthpulse Press, 1995). ; M. Golan, « HAARP : le contrôle du climat », Top Secret n°7, mai 2003, Paris, p.41-49. Le site officiel américain de HAARP se trouve à l’adresse

[28] M. Filterman, op. cit. p.136.

[29] D. Larousserie. Les aspirants de la guerre météo. Sciences et Avenir n°657, novembre 2001, p.82.

[30] J. Smith, op. cit. , p.64 et 73

[31]I. Ramonet. Propagandes silencieuses : masses, télévision, cinéma. Editions Galilée, 2000 ; Folio actuel, 2003. 4e de couverture.

[32] I. Ramonet. op. cit. Les films-catastrophes, fantaisies pour une crise, Folio, p.93-127

[33] I. Ramonet, op. cit, p. 97. Dans les années trente, l’essor du cinéma hollywoodien « ne laisse pas indifférents les financiers, et en peu de temps, la Chase National Bank, du groupe Rockefeller, et l’Atlas Corporation, du groupe Morgan, prennent le contrôle des huit plus importantes compagnies cinématographiques de Hollywood, se rendant ainsi maîtresse du cinéma américain »

[34] J. Goldman, Aux frontières du réel : le dossier. L’Archipel, 1996, p.190.

[35] Cette série américaine (Bewitched) fut diffusée aux USA de 1964 à 1972. (Darrin Stevens a épousé une sorcière, Samantha. Dans le premier épisode, Samantha hésite à révéler à son mari qu’elle est une sorcière parce que les mortels ne sont pas prêts à les accepter mais après la confession de Samantha, son mari accepte finalement la situation)

[36]W. Stoczkowski. Des hommes, des dieux et des extraterrestres : ethnologie d’une croyance moderne. Flammarion , 1999.

[37] Cf. M. Ferguson, auteur de Les Enfants du Verseau et de La Révolution du Cerveau chez Calmann-Lévy.

[38] M. Cazenave (dir.), France-Culture/ Colloque de Cordoue, Science et conscience : les deux lectures de l’univers. Stock, 1980. (On trouve dans ces actes les interventions de physiciens comme Fritjof Capra ou Hubert Reeves, de neuro et psychophysiologues, de psychanalystes jungiens, de philosophes et de professeurs de sciences religieuses).

[39] D. Terré-Fornicciari. Les sirènes de l’irrationnel : quand la science touche à la mystique. Albin Michel, 1991.

[40] M. Taleb (dir.) Sciences et archétypes : fragments philosophiques pour un réenchantement du monde. Dervy, 2002.

[41]F. Capra. Le tao de la physique. Sand-Tchou, 1975.

[42] M. Talbot. L’univers est un hologramme, Pocket, 1995.

[43] G.W. Bush, Avec l’aide de Dieu. Paris : Editions Odile Jacob, 2000, p.76 : « La dernière année [de mes études à Yale University], je suis devenu membre de Crâne et Tibias [Skull and Bones], une société secrète, si secrète en vérité que je ne peux en dire davantage. »

[44] S. Moirand, « Du traitement différent de l’intertexte selon les genres convoqués », Semen 13, Presses Universitaires de Franche-Comté, p.97-117 ; voir aussi Moirand, 1997.

[45] Starhawk. Femmes, magie et politique. Synthélabo, 2003, p.17.

[46] R. Debray. Dieu, un itinéraire : Matériaux pour l’histoire de l’Eternel en Occident. Editions Odile Jacob, 2001 ; Le Feu sacré. Fonctions du religieux. Editions Odile Jacob, 2003.

[47] voir H. Vermorel et M. Vermorel. Sigmund Freud et Romain Rolland : correspondance 1923-1936, PUF, 1993, p.303-304. Ce « sentiment océanique » chez Romain Rolland semble avoir été en rapport avec le panthéisme de Spinoza et la pensée mystique de l’Inde (p.306) ; Romain Rolland fut en effet l’auteur d’un Gandhi, puis de La Vie de Ramakrishna (1929) et de La Vie de Vivekananda (1930) (p. 336)

[48] S. Freud. Malaise dans la culture. PUF, Quadrige, 1995, p.6. (ou Oeuvres Complètes. Tome 18. PUF, 1995, p.422)

[49] Une américaine a consacré un ouvrage à un processus de déification de Diana qui serait en cours, source pour elle des bases d’une possible nouvelle religion mondiale pouvant s’accompagner d’ « apparitions » de Diana. R. Allan,. Diana, Queen of Heaven : the New World Religion. The Ancient goddess returns. Aptos, California., Pigeon Point Publish., 1999.

[50] D. Wolton. L’autre mondialisation. Flammarion, 2003, p.10.

 

Sources News of Tomorrow

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

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commentaires

olivier 09/01/2011 22:51



je parlai de l adépte morya  (qui fait pensée......)ainsi queu les mahatmas kut humi  .....mes l un des adéptes de la grande loge transhymalaienne est hérmes trismégiste
.transformé de ché pas quoi de ché pas qui ('thot) il meu senble



olivier 09/01/2011 16:55



le moteure de keelly  force du vril ou force universel du coté hérmétique .queu seu soit tesla ou hitler ils n ont jamé trouvé.seul keely pouvé magné sa machine apparament avec une forme d
entité interieur .la tradition la nomme le fohat qui et l éssence de l éléctricité cosmique.elle éxiste dans la structure séptenaires de l hétre humain si elle et canalisé par un étre humain elle
devient un pouvoire infinie cette enseignement on èté occulté..si sa intéresse quelqun g trouvé sa sure le site de guillaume delaage dont je suis en train de lire leu livre  thot 
hermés qui parle du debut de la tradition qui o debut fut transmise oralement par thot qui été thaumaturge( le pouvoire du verbe )comme le chrit .qui remonte juste apres la fin de l
atlantide .sa a pas mal chanboulé ma vision des choses.jeu pense queu son livre mérite d étre lue édition aléxandre moryason.dont le nom de famille fait pensée a un adépte de la grande loge
transhymalayienne..je conseille aussi au gens de dissoudre leur égo quen celui ci leur pose probléme ou quen il sont a faire a lui par seu quil alimente la haine les mensonges les pensées
négatives à chaque évocation de celle si on doit demandé à la mere divine interne un peu comme une priére (enléve moi ce defaut et désintégre le avec ta lance ) elle leu
fera ainsi car c est sa mission .nous aider de cette facon à nous libérer peu a peu.  merci beaucoup à adriana notre étre de lumiére à tous et a tous les autre en trautre
franz bardon